<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131</id><updated>2012-01-30T10:40:38.061+04:00</updated><category term='sotchi'/><category term='Moldavie'/><category term='Dromadaire sur l&apos;épaule'/><category term='États-Unis'/><category term='nationalisme'/><category term='Baltes'/><category term='Économie'/><category term='Kazakhstan'/><category term='Pologne'/><category term='Vladivostok'/><category term='Russie'/><category term='Israel'/><category term='Biélorussie'/><category term='Caucase'/><category term='Mongolie'/><category term='Québec'/><category term='Géorgie'/><category term='Ossétie du Sud'/><category term='Ingouchie'/><category term='Actualité internationale'/><category term='Réalités internationales'/><category term='sports'/><category term='Canada'/><category term='allemagne'/><category term='Chroniques d&apos;errance'/><category term='Medvedev'/><category term='abkhazie'/><category term='Asie centrale'/><category term='corruption'/><category term='Kirghizstan'/><category term='Palestine'/><category term='Entrevues'/><category term='Transnistrie'/><category term='Ukraine'/><category term='Arménie'/><category term='Tourisme'/><category term='Tchétchénie'/><title type='text'>Chroniques d'ailleurs</title><subtitle type='html'>Bienvenue ailleurs. Un blogue sur l'actualité et les réalités internationales, entremêlé de réflexions d'errant...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>188</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2741125013587468078</id><published>2010-11-25T14:19:00.008+03:00</published><updated>2010-11-25T18:01:53.215+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dromadaire sur l&apos;épaule'/><title type='text'>Un dromadaire sur l'épaule à Oulan-Bator</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Série diffusée à l'émission un Dromadaire sur l'épaule (Radio suisse romande) du 6 au 10 septembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oulan-Bator: vie urbaine en terre nomade&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5IuuzQQAI/AAAAAAAAAfg/8UPzjZ0E_qQ/s1600/IMG_1419.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5IuuzQQAI/AAAAAAAAAfg/8UPzjZ0E_qQ/s320/IMG_1419.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543448159013847042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le journaliste Frédérick Lavoie nous fait découvrir la vie des habitants de la capitale mongole Oulan-Bator, entre traditions nomades et réalités sédentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yourte perdue dans les paysages lunaires infinis, nomades à cheval rassemblant leurs bêtes disséminées dans la steppe. Le romantisme de la vie mongole fait rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis la chute du communisme en 1990, la réalité est loin d'être aussi rose pour les descendants de Gengis Khan. Ne pouvant plus compter sur l'aide de l'État après une série d'hivers rigoureux, des centaines de milliers de nomades quittent la steppe pour planter leur yourte dans les faubourgs pollués et insalubres de la capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat: en 20 ans, la population d'Oulan-Bator est passée de 540 000 habitants à entre 1,1 et 1,6 million selon les estimations. Ironiquement, la moitié des trois millions de Mongols s'entassent donc aujourd'hui dans la capitale de l'État le moins densément peuplé du globe.&lt;br /&gt;À flanc de collines, autour d'un centre-ville à l'architecture socialiste, les quartiers de yourtes en constante expansion ceinturent la capitale. Dans ces agglomérations poussiéreuses, des jeunes professionnels rêvent d'un appartement, d'études à l'étranger ou d'un boulot dans l'industrie minière mongole en plein développement. D'autres voient plutôt la ville comme un passage obligé, espérant amasser rapidement assez d'argent pour s'acheter un troupeau et retourner à une vie nomade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les traditions mongoles sont tenaces malgré l'urbanisation galopante, cette société asiatique isolée demeure étonnamment libérale. Sans tabou, les jeunes rockers aux cheveux longs échauffent leur public avec leur musique lourde d'inspiration occidentale. Dans la foule, des skinheads mongols font le salut hitlérien, rappelant que si la Mongolie est ouverte, les étrangers n'y sont pas toujours les bienvenus, surtout s'ils viennent de la menaçante Chine voisine.&lt;br /&gt;Après deux décennies post-communistes relativement tranquilles, la démocratie mongole se cherche toujours. Sur la place Suukhbaatar, devant le parlement et une énorme statue du conquérant Gengis Khan, des citoyens en colère bravent le froid pour rappeler au gouvernement ses promesses non tenues.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1/5: Vie de yourte &lt;a href="http://medias.rsr.ch/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/2010/un-dromadaire-sur-l-epaule_20100906_full_un-dromadaire-sur-l-epaule_20100906-1400_c939d554-717f-4b03-aff4-52ce6747c1c6-128k.mp3"&gt;(écouter ou télécharger l'émission)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Habit et coiffure bien soignés, valise à la main, des milliers de professionnels franchissent au petit matin la porte de leur yourte dans les faubourgs insalubres de la capitale. Direction: centre-ville d'Oulan-Bator.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torbat, jeune travailleur social, rêve d'un appartement en ville et d'études à l'étranger. En attendant, il habite avec sa femme Ankhtsetseg et son bébé dans une yourte toute équipée: frigo, télé, micro-onde, poêle et... aquarium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Originaire de la campagne, Torbat adore la vie urbaine, plus facile et plus diversifiée que celle que connaît son frère éleveur nomade. Il déteste toutefois les quartier de yourtes, où l'air vicié par les fumées de charbon et de bois de chauffage est irrespirable dès l'arrivée des grands froids. Il compte mettre toute son énergie à bâtir une vie meilleure pour ses enfants, quitte à sacrifier la sienne.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'invitée: Gaëlle Lacaze&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ethnologue, spécialiste de la Mongolie. Maître de conférences en ethnologie à l’Université de Strasbourg. Auteur en 2006, du guide Mongolie : Pays d'ombres et de lumières aux éditions Olizane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaëlle Lacaze nous parle des quartiers de yourtes qui ceinturent la capitale Oulan Bator, où s'entassent des centaines de milliers d'anciens éleveurs nomades. Elle nous raconte les conditions de vie extrêmement précaires, la destructuration sociale et l'absence total de perspectives dans ces banlieues de yourtes.&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2/5: Fragile démocratie&lt;a href="http://medias.rsr.ch/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/2010/un-dromadaire-sur-l-epaule_20100907_full_un-dromadaire-sur-l-epaule_20100907-1400_d7e92b19-8275-40d2-8397-7ea031b0c3e1-128k.mp3"&gt; (écouter ou télécharger l'émission) &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans le froid intense du mois d'avril 2010, plus de cinq mille Mongols descendent sur la Place Suukhbaatar, place centrale d'Oulan-Bator, pour réclamer la démission du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À leur tête, Ouyanga, 34 ans, femme menue et hypercharismatique. Entourée d'hommes imposants, la leader du mouvement civil dénonce la corruption d'un gouvernement qui a perdu la confiance populaire selon elle en ne remplissant pas ses promesses électorales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blotti dans une tente installée sur la place, l'ancienne journaliste déclenche avec huit compagnons une grève de la faim. Affaiblie, elle parle de ses ambitions pour une Mongolie à la démocratie toujours chancelante, 20 ans après la chute du communisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatorze jours plus tard, les autorités viendront interner de force les grévistes à l'hôpital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invité: Jacques Legrand&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jacques Legrand, professeur de langue et littérature mongoles, est aujourd’hui président de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Il est l'auteur de nombreux livres sur l’histoire, la culture et la langue mongole, dont un dictionnaire français-mongol (Monsudar, Ulaanbaatar, 2007).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Legrand nous parle de l’évolution de ce pays qu'il parcourt depuis 1967. Il nous raconte les bouleversements liés à la chute du communisme, à l’arrivée de l’économie de marché, au déclin du nomadisme et à la découverte d’immenses richesses dans le sous-sol mongol. L'occasion d'écouter les sonorités très particulières de la langue mongole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3/5: En mémoire de Gengis Khan&lt;a href="http://medias.rsr.ch/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/2010/un-dromadaire-sur-l-epaule_20100908_full_un-dromadaire-sur-l-epaule_20100908-1400_bfb2ccb6-fee6-48b0-a918-3f7aed33b092-128k.mp3"&gt; (écouter ou télécharger l'émission)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croix gammée dans le cou, Gansouren assure être ni fasciste, ni nazi. Il est nationaliste. Comme l'était en son temps son héros, Gengis Khan, le plus grand conquérant mongol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une salle de gym, où il enseigne le taekwondo, le leader de Khoukh Mongol (Bleu mongol) parle des attaques de son organisation nationaliste contre des employeurs chinois "irrespectueux" et de sa grande vision d'unité pour le peuple mongol. Sa femme Otguirid, entraîneuse d'haltérophilie, explique l'importance du sport pour démontrer la force de sa nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invitée: Françoise Aubin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Françoise Aubin est directeur de recherche émérite au CNRS et au Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-Sorbonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle nous explique pourquoi Gengis Khan est un héros national en Mongolie alors que l’Occident le présente toujours sous la forme d’un barbare sanguinaire. Elle nous raconte qui était Gengis Khan et comment il a lui-même construit sa légende.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4/5: Heavy mongol &lt;a href="http://medias.rsr.ch/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/2010/un-dromadaire-sur-l-epaule_20100909_full_un-dromadaire-sur-l-epaule_20100909-1400_8846ab66-3d41-461a-8723-85adabb84a34-128k.mp3"&gt;(écouter ou télécharger l'émission)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est soir de fête pour le groupe culte Nisvanis. Pionniers du rock mongol, ils célèbrent leur14e anniversaire sur scène. D'autres formations plus jeunes viennent leur rendre hommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amgalan, le chanteur de Nisvanis, est tout sourire. Il se rappelle des débuts, alors qu'il était difficile de trouver des instruments à Oulan-Bator et que sa musique inspirée de Nirvana faisait fuir les foules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sunny, leader de la formation The Lemons, a eu de la difficulté à faire accepter à ses parents son choix de devenir musicien rock, une occupation pas très payante dans la peu populeuse Mongolie. Mais aujourd'hui, avec ses airs de star, il se produit régulièrement en Chine et au Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ougui est le grand manitou de la scène rock mongole. C'est lui qui organise tous les spectacles. Si la vie de rock star ne conduit pas à la fortune en Mongolie, il se réjouit au moins que la société soit assez libérale pour ne pas le juger pour ses cheveux longs et ses fringues gothique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invité: Grégory Delaplace&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Grégory Delaplace, anthropologue, mène une recherche post-doctorale à l’Université de Cambridge (Mongolia and Inner Asia Study Unit) en Angleterre, sur les morts et les "choses invisibles" en Mongolie contemporaine. Depuis 1999, ses enquêtes de terrain à la capitale et dans le Nord-ouest du pays, auprès d’une population de pasteurs nomades, l’ont conduit à s’intéresser à des sujets aussi divers que la nouvelle pratique urbaine du feng shui, l’historiographie de la collectivisation et le rap mongol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grégory Delaplace est l’auteur de "L'invention des morts. Sépultures, fantômes et photographie en Mongolie contemporaine", Collection Nord-Asie, supplément aux Études Mongoles &amp;amp; Sibériennes, Centrasiatiques &amp;amp; Tibétaines, Paris, 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grégory Delaplace nous parle de la culture rock en Mongolie, un de seuls milieux à résister au nationalisme qui a suivi la fin du communisme et la reconstruction d’une identité "purement" mongole. Il nous présentera des groupes ultra célèbres comme Mohanik ou Tatar, leur vision de la société mongole, leurs revendications dans un pays en profonde mutation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5/5: Nomades dans l'âme &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://medias.rsr.ch/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/2010/un-dromadaire-sur-l-epaule_20100910_full_un-dromadaire-sur-l-epaule_20100910-1400_8e7f8e00-be17-4bf0-863b-3f8468fcf4bb-128k.mp3"&gt;(écouter ou télécharger l'émission)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chaque année, des milliers de nomades quittent la vie d'éleveurs pour s'installer dans les faubourgs pollués et insalubres de la capitale. Plus par nécessité que par choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'un des quartiers de yourtes encore sans électricité, Batchtolong nivelle son terrain nouvellement acquis, sur lequel il habitera avec sa mère Ningoui. Pour ce poseur de climatiseur de 26 ans, la ville n'est qu'un passage obligé. Son rêve: s'acheter un troupeau et retourner vivre dans la steppe comme ses ancêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 450 km de là, dans la province de Boulgan, Tomurbaatar et Otgon ne quitteraient pour rien au monde leur rude vie nomade. Même s'ils ont perdu la moitié de leur troupeau durant le rigoureux hiver 2010, la télévision leur a appris que la vie ne serait guère mieux dans la capitale, où règne le chômage, la pollution et la maladie. Dans leur yourte perdue, au moins, ils sont les "seuls à respirer l'air ambiant" à des kilomètres à la ronde, plaide Otgon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'invitée: Tsogzolmaa Sambuu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tsogzolmaa Sambuu organise des voyages touristiques en Mongolie qui travaille notamment avec l’agence suisse Espace Est-Ouest. Elle nous donne les dernières nouvelles de la capitale Oulan Bator.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2741125013587468078?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2741125013587468078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2741125013587468078' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2741125013587468078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2741125013587468078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/un-dromadaire-sur-lepaule-oulan-bator.html' title='Un dromadaire sur l&apos;épaule à Oulan-Bator'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5IuuzQQAI/AAAAAAAAAfg/8UPzjZ0E_qQ/s72-c/IMG_1419.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2576832786672999479</id><published>2010-11-25T14:15:00.004+03:00</published><updated>2010-11-25T14:19:12.391+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><title type='text'>Mongolie: Le nomadisme hors des steppes</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans la section Vacances/Voyage de La Presse le 30 septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5GCoX1_YI/AAAAAAAAAfY/IvH6FMmQbls/s1600/IMG_1857.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5GCoX1_YI/AAAAAAAAAfY/IvH6FMmQbls/s320/IMG_1857.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543445202350767490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oulan-Bator, Mongolie - L'air pur, la yourte plantée au milieu de nulle part, l'éleveur à cheval dirigeant son troupeau dans la steppe sans fin: ne cherchez pas le romantisme de la vie nomade mongole à Oulan-Bator, il ne s'y trouve pas. En revanche, le voyageur qui a le courage (ou l'obligation) de s'attarder dans la capitale polluée ne regrettera pas son plongeon dans les profondeurs de la fascinante culture mongole, entre bouddhisme, nomadisme, et... heavy metal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'entrer dans une yourte, l'habitation ronde traditionnelle des nomades, on ne frappe pas. En campagne, comme en ville. La pratique peut être déroutante pour l'étranger, habitué au respect de la vie privée. Mais dans les faubourgs poussiéreux d'Oulan-Bator, où à perte de vue s'étendent à flanc de colline les milliers de yourtes des exilés ruraux, il n'y a rien de plus normal que d'entrer chez un inconnu sans s'annoncer pour y boire un thé au lait salé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne vous attendez pas aux grandes effusions de politesse et de chaleur humaine qu'on retrouve dans d'autres pays à l'hospitalité débordante. Habitués à l'autosuffisance et à l'indépendance de la vie nomade, les Mongols vous accueillent dans leur humble demeure en vous présentant un tabouret, des friandises et du thé... avant de retourner vaquer à leurs occupations, jusqu'à ce que vous entamiez la discussion, malheureusement limitée par la barrière langagière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détrompez-vous. Vous êtes le bienvenu, vous ne dérangez pas. Sentez-vous comme chez vous. Vraiment. Non pas comme un invité, mais comme un membre de la famille, en aidant un peu, comme les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis l'heure du départ arrive. Pas de déchirante séparation. Vous repartez comme vous êtes arrivé, après les brèves salutations d'usage. Sans fausse promesse de retour.&lt;br /&gt;En ressortant de la yourte, le choc est brutal. Vous n'êtes pas au milieu de la campagne, comme vous auriez pu le croire à voir la vache qui broute les rares herbes sur la terre aride. Vous êtes en pleine ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conserver l'intimité offerte par la steppe infinie, les nomades sédentarisés ont, paradoxalement, tous clôturé leur terrain. Chacun habite dans son petit monde, limitant la vie de quartier aux échanges commerciaux. Étonnant, dans une société dominée par la pauvreté, que la solidarité de voisinage arrive si difficilement à se trouver une niche.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Capitalisme mongol&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au centre-ville, place Suükhbaatar, la place principale. Les yourtes ont cédé la place aux imposants édifices grisâtres. Le grand édifice vitré en face de vous semble sorti tout droit de Dubaï. En fait, il est surtout le symbole des petits échecs du capitalisme mongol. Presque terminé, il reste inoccupé et devra être démoli, en raison d'un problème de fondations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant des siècles, les nomades ont vécu sans capitale fixe. Jusqu'à ce que les communistes, au pouvoir pendant plus de six décennies, lancent une première vraie vague d'urbanisation, sous l'influence du grand frère soviétique. En ne prenant pour critère que la beauté du paysage urbain, difficile de dire qu'ils ont réussi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée du capitalisme en 1990 aura vu l'éclosion de plusieurs petits commerces, et même de cafés et restaurants tenus par des Occidentaux, de passage en Mongolie avant d'y prendre femme, donc pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commerces mongols se spécialisent plutôt dans les produits du cachemire, le poil hivernal des chèvres qui fait la réputation internationale du pays dans l'industrie de la mode.&lt;br /&gt;En vendant le fruit du travail des nomades, ils essaient de faire oublier la pollution de l'avenue de la Paix, artère principale de la ville, où plusieurs citadins se protègent de l'air vicié sous des masques chirurgicaux. Le voyageur, lui, devrait surtout se protéger des voleurs à la tire, dont l'appareil photo de l'auteur de ces lignes a failli être victime, en plein coeur de la ville en après-midi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Passage obligé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour la plupart des visiteurs, Oulan-Bator est un passage obligé. Certains y arrivent après un long séjour dans le train transmongolien en partance de Moscou, via la Sibérie. C'est aussi le point de transit pour partir à la découverte de la steppe et de la vie nomade à cheval.&lt;br /&gt;Les touristes convergent également à Oulan-Bator en juillet pour la grande fête nationale de Naadam, durant laquelle les Mongols se mesurent au tir à l'arc, à la course à chevaux et dans des compétitions de lutte mongole, toujours revêtus des costumes traditionnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oulan-Bator est aussi un point de pèlerinage pour certains. Le monastère de Gandan, non loin du centre-ville, devient la porte d'entrée vers l'héritage bouddhiste mongol, en pleine résurgence. Il est l'un des seuls à avoir survécu à la répression de la religion sous le régime communiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous ses allures de capitale bancale d'un pays en développement, la mentalité libérale d'Oulan-Bator surprend et charme. Les traditions mongoles sont certes importantes, mais elles ne briment pas les aspirations à la modernité de la jeunesse. Lors de notre séjour, nous avons même pu assister à un spectacle de musique heavy metal donné par plusieurs groupes de la scène émergente mongole. C'est pour ce genre de moments de découverte qu'Oulan-Bator, malgré sa laideur et sa saleté de façade, mérite d'être découverte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2576832786672999479?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2576832786672999479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2576832786672999479' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2576832786672999479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2576832786672999479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/mongolie-le-nomadisme-hors-des-steppes.html' title='Mongolie: Le nomadisme hors des steppes'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5GCoX1_YI/AAAAAAAAAfY/IvH6FMmQbls/s72-c/IMG_1857.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8518073258618567864</id><published>2010-11-25T14:04:00.008+03:00</published><updated>2010-11-25T14:15:03.138+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sotchi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Le défi olympien de Sotchi</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dossier publié dans La Presse le 25 septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;SOTCHI - Sotchi est en train de relever un défi olympien. Prise de court il y a trois ans par l'obtention surprise des Jeux d'hiver de 2014, cette station balnéaire russe construit à la hâte son rêve olympique. Et rien ne peut arrêter le pouvoir russe, qui souhait&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;e en mettre plein la vue au re&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ste du monde. Ni une grève de la faim de citoyens expropriés. Ni les écolos qui crient au désastre écologique. Ni l'explosion des coûts qui vient de faire grimper la facture de quelques dizaines de milliards de dollars.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EBdJvgxI/AAAAAAAAAew/1lrA02fIiWM/s1600/IMG_2579.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EBdJvgxI/AAAAAAAAAew/1lrA02fIiWM/s320/IMG_2579.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543442983135707922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sur la route principale de Krasnaïa Polyana, la poussière n'a jamais le temps de retomber. Des centaines de camions passent en trombe chaque jour pour transporter les matériaux nécessaires aux constructions olympiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est peut-être temporaire, mais nous, nous n'habitons pas ici temporairement!" s'emporte Claudia, la cinquantaine. Habitante du village depuis toujours, elle s'indigne de voir la sérénité de Krasnaïa Polyana emportée par la vague olympique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2014, c'est dans cette bourgade montagnarde à 60 km de Sotchi que se dérouleront toutes les épreuves de neige. La petite station de ski désuète déjà existante vivra désormais dans l'ombre de quatre grands complexes olympiques. Et les modestes maisons des villageois devront s'accoutumer aux imposants hôtels en construction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je suis contre depuis le début. Tout le monde est contre, mais personne ne nous a demandé notre avis", souligne Claudia en transportant ses sacs d'épicerie. "Ils ont organisé ces Jeux simplement pour blanchir de l'argent!" lance-t-elle, énervée, avant de s'engouffrer dans sa voiture sans révéler son nom de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin, Vyatcheslav Soulimenko, 71 ans, assure être "pour le progrès", donc pour les JO. "Mais d'un autre côté, j'ai peur pour l'environnement. Ils ont abattu beaucoup d'arbres et des animaux ont fui", explique ce chasseur et guide touristique, en sirotant une bière en milieu d'après-midi sur un banc public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pas de jeux verts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Nous aurions pu avoir des JO verts, comme les organisateurs avaient promis", croit de son côté Dmitri Kaptsov, militant de la Faction écologiste, une organisation environnementale locale. "Mais le projet s'est heurté à la réalité russe."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon lui, pour tenir des Jeux sans conséquence écologiques, la Russie aurait dû se préparer au moins quatre ou cinq ans avant de présenter sa candidature. Or, après le discours flamboyant de Vladimir Poutine en juillet 2007, le Comité international olympique a cru sur parole au projet cher à l'homme fort du pays... même si la ville candidate ne disposait à ce moment d'aucune des installations nécessaires à la tenue des Jeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EP-SsqZI/AAAAAAAAAfA/MqhpdM9-wg8/s1600/IMG_2624.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EP-SsqZI/AAAAAAAAAfA/MqhpdM9-wg8/s320/IMG_2624.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543443232549808530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pris de court par leur victoire, les organisateurs n'ont pas pu mener toutes les expertises écologiques nécessaires pour minimiser les impacts, estime Dmitri Kaptsov. "Au lieu de respecter les lois, ils les changent. Si avant c'était un crime de couper certains arbres dans un secteur, maintenant, c'est totalement légal."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2007, les groupes verts ont réussi à faire déplacer la piste de bobsleigh projetée, qui aurait détruit l'habitat naturel de plusieurs animaux. Ce fut leur seule victoire. Après une brève collaboration, Greenpeace, WWF et la Faction écologiste ont tourné le dos à la société étatique responsable des travaux, Olympstroï.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il n'y a jamais eu autant d'attention consacrée à l'environnement dans un projet en Russie", affirme pour sa part Alexandra Kasterina, porte-parole d'Olympstroï. Elle indique que les dommages causés à l'environnement seront compensés par l'ajout de 20 000 hectares de forêt protégée au parc national près de Sotchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les verts, la principale menace écologique touche la rivière Mzymta. Le long de ce cours d'eau sont actuellement construits en parallèle une route neuve et un chemin de fer pour lier l'aéroport aux sites olympiques de Krasnaïa Polyana. "La moitié de la ville de Sotchi s'y abreuve", s'inquiète Dmitri Kaptsov. Au coût mirobolant de 6,5 milliards, le projet prévoit notamment 23 ponts ferroviaires et six tunnels pour trains et automobiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette route et d'autres "imprévus" ont fait tripler la facture olympique. En juin, le ministère des Régions a estimé que les investissements privés et publics pour les 242 installations nécessaires à la tenue des Jeux totaliseraient 950 milliards de roubles, soit 31 milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les critiques du pouvoir montrent du doigt la corruption qui gangrène le pays pour expliquer en partie l'explosion des coûts. Un entrepreneur a notamment accusé un responsable de l'administration présidentielle d'avoir exigé 12% de la valeur d'un contrat en pots-de-vin. Le fonctionnaire a été démis de ses fonctions en août et fait face à des accusations criminelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Grève de la faim&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quant au site principal des Jeux, à quelques centaines de mètres de la mer Noire, les stades et arénas commencent à prendre forme. Au passage de La Presse il y a trois ans, les basses terres d'Imereti - comme les habitants appellent ce secteur parsemé de quelques villages à une quarantaine de kilomètres du centre-ville de Sotchi - n'étaient que champ de maïs entouré de quelques maisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son jardin, Lioubov Fourssa a une vue prenante sur le squelette du futur palais de glace de 12 000 places, qui accueillera les compétitions de patinage de vitesse courte piste et de patinage artistique. Mais pas pour longtemps. D'ici décembre, elle devra quitter sa maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait partie de la centaine de familles expropriées par les autorités. Lorsque la ville a présenté sa candidature, elle assurait pourtant qu'aucun citoyen n'aurait à déménager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une grève de la faim de 24 jours en mai, faute de recevoir la visite exigée du premier ministre Vladimir Poutine, Mme Fourssa et huit autres habitants ont pu rencontrer des responsables olympiques qui leur ont promis une meilleure compensation. Comme la plupart, elle a finalement accepté une maison flambant neuve quelques kilomètres plus loin, dans le village voisin de Nekrassovskoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EUqJSyhI/AAAAAAAAAfI/m1Dl8nx0y2k/s1600/IMG_2629.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EUqJSyhI/AAAAAAAAAfI/m1Dl8nx0y2k/s320/IMG_2629.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543443313041000978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La famille d'Alla Matioukha a fait la même chose. Et selon cette mère de trois enfants, les expropriés en ont eu pour leur argent. "Plusieurs familles n'avaient même pas de toilettes dans leur ancienne demeure", dit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Matioukha croit qu'il aurait de toute façon été inutile d'opposer une résistance au rêve chéri par le premier ministre Poutine. "Les Jeux olympiques, c'est un projet d'État. Peu importe ce que nous aurions dit, on nous aurait déplacés", conclut-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Sotchi: en attendant l'avenir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le slogan imprimé sur le t-shirt le plus en vogue à Sotchi résume l'ambition de la ville: «Sochi: city of the future». Si la station balnéaire mise sur l'avenir, c'est parce que le passé soviétique y fait toujours de l'ombre au présent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sotchi voudrait être une ville internationale, mais les étrangers y demeurent une curiosité. Et pour cause. Même les Russes désertent de plus en plus la station balnéaire au climat subtropical, autrefois perle chérie de la mer Noire pour les Soviétiques, dont le dictateur Joseph Staline. Seuls le président Dmitri Medvedev et le premier ministre Vladimir Poutine insistent pour conserver une résidence officielle dans la «capitale d'été» de la Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Service à la russe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'explication est simple: de Moscou, il est habituellement moins cher de s'envoler pour l'Égypte, ou la Turquie. Là-bas, l'hébergement et les repas sont meilleur marché et de meilleure qualité. Et surtout, le touriste russe n'a pas à y subir l'exécrable service à la clientèle de ses compatriotes...&lt;br /&gt;C'est que malgré les milliards de dollars qui s'y investissent en prévision des JO de 2014, les traces d'architecture et de mentalité soviétiques peinent à disparaître à Sotchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EYptPv0I/AAAAAAAAAfQ/YbfaXaeMrK8/s1600/IMG_2682.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EYptPv0I/AAAAAAAAAfQ/YbfaXaeMrK8/s320/IMG_2682.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543443381642837826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En revanche, depuis la première visite de La Presse à Sotchi à l'été 2007, un mois après l'obtention-surprise des Jeux, la ville s'est indéniablement transformée pour le mieux.&lt;br /&gt;Plusieurs édifices sont sortis de terre, les façades des immeubles d'habitation ont été rénovées aux frais - et aux conditions - de l'État, les systèmes électriques et ceux de canalisation ont été refaits. Et les Sotchinois sont unanimes sur le principal acquis de la préparation olympique: le développement des routes et leur élargissement, qui ont nécessité des prouesses urbanistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans la bulle olympique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Si Sotchi demeure profondément soviétique, le touriste olympique ne devrait tout de même pas trop s'inquiéter. Les Jeux d'hiver de 2014 se dérouleront à l'abri des problèmes quotidiens de la ville. Dans une bulle olympique bien orchestrée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le scénario: arrivée des visiteurs et athlètes à l'aéroport flambant neuf, ouvert il y a quatre mois à peine. De là, un train allemand rapide et moderne les transporte en cinq minutes au stade et dans les arénas du Parc olympique des basses terres d'Imereti, à un jet de pierre de la plage. Direction les montagnes, toujours en train, on atteint en une demi-heure le village de Krasnaïa Polyana, site des compétitions de ski alpin, nordique et acrobatique et de la piste de bobsleigh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5ELfyT8zI/AAAAAAAAAe4/IO0B5e2yelU/s1600/IMG_2588.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5ELfyT8zI/AAAAAAAAAe4/IO0B5e2yelU/s320/IMG_2588.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543443155641430834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avec un peu de chance, l'hiver 2014 recouvrira le village et les sommets avoisinants d'un manteau blanc naturel. Ce n'était pas le cas la saison dernière, au moment où la colère déferlait sur les organisateurs des JO de Vancouver en raison de l'absence de neige...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas besoin de quitter les sites olympiques pour dormir non plus. Bien collées aux installations, 23 000 chambres d'hôtel sont prévues pour les touristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les visiteurs les plus courageux oseront s'aventurer dans le centre-ville de Sotchi, à plus de 40 km des installations olympiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, à moins d'un miracle socio-économique d'ici quatre ans, ils y retrouveront la vraie vie russe. Dans les yeux d'une grand-mère qui cherche à écouler les produits de son jardin au coin d'une rue pour ajouter à sa maigre pension, ou dans la richesse clinquante reflétée dans la vitrine de la boutique Dior. Loin du vase clos olympique.&lt;br /&gt;*** &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sotchi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Population: 400 000 habitants.&lt;br /&gt;Situation géographique: À environ 1200 km au sud-ouest de Moscou, la ville s'étend sur 150 kilomètres sur le bord de la mer Noire, à la même latitude que Toronto.&lt;br /&gt;Superficie : 3790 km2.&lt;br /&gt;Industries : Tourisme (4 millions de visiteurs par année) et santé (300 spas).&lt;br /&gt;Foule attendue pour les jeux: 1 million de visiteurs et 5000 athlètes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8518073258618567864?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8518073258618567864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8518073258618567864' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8518073258618567864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8518073258618567864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/le-defi-olympien-de-sotchi.html' title='Le défi olympien de Sotchi'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5EBdJvgxI/AAAAAAAAAew/1lrA02fIiWM/s72-c/IMG_2579.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-7773321738015490693</id><published>2010-11-25T14:01:00.002+03:00</published><updated>2010-11-25T14:04:42.086+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Échecs et Mars</title><content type='html'>Article publié dans La Presse le 24 septembre 2010&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MOSCOU - Il affirme avoir été enlevé par des extraterrestres et est soupçonné d'avoir commandité le meurtre d'une journaliste. Kirsan Ilioumjinov président excentrique d'une petite république de Russie est à la tête de la Fédération internationale d'échecs depuis 15 ans. Mercredi prochain, il pourrait être mis échec et mat par un ex-champion du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie bataille, à Khanti-Mansiïsk, se déroule à l'ombre des échiquiers. Dans cette petite ville pétrolière de Sibérie occidentale, alors que les grands maîtres se disputent cette semaine les honneurs des 39es Olympiades mondiales d'échecs, deux hommes jouent leur partie dans les coulisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tous les coups sont permis pour obtenir le grand prix: la présidence de la Fédération internationale d'échecs (FIDE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La récompense peut sembler banale pour le commun des mortels. Mais pas pour l'excentrique président sortant Kirsan Ilioumjinov, qui croit que les échecs, ce «jeu cosmique» offert aux humains par les extraterrestres, sauveront le monde de l'Apocalypse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni pour Anatoli Karpov, légende soviétique des échecs, qui estime que la comédie Ilioumjinov a assez duré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis des mois, les deux Russes font campagne autour du monde pour amasser les appuis des fédérations nationales. Karpov peut compter sur le vote de grands pays comme la France, l'Allemagne et les États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans cette partie, tous les pions ont valeur égale. Et son adversaire est soutenu par les fédérations de plusieurs micro-États et pays en développement, auxquelles il aurait promis une aide. Avantage Ilioumjinov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anatoli Karpov a accusé le président sortant d'avoir transformé la FIDE en une «organisation corrompue» durant ses 15 ans de règne. Corrompue, comme la petite république bouddhiste de Kalmoukie, dans le Caucase russe, que dirige sans partage Ilioumjinov depuis 1993.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, le mois prochain, il quittera la politique. Le millionnaire de 48 ans, qui a fait fortune lors du boom automobile postsoviétique, compte se consacrer entièrement au développement de son sport favori et à la paix dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un de ses projets: un centre mondial d'échecs de 24 étages en forme de pièce de roi à Ground Zero. En plus des salles de jeu, l'édifice abriterait des temples des principales religions monothéistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant ses 17 ans à la tête de la Kalmoukie, Kirsan Ilioumjinov a fait des échecs une matière obligatoire dans les écoles de sa république de 300 000 habitants. Il a aussi fait construire City-Chess, un luxueux complexe échiquéen qui accueille régulièrement des tournois internationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avec les extraterrestres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses détracteurs le soupçonnent d'avoir commandité le meurtre d'une journaliste d'opposition en 1998, pour lequel l'un de ses proches collaborateurs a été condamné. Par ailleurs, son récit d'un voyage avec des extraterrestres en 1997, sur lequel il revient sans gêne, a consterné plusieurs politiciens russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de son excentricité, Ilioumjinov a su survivre longtemps aux changements politiques en Russie. En récompense de sa loyauté sans faille au pouvoir, sa candidature à la FIDE a reçu l'appui de la fédération d'échecs russe, dont le vice-président est un conseiller du chef de l'État Dmitri Medvedev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux accusations pour corruption, Ilioumjinov y a réagi par une poursuite en diffamation contre Anatoli Karpov. Selon lui, le champion mondial de 1975 n'est de toute façon plus qu'un «joueur vieillissant» qui ne peut accepter d'avoir perdu l'attention du public.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-7773321738015490693?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/7773321738015490693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=7773321738015490693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7773321738015490693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7773321738015490693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/echecs-et-mars.html' title='Échecs et Mars'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-4751259092414991525</id><published>2010-11-25T13:59:00.001+03:00</published><updated>2010-11-25T14:01:29.414+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Medvedev'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Dmitri Medvedev limoge le maire de Moscou</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans La Presse le 28 septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La plus grande bataille politique des 10 dernières années en Russie a pris fin hier. Le puissant maire de Moscou Iouri Loujkov a été limogé par le président Dmitri Medvedev, dont il avait «perdu la confiance». Ce ne sont pas les accusations de corruption et de mauvaise gestion qui auront eu raison de l'extravagant magistrat... mais le fait qu'il ait osé critiquer le chef de l'État, explique notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moscou - En arrivant à son bureau hier matin, Iouri Loujkov a appris qu'il n'était plus maire de la capitale depuis quelques minutes. Le président Dmitri Medvedev venait de publier sur son site internet sa lettre de congédiement. Avec effet immédiat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier magistrat de la capitale de 10 millions d'habitants aurait pourtant dû s'y attendre. Depuis trois semaines, il n'était plus dans les bonnes grâces du chef de l'État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cause: un article signé de sa main dans lequel il critiquait de manière à peine voilée le leadership de Medvedev, insinuant qu'il préférait celui du premier ministre Vladimir Poutine, ancien président et toujours homme fort du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ensuivit une campagne médiatique pour le discréditer. Après des années de silence télévisuel sur ses présumées malversations, les chaînes contrôlées par le Kremlin ont rivalisé d'originalité pour noircir l'image du coloré maire: corruption, négligence, favoritisme envers sa femme entrepreneure devenue milliardaire durant les 18 ans de règne de son mari... Tous les coups étaient permis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, en accord avec le Kremlin, Iouri Loujkov est allé réfléchir sur son avenir en Autriche où il se retrouvait officiellement en famille pour célébrer son 74e anniversaire. À son retour au travail lundi, tous les observateurs s'attendaient à sa démission. Mais le politicien acharné n'en démordait pas: il ne quitterait pas son poste de son propre chef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poursuites en vue?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois en deux ans de présidence, Medvedev a donc eu à renvoyer un dirigeant régional récalcitrant. La loi le lui permet entièrement depuis l'abolition des élections des gouverneurs par son prédécesseur Poutine en 2004. Au cours des derniers mois, tous les autres dinosaures régionaux avaient choisi de quitter «volontairement» le pouvoir, en échange d'un poste symbolique ou d'une retraite dorée à l'abri de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question que se pose désormais le Tout-Moscou: après cet affront au président, le système judiciaire russe «redécouvrirait»-il soudainement les malversations de l'ère Loujkov?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose est certaine, le maire déchu ne pourra pas compter sur Vladimir Poutine pour tempérer un chef de l'État blessé dans son orgueil. Hier, le premier ministre a fait savoir qu'il appuyait entièrement la décision présidentielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques noms circulent pour remplacer Iouri Loujkov. On sait déjà que le prochain maire de la capitale sera plus docile que son bouillant prédécesseur: tous les candidats doivent leur carrière politique au tandem Poutine-Medvedev.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-4751259092414991525?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/4751259092414991525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=4751259092414991525' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4751259092414991525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4751259092414991525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/dmitri-medvedev-limoge-le-maire-de.html' title='Dmitri Medvedev limoge le maire de Moscou'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8591766877517720939</id><published>2010-11-25T13:56:00.003+03:00</published><updated>2010-11-25T13:59:32.518+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Canada'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><title type='text'>Lawrence Cannon à Moscou:  "Nous n'avons pas du tout l'intention de militariser l'Arctique"</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans La Presse le 17 septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - En visite officielle à Moscou, le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, a défendu la souveraineté canadienne dans l'Arctique, hier, mais a catégoriquement refusé de parler de "militarisation" de la région.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Nous n'avons pas du tout l'intention de militariser l'Arctique", a-t-il dit en conférence de presse, accompagné de son homologue russe, Sergueï Lavrov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5BfVQfiaI/AAAAAAAAAeo/gdxUHUrDUx8/s1600/IMG_2991.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5BfVQfiaI/AAAAAAAAAeo/gdxUHUrDUx8/s320/IMG_2991.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543440197877729698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Paradoxalement, le ministre Cannon a enchaîné en soulignant que le Canada exercera sa souveraineté en Arctique "d'abord par une présence robuste des Forces canadiennes et des équipements qui doivent nécessairement entourer leur présence".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mois d'août, quand le gouvernement conservateur a dévoilé sa politique sur l'Arctique, il avait affirmé que la souveraineté canadienne y remonte "à très loin", qu'elle est "bien établie et basée sur notre droit de propriété historique". Or, elle n'a jamais été reconnue internationalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Preuves à l'ONU&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;D'ici à 2013, le Canada compte présenter à la commission responsable de l'application de la convention des Nations unies sur le droit de la mer les preuves que la dorsale de Lomonossov est le prolongement du territoire canadien. "Nous croyons que notre dossier prévaudra, avec le soutien de preuves scientifiques", a déclaré hier le ministre Cannon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, sur ce point, la Russie a déjà une longueur d'avance. En 2001, elle a déposé de premières études au soutien de la thèse du rattachement de ces montagnes sous-marines au continent eurasien. Elles n'avaient été ni rejetées ni acceptées. Depuis, les Russes étayent leur dossier.&lt;br /&gt;Le Danemark aussi s'est mis de la partie et cherche à faire reconnaître la dorsale comme la continuité du Groenland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attrait pour l'Arctique s'est accru depuis quelques années, la fonte de la calotte glaciaire rendant plus accessibles des gisements d'hydrocarbure qui pourraient représenter 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes du globe. Les États-Unis et la Norvège y ont également des revendications territoriales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ottawa n'inquiète pas Moscou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le ministre des Affaires étrangères de la Russie n'a pas semblé trop s'inquiéter de la position canadienne, hier. "Toute revendication doit être basée sur des faits scientifiques que la commission examinera. C'est là que l'on décidera qui a raison et qui a tort", a déclaré Sergueï Lavrov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si la Russie déploie elle aussi des troupes en Arctique, on ne peut parler de militarisation du territoire, selon lui: "Le Canada et la Russie ont bien sûr une responsabilité à l'égard de la sécurité de leurs frontières et des voies maritimes qui passent près de ces frontières. Et nous allons naturellement remplir cette responsabilité par des gestes pratiques."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous ne voyons pas quel pourrait être l'apport de l'OTAN dans l'Arctique", a ajouté le ministre Lavrov, sans plus de détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Canada intercepte régulièrement des bombardiers russes qui s'approchent de son territoire aérien dans le Grand Nord. Au mois d'août, au cours d'une visite en Arctique où il était allé observer le déroulement d'exercices militaires de plus en plus imposants chaque année, le premier ministre Stephen Harper s'était d'ailleurs servi d'un incident du genre pour justifier l'achat de 65 chasseurs furtifs qu'il venait d'annoncer, au coût de 16 milliards de dollars.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8591766877517720939?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8591766877517720939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8591766877517720939' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8591766877517720939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8591766877517720939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/lawrence-cannon-moscou-nous-navons-pas.html' title='Lawrence Cannon à Moscou:  &quot;Nous n&apos;avons pas du tout l&apos;intention de militariser l&apos;Arctique&quot;'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5BfVQfiaI/AAAAAAAAAeo/gdxUHUrDUx8/s72-c/IMG_2991.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-3028983279804336553</id><published>2010-11-25T13:52:00.002+03:00</published><updated>2010-11-25T13:56:31.551+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Le maire de Moscou dans la mire du Kremlin</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié le 13 septembre dans le journal La Presse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les jours du puissant maire de Moscou à la tête de la capitale russe sont comptés. En voulant semer la zizanie entre le président Dmitri Medvedev et le premier ministre Vladimir Poutine, Iouri Loujkov a récolté leur colère. Pour le discréditer, le Kremlin s'est lancé dans une fronde médiatique sans précédent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5AqKKr9eI/AAAAAAAAAeg/YFaOWkIYZ50/s1600/IMG_0783.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5AqKKr9eI/AAAAAAAAAeg/YFaOWkIYZ50/s320/IMG_0783.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543439284367521250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moscou - «Moscou étouffait dans la fumée alors que son maire sauvait ses abeilles?» demande le narrateur d'un ton grave. C'est le genre de critique que Iouri Loukjov n'avait pas essuyée depuis plus d'une décennie à la télé russe. Mais depuis la semaine dernière, les «enquêtes» compromettantes à l'endroit du maire de Moscou inondent les chaînes fédérales, minutieusement contrôlées par le Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi, NTV a ouvert le bal. La chaîne, propriété du géant gazier d'État Gazprom, a diffusé un documentaire intitulé «L'affaire est dans la casquette», en référence au couvre-chef distinctif du maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reportage accusait notamment Loujkov d'avoir laissé tomber ses concitoyens durant les incendies de forêt de cet été. Alors que sa ville était asphyxiée par la fumée, il avait attendu plusieurs jours avant d'interrompre ses vacances à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À son retour, note le narrateur, le maire a débloqué 105 millions de roubles (3,5 millions de dollars) pour les soins aux victimes des incendies et 256 millions... pour ceux des abeilles. L'apiculture est le passe-temps préféré du coloré maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reportage «révélait» aussi que la fortune accumulée par son épouse (2,9 milliards selon Forbes), reine de l'immobilier moscovite, n'était pas étrangère aux fonctions de son mari...&lt;br /&gt;Les accusations de corruption et de mauvaise gestion à l'endroit de Loujkov ne sont pas nouvelles. Ce qui est nouveau, c'est qu'elles trouvent leur voie jusqu'aux ondes hertziennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 18 ans à la tête de la capitale, Iouri Loujkov a su naviguer à travers les changements de garde au Kremlin pour conserver le contrôle de sa mégapole de 10 millions d'habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lettre ouverte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mercredi dernier, il a commis l'impardonnable. Dans une lettre ouverte, le maire a critiqué de façon à peine voilée la décision du président Medvedev d'interrompre la construction d'un tronçon d'autoroute à la demande des écologistes. Il y laissait entendre que la méthode autoritaire de Poutine, qui est plutôt favorable à la poursuite des travaux, est meilleure pour régler les problèmes du pays que celle du chef de l'État, plus enclin au compromis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la suite de la publication, une source anonyme au Kremlin a indiqué à l'agence Interfax que l'attaque «ne resterait pas sans réaction appropriée». Depuis, les documentaires-chocs pullulent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Iouri Loujkov assurait encore vendredi qu'il n'avait aucune raison de quitter ses fonctions avant la fin de son cinquième mandat en 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Légalement, Dmitri Medvedev peut renvoyer le maire à sa guise. Mais il doit tout d'abord lui trouver un successeur, et aucun nom ne semble faire l'unanimité actuellement dans les coulisses du Kremlin. En attendant, la propagande se charge de descendre en flamme le maire de 73 ans, qui a osé choisir la confrontation.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-3028983279804336553?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/3028983279804336553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=3028983279804336553' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3028983279804336553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3028983279804336553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/le-maire-de-moscou-dans-la-mire-du.html' title='Le maire de Moscou dans la mire du Kremlin'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO5AqKKr9eI/AAAAAAAAAeg/YFaOWkIYZ50/s72-c/IMG_0783.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2245209618098172555</id><published>2010-11-25T13:43:00.005+03:00</published><updated>2010-11-25T13:52:29.544+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='abkhazie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géorgie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Abkhazie: un «pays» en mode séduction</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans les journaux La Presse, Le Soir et La Croix en août-septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Fin août, la Russie a annoncé avoir déployé en Abkhazie des missiles pointés vers la très pro-occidentale Géorgie. L'Abkhazie? Officiellement, il s'agit d'une région géorgienne. Or, ce territoire prétend être une nation indépendante. Moscou l'a reconnu il y a deux ans presque jour pour jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une journée d'été habituelle au poste frontière russo-abkhaze de Psaou. Côté russe, les marchands transfrontaliers abkhazes poussent leurs vieux chariots rouillés remplis de melons vers les cinq guichets de contrôle des passeports. Quelques dizaines de touristes russes en tongs traînent leurs valises à roulettes et cherchent à dépasser les commerçants. Le ton monte. « Nous allons à la mer, nous ! », lance une Russe, irritée par la longue attente, dans la chaleur insoutenable qui étouffe toute la région depuis des semaines. Côté abkhaze, la douane est en revanche affaire de quelques secondes. Tous ceux qui viennent de Russie sont les bienvenus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 100 km sinueux qui séparent la frontière de la capitale, Soukhoum, se roulent tantôt sur une route neuve, gracieuseté de la Russie, tantôt sur de l'asphalte morcelé datant d'avant la chute de l'URSS. À l'époque, l'Abkhazie et ses 213 km de front maritime sur la mer Noire étaient le paradis du tourisme soviétique. Aujourd'hui, 99% des quelque 800 000 vacanciers qu'elle accueille chaque année sont russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soukhoum. Ou Soukhoumi, en géorgien, puisque hormis pour la Russie, le Venezuela, le Nicaragua et la microscopique île de Nauru, l'Abkhazie demeure légalement une région géorgienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans encore, la capitale de quelque 50 000 habitants ne comptait qu'un seul feu de circulation. Aujourd'hui, on en dénombre quelques dizaines flambant neufs. Plusieurs édifices portent toujours les cicatrices de la sanglante guerre de sécession de 1992-1993 contre la Géorgie, qui a fait 13 000 morts. Mais de nouveaux immeubles commencent peu à peu à sortir de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Merci à la Russie!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO4_dTz5sMI/AAAAAAAAAeQ/Nk4gxiLnbDY/s1600/IMG_2569.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO4_dTz5sMI/AAAAAAAAAeQ/Nk4gxiLnbDY/s320/IMG_2569.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543437964106379458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avenue de la Paix, des personnes âgées attendent devant une banque le signal du gardien de sécurité pour aller encaisser les 500 roubles (17$) de pension que leur verse l'Abkhazie. "Merci à la Russie! Sans elle, nous n'aurions que cela!" lance Lioudmila, 68 ans, médecin à la retraite, qui continue à enseigner à l'université et à soigner à l'hôpital. Plus tard, elle ira dans une autre banque récolter les 2900 roubles offerts par l'État russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que, comme plus de 90% des Abkhazes, Lioudmila a facilement obtenu la nationalité russe au début des années 2000. Si la Russie ne considérait pas à l'époque les régions séparatistes géorgiennes comme des pays, elle était déjà dans les faits leur respirateur artificiel. En reconnaissant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, le 26 août 2008, le président russe Dmitri Medvedev a simplement officialisé les relations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins de 24 heures après notre demande d'entrevue, le président abkhaze, Serguei Bagapch, nous reçoit dans son bureau présidentiel. L'Abkhazie, en mal de reconnaissance, est en mode séduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous n'avons pas l'intention de supplier quiconque de nous reconnaître", précise toutefois le président, en poste depuis 2004. "Le plus important, c'est de construire un État de droit, démocratique, respectable, pour que la communauté internationale comprenne que nous voulons la paix et la stabilité, non la guerre, et donc qu'il faut nous reconnaître."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que la Cour internationale de justice ait validé, le 22 juillet dernier, la légalité de l'indépendance du Kosovo, reconnue par 69 États, ne changera rien pour son "pays", estime Serguei Bagapch. "Mais cela démontre encore une fois que la décision de la Russie de reconnaître l'Abkhazie était tout à fait juste."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Protégés en cas de guerre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le président, la sauvegarde de l'indépendance passera par le développement économique, principalement du tourisme et de l'agriculture, l'Abkhazie étant un gros producteur d'agrumes. Mais, paradoxalement, tout dépend de l'argent russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO4_kNxDaJI/AAAAAAAAAeY/capbHwIF_7g/s1600/IMG_2520.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO4_kNxDaJI/AAAAAAAAAeY/capbHwIF_7g/s320/IMG_2520.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543438082742904978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cette année, l'aide de la Russie viendra presque doubler le maigre budget abkhaze, d'environ 135 millions de dollars. En comptant les services fournis aux citoyens russes d'Abkhazie, elle le triple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre paradoxe, la présence militaire russe en Abkhazie assure l'indépendance de la république, croit Serguei Bagapch. Elle dissuade le président de la Géorgie, Mikheïl Saakachvili, de chercher à reprendre par la force les territoires séparatistes, comme lors de la guerre éclair d'août 2008 en Ossétie du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là que repose le principal acquis de ce conflit, estime le président abkhaze. Après des années d'incertitude, "les gens sentent maintenant que la paix est arrivée, qu'ils peuvent eux-mêmes décider de leur sort".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La retraitée Lioudmila confirme: "Nous savons que, s'il y a une guerre avec la Géorgie, les Russes seront là pour nous défendre."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des Géorgiens laissés pour compte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le sud-est de l'Abkhazie, peuplé en majorité de Géorgiens, on voit la situation d'un oeil différent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route pour se rendre à Gali est aussi délabrée et déprimante que la ville elle-même. Lors de la guerre de 1992-1993, la majorité des habitants se sont réfugiés en Géorgie, de peur des représailles des séparatistes abkhazes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, rien n'a été reconstruit, et la ville est désormais trop grande pour sa population de quelques milliers de personnes, soit celle d'un gros village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, la plupart des habitants possèdent en secret la nationalité géorgienne en plus de l'abkhaze. Certains ont aussi un passeport russe, pour avoir droit aux services. L'enseignement en géorgien étant interdit, plusieurs parents envoient leurs enfants à l'école de l'autre côté de la "frontière".&lt;br /&gt;Dans un café, des soldats russes commandent une bouteille de vodka. À leur vue, des hommes grommellent à voix basse en géorgien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'entrée de Gali trône un portrait géant du président Bagapch, comme pour narguer les hommes recyclés en chauffeurs de taxi qui attendent à ses pieds d'improbables clients. Les langues mettent du temps à se délier. "En 20 ans, ils n'ont même pas réussi à refaire la route!" se plaint enfin Gouram, la cinquantaine bedonnante, après une longue apologie ironique de l'Abkhazie indépendante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Avant, la ville était animée, les gens se baladaient, se rappelle-t-il. Maintenant, la vie est mauvaise. En Géorgie, par contre, tout est magnifique! Surtout les routes!"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2245209618098172555?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2245209618098172555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2245209618098172555' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2245209618098172555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2245209618098172555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/11/abkhazie-un-pays-en-mode-seduction.html' title='Abkhazie: un «pays» en mode séduction'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TO4_dTz5sMI/AAAAAAAAAeQ/Nk4gxiLnbDY/s72-c/IMG_2569.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-4808586432224184083</id><published>2010-08-03T19:57:00.002+04:00</published><updated>2010-08-03T20:00:07.818+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>La Russie brûle, Poutine joue les pompiers</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans La Presse et La Tribune de Genève le 3 août 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Les autorités russes affirment maîtriser les incendies de forêt qui font rage depuis plus d'une semaine dans 14 régions du pays. Les informations contradictoires qu'elles laissent filtrer montrent plutôt qu'elles sont dépassées par l'ampleur de la catastrophe. Visé par les critiques, le premier ministre Vladimir Poutine rejette le blâme sur ses subordonnés, explique notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de 500 000 hectares et 77 villages partis en fumée, 7000 foyers d'incendie toujours en activité, 40 morts et des centaines de personnes à la rue: la Russie brûle, les secours sont désorganisés, mais Vladimir Poutine est aux commandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, alors que le président Dmitri Medvedev décrétait l'état d'urgence dans sept régions du pays, le premier ministre et homme fort du régime russe convoquait les responsables des régions sinistrées. "Je veux entendre aujourd'hui comment s'organise la reconstruction des habitations. Je veux des plans de reconstruction pour chaque région, chaque localité, chaque maison."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton est ferme, mais l'exigence pratiquement impossible à remplir. "Il me faut une liste de tous les blessés signée de vous, les gouverneurs", a-t-il ajouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8838f5wI/AAAAAAAAAeA/KXgJcYujJS8/s1600/IMG_2453.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8838f5wI/AAAAAAAAAeA/KXgJcYujJS8/s320/IMG_2453.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501213961340577538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Visiblement, Vladimir Poutine n'a pas digéré les reproches que lui ont servis vendredi dernier les habitants de Verkhniaïa Vereia, village rasé de la région de Nijni-Novgorod. "Vous n'avez rien fait pour empêcher que ça brûle!" avait lancé une femme hystérique à un premier ministre stoïque venu constater l'ampleur des dégâts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La séquence "omise" par la télévision d'État russe a trouvé le chemin de YouTube quelques jours plus tard. Les médias russes indépendants ont eux aussi critiqué vertement le manque de préparation des autorités dans la lutte contre les incendies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, l'ancien président a entrepris de rejeter le blâme sur les responsables régionaux, pourtant nommés par lui-même et par son fidèle successeur, Dmitri Medvedev, depuis l'abolition des élections des gouverneurs en 2004. Lors de sa visite à Verkhniaïa Vereïa, il a conseillé aux politiciens locaux qui sentaient avoir perdu la confiance de leurs concitoyens de rendre leur démission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pour réduire le risque d'une répétition de tels événements, il faut à l'avenir élaborer des programmes fédéraux et régionaux afin d'assurer la sécurité contre les incendies", a fait savoir le premier ministre aux dirigeants locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour cette fois, il est trop tard. Les habitants de plusieurs villages ont été laissés à leur sort. Dans la région de Voronej, par exemple, des dizaines de jeunes ont formé des brigades de volontaires pour s'attaquer aux flammes qui s'approchaient de leur maison, rapportait hier l'AFP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Informations contradictoires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La distribution de l'aide aux sinistrés s'annonce laborieuse. Conscient que le pays est rongé par la corruption, Vladimir Poutine a indiqué que les fonds débloqués seraient "sous le contrôle des représentants du Kremlin dans les régions, afin qu'ils ne soient pas détournés".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'attend aussi à ce que des citoyens et des fonctionnaires malhonnêtes profitent de la situation pour obtenir de l'argent auquel ils n'ont pas droit. "Les maisons seront reconstruites selon les prix réels du marché (...) et la liste des victimes sera vérifiée minutieusement. Les escrocs et les voyous ne doivent pas avoir la moindre chance de profiter de la situation", a déclaré le premier ministre hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, le ministère des Situations d'urgence, responsable de la lutte contre les incendies, s'est montré officiellement optimiste dans ses efforts pour freiner les incendies. Quelque 265 villages auraient été épargnés des flammes en une seule journée grâce au travail des sapeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Trois cents nouveaux foyers d'incendie apparaissent en moyenne chaque jour et 95% d'entre eux sont éteints la journée où ils sont localisés", a déclaré un porte-parole du Ministère hier. Pourtant, les données officielles fournies par le même ministère parle d'un décuplement du nombre de foyers entre dimanche et lundi, passant de quelque 700 à 7000...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la série des informations floues et contradictoires, des officiels ont déclaré le week-end dernier que deux sites nucléaires étaient menacés par les incendies. D'autres responsables se sont empressés de démentir la nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, le ministre Sergueï Choïgou a pourtant "multiplié par dix" les moyens pour combattre les flammes près du Centre fédéral de recherche nucléaire de Sarov, en plein coeur de l'une des zones les plus affectées par les incendies de forêt. En raison de la fumée trop épaisse, les avions-citernes n'ont pu survoler les environs de Sarov hier. L'extinction de l'incendie a été remise à cet après-midi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-4808586432224184083?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/4808586432224184083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=4808586432224184083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4808586432224184083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4808586432224184083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/la-russie-brule-poutine-joue-les.html' title='La Russie brûle, Poutine joue les pompiers'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8838f5wI/AAAAAAAAAeA/KXgJcYujJS8/s72-c/IMG_2453.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8125113226670011186</id><published>2010-08-03T19:51:00.005+04:00</published><updated>2010-08-03T19:57:10.643+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Asséchée, la Russie brûle</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reportage publié dans La Croix, La Presse, La Tribune de Genève et Le Soir le 2 août 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mokhovoe, région de Moscou - Asséchés par plus d'un mois de canicule presque sans précipitations, des dizaines de milliers d'hectares de forêt et de tourbière sont la proie d'incendies depuis une semaine en Russie. Des villages entiers ont été rasés. Notre collaborateur s'est rendu à Mokhovoe, à 150 km au sud-est de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou, où les villageois ont dû se défendre par eux-mêmes du feu, faute d'aide des autorités.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8L5NsX7I/AAAAAAAAAd4/sJv-elUTaNs/s1600/IMG_2470.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8L5NsX7I/AAAAAAAAAd4/sJv-elUTaNs/s320/IMG_2470.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501213119867543474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lorsque les flammes ont commencé à avancer sur Mokhovoe, village situé à 150 km au sud-est de Moscou, jeudi midi, Lioubov Beliakova et ses voisines sont sorties en priant dans les rues poussiéreuses, icônes orthodoxes à la main. « En cinq minutes l'air est devenu noir comme la nuit. La terre brûlait sous nos pieds. Nous avons compris que ça n'augurait rien de bon », raconte la comptable retraitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La croix avec l'inscription « Que le Seigneur te protège » plantée à l'entrée du village n'a pas pu le sauver. Et encore moins les autorités russes. Les quelque 150 habitants de Mokhovoe n'ont jamais été prévenus de l'approche de l'incendie et aucune mesure n'a été prise pour les évacuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissés à eux-mêmes, entourés d'une haute forêt et de tourbières asséchées à l'époque soviétique pour servir de combustible, les villageois ont dû se débrouiller. « Les hommes se sont précipités à l'orée de la forêt pour couper des arbres afin d'empêcher le feu d'avancer », explique Mme Beliakova. Rien à faire. En quelques minutes, le village n'existait plus. Un seul immeuble d'habitation n'a pas été touché par les flammes. Douze maisons et trois édifices ont été détruits. Ceux qui possédaient une voiture ont pu s'enfuir. Mais dans ce village pauvre, peuplé principalement de retraités, certains n'avaient pas ce luxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ils sont morts asphyxiés dans cette cave. » Maria Mourougova montre le petit abri à légumes bétonné dans le jardin calciné de ses voisins. Ils étaient six à s'y cacher et sont restés piégés lorsque les flammes ont rasé la quasi-totalité des jardins qui nourrissaient le village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Née à Mokhovoe, Maria Mourougova, ingénieure de 34 ans, habite désormais dans la ville de Kolomna, à 50 km et une traversée de bac du village. « J'ai réussi à venir à temps pour sauver ma mère. Mais pourquoi les gens qui doivent s'occuper de notre sécurité n'ont-ils rien fait ? », enrage-t-elle. « Sous le pouvoir soviétique, c'était mieux organisé. » Elle montre un édifice où habitaient deux vieilles dames. « Elles ont voulu s'enfuir dans la forêt et sont mortes brûlées », avance-t-elle, même si, officiellement, les deux femmes font partie des sept villageois toujours portés disparus. Plus loin, ce sont deux personnes handicapées qui seraient mortes dans leur sous-sol, incapables de se lever. « Les sapeurs ne se sont occupés que de la forêt et ont laissé brûler le village », dénonce Mme Mourougova, appuyée par d'autres habitants. Un pompier mal équipé est pourtant mort en voulant protéger la bourgade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poutine visite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8HDkFuJI/AAAAAAAAAdw/oHpvEhP7CSY/s1600/IMG_2467.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8HDkFuJI/AAAAAAAAAdw/oHpvEhP7CSY/s320/IMG_2467.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501213036746487954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lors d'une visite vendredi dans un autre village ravagé près de Nijni Novgorod, le premier ministre Vladimir Poutine a été accueilli par une foule hystérique accusant le pouvoir d'inaction. L'homme fort du pays a rejeté le blâme sur les administrations locales, exigeant la démission des politiciens « envers lesquels la confiance des citoyens est remise en doute ». Vladimir Poutine a aussi promis de quadrupler l'aide prévue pour les victimes des feux de forêts, à 200 000 roubles (5 000 €) par famille. « Avec cette somme, nous pourrons à peine reconstruire la clôture de notre jardin », estime Lioubov Beliakova, qui ne possédait pas d'assurance, comme le reste des villageois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À côté d'elle, dans la braise encore fumante de Mokhovoe, des hommes s'affairent à déterrer des pieux de métal calcinés. « Bientôt, les voleurs de ferrailles vont passer », explique l'un d'eux. « Et mieux vaut déjà avoir le matériel quand nous reconstruirons au lieu de le racheter. » Mais reconstruira-t-on Mokhovoe ? Malgré les promesses de Vladimir Poutine de rebâtir les villages affectés « d'ici à cet hiver », les habitants doutent que les autorités voudront investir dans leur bourgade, déjà vieillissante et morose avant l'incendie. Agricole, Mokhovoe ne s'est jamais vraiment remis de la chute du communisme et de la fermeture de l'usine du coin, comme des milliers d'autres villages dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour reconstruire, encore faudra-t-il que l'aide se rende jusqu'aux victimes. Samedi, le patriarche orthodoxe Kirill a appelé les fonctionnaires à ne pas détourner les fonds destinés aux victimes, pratique courante dans le pays, rongé par la corruption. « L'argent qui va être versé aux gens est de l'argent sacré. Que personne ne lève la main sur cet argent, car s'enrichir sur le malheur des autres est un grand péché devant Dieu », a-t-il déclaré dans un discours télévisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Mokhovoe, les habitants préfèrent compter sur leurs propres forces au lieu d'attendre une aide hypothétique du gouvernement, qui pourrait être difficile à réclamer en raison de la lourdeur administrative. « De toute façon, c'est impossible qu'ils nous donnent une nouvelle maison (ailleurs). Il y a déjà une pénurie de logements dans le pays, donc ils nous placeront probablement dans des résidences communautaires », dit Mme Beliakova, résignée. Son appartement a été évité par les flammes, mais sans gaz, sans eau, sans électricité et sans jardin, impossible d'y retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants de Mokhovoe ne sont pas les seuls à s'être retrouvés sans toit au cours des derniers jours en Russie. Quelque 1 875 maisons ont été détruites par les flammes dans quatorze régions du pays, principalement aux abords de la Volga. Le ministère des régions a estimé que 117 millions d'euros seraient nécessaires pour la reconstruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon un bilan provisoire, 30 personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent des centaines de milliers d'hectares de forêts partout dans le pays. Hier, les autorités de l'Extrême-Orient ont annoncé que les flammes gagnaient aussi leur région. En dépit des 240 000 personnes mobilisées pour lutter contre les feux, la situation n'est pas en voie de s'améliorer. Hier matin, 770 foyers d'incendie étaient actifs dans le pays. La veille, il y en avait deux fois moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prévisions météorologiques ne laissent pas place à l'espoir. La canicule jamais vue qui frappe la Russie depuis plus d'un mois, avec des températures diurnes descendant rarement sous les 30 degrés sur une bonne partie du territoire, devrait se poursuivre au moins une semaine. Aucune forte précipitation n'est prévue pour venir calmer les flammes. Asséchée, la Russie brûle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UNE CANICULE SANS PRÉCÉDENT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En 160 ans d'observation météorologique, la Russie n'avait jamais connu pareille canicule. Jeudi dernier, le thermomètre a atteint 38,2 degrés à Moscou, battant le précédent record de 37,2, établi... trois jours plus tôt. La semaine dernière, la fumée provenant des feux de tourbières en périphérie de la capitale est venue envelopper la mégalopole de 15 millions d'habitants, rendant l'air difficilement respirable. Selon l'observatoire de la qualité de l'air de Moscou, la pollution atmosphérique dépassait dix fois la norme mercredi. Le brouillard s'est finalement dissipé vendredi, mais des centaines de villes et villages dans la région de Moscou vivent toujours sous un dangereux nuage de fumée.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Étrangement, les autorités russes n'ont pas fait état de morts résultant de la chaleur et de la fumée. En 2003, une canicule similaire en Europe avait pourtant causé environ 15 000 décès en France, principalement des personnes âgées vulnérables.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour combattre la chaleur, chacun a son remède de grand-mère. Même le premier ministre Vladimir Poutine, qui a conseillé aux Russes de boire du thé chaud. « Cela favorise la sudation et aide à supporter le coup de chaleur », a-t-il déclaré. Mais un autre « remède » est plus populaire chez les Russes : l'alcool, pourtant connu pour ses propriétés déshydratantes.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;En deux mois, près de 2 500 personnes se sont noyées en Russie, à cause des chaleurs excessives qui poussent les Russes à se baigner dans les plans d'eau environnants, souvent en dépit des interdictions et du danger. L'an dernier, près des trois quarts des noyades enregistrées dans le pays avait été causées par l'alcool.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Autres victimes de la canicule : les agriculteurs. Près du tiers des terres cultivées en Russie ont été affectées par la sécheresse. Vingt-trois régions du pays ont décrété l'état d'urgence. Troisième exportateur de blé au monde, la Russie devrait en produire 20 % de moins cette année, alors que les prix pourraient augmenter de plus du tiers.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8125113226670011186?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8125113226670011186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8125113226670011186' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8125113226670011186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8125113226670011186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/assechee-la-russie-brule.html' title='Asséchée, la Russie brûle'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg8L5NsX7I/AAAAAAAAAd4/sJv-elUTaNs/s72-c/IMG_2470.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-7543627415881495491</id><published>2010-08-03T19:45:00.004+04:00</published><updated>2010-08-03T19:50:55.972+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><title type='text'>Russie: Mettre les points sur les Ë</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans les journaux La Croix et La Presse les 29 et 31 juillet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Перевод на русский на Иносми.ру: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.inosmi.ru/social/20100729/161705502.html"&gt;Россияне не торопятся ставить точки над "ё"&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moscou, Russie - Mikhaïl Gorbatchev n'a jamais dirigé l'URSS et Alex Kovalev n'a jamais joué pour le Canadien de Montréal. Il s'agissait plutôt de... Gorbatchëv et Kovalëv (prononcés "Gorbatchyov" et "Kovalyov"). Depuis 15 ans, un retraité se bat pour remettre les points sur les "e", jusqu'ici facultatifs dans les textes russes. Une croisade singulière qui pourrait sauver des milliers de personnes d'un cauchemar administratif, raconte notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg6n8HsKGI/AAAAAAAAAdg/vAUrfyHquRE/s1600/IMG_2382.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg6n8HsKGI/AAAAAAAAAdg/vAUrfyHquRE/s320/IMG_2382.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501211402660751458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans l'appartement soviétique de Viktor Tchoumakov, la lettre ë ("yo") est érigée en idole. Sur les murs, sur les draps, dans la bibliothèque. Même les hamsters, Ëchka et Ërik, rendent honneur à la septième lettre de l'alphabet cyrillique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est une question politique très délicate", lance d'un air grave Viktor Tchoumakov, 77 ans, auteur, historien et "ëficateur en chef" autoproclamé de Russie. "Je suis patriote, et la sauvegarde de la langue doit être l'une des principales priorités étatiques, tout juste après l'intégrité territoriale et la souveraineté."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1995, ingénieur électrique fraîchement retraité, M. Tchoumakov rend le manuscrit de son premier livre sur les grands dirigeants russes de l'histoire. Il est alors choqué par la proposition de son éditeur d'éliminer tous les ë de la version finale. C'est que, selon les règles officielles de l'orthographe, le tréma sur le e est facultatif, même si la septième lettre de l'alphabet et sa prononciation sont bien distinctes de la sixième, e, ("yé"), plus répandue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'ai alors compris qu'il fallait que je m'occupe de cela." Pour M. Tchoumakov, il s'agit avant tout d'une question de respect du russe, une langue qui s'écrit comme elle se prononce. Le but est également d'éviter les confusions, même si les locuteurs russes savent reconnaître le ë sans tréma, sauf dans de rares occasions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre livres sur le ë et des dizaines de lettres aux rédactions et maisons d'édition plus tard, Viktor Tchoumakov accumule les victoires. Plusieurs journaux se sont remis à imprimer la lettre empruntée au français en 1783. La commission parlementaire sur la langue russe, dont il fait partie, a publié un décret il y a trois ans qui rend obligatoire l'utilisation du ë dans les passeports.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux derniers ministres de la Culture le soutiennent, et le président s'est mis à écrire "ë" dans ses discours officiels et sur son site web. À Oulianovsk, ville de naissance de Lénine, un monument en l'honneur du ë a même été érigé en 2005!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais certains résistent toujours. C'est le cas du journal officiel Rossiïskaïa Gazeta. "Quand ils publient les lois, ils enlèvent automatiquement les ë à l'aide d'un programme!" enrage M. Tchoumakov. Il a pensé poursuivre la publication en justice, mais les frais que cela aurait entraînés l'ont fait reculer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prouver son existence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les anti-ë le sont surtout par souci d'esthétisme et par paresse, explique Marina Korolëva, animatrice de l'émission linguistique Parlons russe à la radio Écho de Moscou. "Sur les claviers russes des machines à écrire et des ordinateurs, le ë a toujours été à la périphérie, en haut à gauche", ce qui favorise son ostracisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si elle fait partie des 4% de Russes qui ont la lettre dans leur nom de famille, Mme Korolëva avoue préférer les textes littéraires et journalistiques sans tréma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les documents officiels, toutefois, c'est une autre histoire. Lors des émissions qu'elle a consacrées au ë, des auditeurs lui ont raconté avoir dû se battre avec les autorités pour prouver leur identité et faire reconnaître leurs avoirs. Sur certains documents, leur nom était inscrit avec un ë, sur d'autres, avec un e.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"À l'époque de l'URSS, il y avait moins de problèmes puisque la propriété privée n'existait pas", relève Mme Korolëva. Mais depuis, des fonctionnaires malhonnêtes font chanter des citoyens pour deux petits points. Certains Russes ont même dû demander un changement de nom pour corriger un nom administrativement sans ë.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il doit y avoir une loi pour éviter les confusions, que ce soit pour obliger l'utilisation du ë ou la rendre facultative, plaide Mme Korolëva. Lorsqu'on laisse un flou, ça laisse toute la place à la corruption."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PETITE HISTOIRE DU Ë&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&gt; Certains auteurs russes, comme Alexandre Soljenitsyne (L'archipel du Goulag), ont toujours insisté pour que leurs textes soient imprimés avec les points sur les ë.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&gt; Le ë a connu son âge d'or entre 1942 et 1953, en raison d'un puissant partisan des deux points: le dictateur soviétique Joseph Staline. "Durant la guerre, la Pravda s'est mise à utiliser le ë parce que Staline voulait éviter les erreurs militaires, raconte Viktor Tchoumakov. Par exemple, pour ne pas qu'une ville calme appelée Berezovka soit bombardée à la place de Berëzovka!"&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&gt; La Constitution russe compte 103 "fautes" d'orthographe. Toutes des omissions des points sur les ë.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-7543627415881495491?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/7543627415881495491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=7543627415881495491' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7543627415881495491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7543627415881495491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/russie-mettre-les-points-sur-les-e.html' title='Russie: Mettre les points sur les Ë'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg6n8HsKGI/AAAAAAAAAdg/vAUrfyHquRE/s72-c/IMG_2382.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6507077296823364398</id><published>2010-08-03T19:41:00.004+04:00</published><updated>2010-08-03T19:45:18.038+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nationalisme'/><title type='text'>Iouri Volkov: martyr des nationalistes russes</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans les journaux Le Soir et La Presse les 29 et 30 juillet 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Le 14 juillet, Iouri Volkov devait célébrer ses 23 ans. Tué dans une bagarre par un jeune Tchétchène, il a plutôt eu droit à des funérailles, devenant malgré lui martyr de la cause nationaliste russe, raconte notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg5V8XwQMI/AAAAAAAAAdY/hBo58o6GeNc/s1600/IMG_2434.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg5V8XwQMI/AAAAAAAAAdY/hBo58o6GeNc/s320/IMG_2434.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501209993978855618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au pied de la station de métro Tchistie Proudy, dans le centre de Moscou, les photos de Iouri Volkov sont entourées de centaines de bouquets de fleurs, d'écharpes du Spartak, son équipe de soccer préférée, et de slogans nationalistes comme "Mort aux non-Russes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques mètres de là, dans la nuit du 9 au 10 juillet, le jeune assistant à la réalisation de la chaîne de télévision d'État Rossiya-2 était en train de dire au revoir à ses amis après un concert quand trois jeunes Tchétchènes ont passé tout près. L'un d'eux a heurté l'épaule d'un ami de Iouri, vraisemblablement par mégarde. "Quoi, il n'y a pas assez de place, ici?" a protesté l'ami, avant de recevoir un coup de poing au visage. La bagarre a éclaté. Quelques secondes plus tard, Iouri Volkov, frappé mortellement d'un coup de couteau au coeur, s'est écroulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses copains ont réussi à rattraper et à neutraliser les trois assaillants avec l'aide d'agents de la circulation. Magomed Souleïmanov, 24 ans, a reconnu le crime et remis son couteau aux forces de l'ordre. Ses deux compagnons ont été libérés sous conditions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Volkov, le martyr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les membres du fan-club du Spartak, dont faisait partie Volkov, s'activent. Parmi eux, plusieurs nationalistes. Pour eux, l'assassin n'est pas seulement un criminel, mais le représentant d'une diaspora mal aimée et accusée de tous les maux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux semaines, ils ont organisé trois rassemblements à la mémoire de Volkov à la station Tchistie Proudy, réunissant chaque fois plusieurs centaines de personnes. Au cours de l'une de ces manifestations, un marchand "non russe" de DVD installé tout près a été attaqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si les regroupements n'étaient pas autorisés, les policiers ne les ont pas empêchés. Les slogans haineux envers les "ennemis" du peuple russe tapissent maintenant les murs de la station.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, Iouri Volkov n'était pas un extrémiste de droite, rappelle Galina Kojevnikova, vice-directrice du centre Sova, une ONG qui étudie les mouvements racistes en Russie. "C'est encore mieux pour les nationalistes. Ils peuvent plus facilement l'utiliser comme victime innocente pour faire leur propagande."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meurtres ou blessures graves à la suite d'une bête altercation ne sont pas chose si rare en Russie, rappelle Mme Kojevnikova. "Il y a plein de gens dangereux à Moscou. Et ce ne sont pas que des Tchétchènes!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mise en liberté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, le présumé meurtrier de Iouri Volkov a été mis en liberté, ce qui a ravivé la colère des amis du jeune homme et des nationalistes. Selon eux, des membres influents de la diaspora tchétchène ont fait pression auprès des forces de l'ordre pour étouffer l'affaire. Ils assurent en outre que la famille Volkov reçoit des menaces de la part d'inconnus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant les objets à la mémoire de Iouri Volkov, mercredi après-midi, un supporteur du Spartak montait la garde alors que des passants curieux s'arrêtaient pour lire les inscriptions nationalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous sommes pacifistes", assure Sergueï Pozdniakov, 27 ans, qui connaissait vaguement Iouri. Selon lui, les nationalistes sont en minorité dans le fan-club du Spartak, généralement "apolitique et neutre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le discours de Sergueï est tout de même ambigu. "Nous avons un pays multiethnique, nous devons nous assurer qu'il n'y ait pas d'autres crimes racistes", dit Sergueï, avant d'ajouter: "Ce sont les Tchétchènes qui provoquent les incidents. Ils veulent montrer qu'ils sont puissants, ici. Nous nous baladons les mains vides, et eux, ils trimballent des armes blanches."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sergueï croit que les amis de Iouri doivent poursuivre leurs actions pour obliger la police russe, réputée corrompue et inefficace, à aller jusqu'au bout de l'affaire. "Il faut s'assurer que le crime ne restera pas impuni."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CRIMES RACISTES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au cours de la première moitié de 2010, 167 personnes ont été victimes de crimes à caractère raciste en Russie. Dix-neuf d'entre elles sont mortes. La plupart étaient des travailleurs migrants en provenance de l'Asie centrale postsoviétique et des militants antifascistes. Les attaques racistes sont tout de même en baisse constante, particulièrement à Moscou. C'est que, depuis deux ans, les forces de l'ordre ont réellement commencé à arrêter les responsables de violence raciale, même si plusieurs crimes demeurent impunis. Les nationalistes ont répliqué en appelant au terrorisme contre le pouvoir, qui ne défend pas assez la "nation russe", à leur avis.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6507077296823364398?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6507077296823364398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6507077296823364398' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6507077296823364398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6507077296823364398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/iouri-volkov-martyr-des-nationalistes.html' title='Iouri Volkov: martyr des nationalistes russes'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg5V8XwQMI/AAAAAAAAAdY/hBo58o6GeNc/s72-c/IMG_2434.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1032204257719154723</id><published>2010-08-03T19:40:00.002+04:00</published><updated>2010-08-03T19:41:23.151+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biélorussie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Guerre médiatique entre Loukachenko et le Kremlin</title><content type='html'>Article publié dans la chronique «Les gens» du journal Le Soir le 27 juillet 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était l'un des plus fidèles alliés de Moscou. Mais les caprices du président biélorusse commencent à irriter le Kremlin, qui cherche tranquillement à l'éjecter du pouvoir. Première étape : la guerre médiatique. Début juillet, la chaîne russe NTV diffuse un documentaire compromettant sur le « Batka » (« petit père »), au pouvoir depuis 1993 dans son ex-république soviétique. Le film rappelle notamment la disparition d'opposants biélorusses à la fin des années 90. Rien de neuf dans les accusations, si ce n'est qu'elles sont diffusées à la télévision russe, contrôlée de près par le Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loukachenko n'a pas mis de temps à comprendre le signal. Mais loin de vouloir calmer le jeu, le bouillant président autoritaire réplique. Quelques jours plus tard, un journal gouvernemental reprend des extraits d'un vieux pamphlet de l'opposition russe sur les magouilles du Premier ministre Vladimir Poutine. Le 15 juillet, Loukachenko frappe encore plus fort : la télévision d'État biélorusse diffuse à une heure de grande écoute une interview du président géorgien Mikhaïl Saakachvili. La bête noire de Moscou en profite pour lancer sa diatribe habituelle contre le Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les relations entre Minsk et Moscou sont au plus bas. Le mois dernier, la Russie a réclamé une dette gazière de 187 millions de dollars. Loukachenko a répliqué en exigeant le paiement de 260 millions de dollars pour le transit du gaz russe destiné à l'Europe. Loukachenko a bien essayé de se rapprocher de l'Occident, mais le très soviétique ex-directeur de kolkhoze n'arrive pas à faire oublier son image de « dernier dictateur d'Europe » à Bruxelles et à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'horizon : la prochaine élection présidentielle biélorusse, au plus tard en début d'année 2011. Si le Kremlin se joint à l'Europe pour dénoncer une autre victoire frauduleuse de Loukachenko, ses jours à la présidence pourraient être comptés...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1032204257719154723?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1032204257719154723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1032204257719154723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1032204257719154723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1032204257719154723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/guerre-mediatique-entre-loukachenko-et.html' title='Guerre médiatique entre Loukachenko et le Kremlin'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6731183080793128635</id><published>2010-08-03T19:31:00.003+04:00</published><updated>2010-08-03T19:39:33.794+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Aux arbres, citoyens</title><content type='html'>Article publié dans La Croix, Le Soir et La Presse entre le 23 et le 27 juillet 2010.&lt;br /&gt;Перевод на русский от Иносми.ру: &lt;a href="http://inosmi.ru/social/20100724/161559972.html"&gt;Жители Химок на защите леса&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Khimki, Russie - Dans un rare élan d'engagement citoyen en Russie, les habitants d'une banlieue moscovite ont fait arrêter la coupe d'une vaste forêt, qui doit laisser passer une autoroute. La détermination des citoyens a suscité l'étonnement et f&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ait naître l'espoir d'une société civile capable de se faire entendre... Notre correspondant est allé à leur rencontre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Nous allons rester ici jusqu'à ce qu'ils modifient le tracé!" Le ton assuré, Evguenia Tchirikova, la charismatique leader du Mouvement pour la défense de la forêt de Khimki, s'adresse à sa petite armée de militants en train de casser la croûte autour des six tentes d'un campement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg38JW5QyI/AAAAAAAAAdI/o18fIMgo43o/s1600/IMG_2388.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg38JW5QyI/AAAAAAAAAdI/o18fIMgo43o/s320/IMG_2388.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501208451276686114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les habitants de Khimki, ville-dortoir de 180 000 habitants, sont en guerre depuis quelques années. Leurs ennemis: l'Agence fédérale des routes (Rosavtodor), responsable du projet, et la firme française Vinci, mandatée pour construire le premier tronçon de l'autoroute à péage Moscou-Saint-Pétersbourg. Selon le tracé actuel, l'autoroute coupera en deux les 1000 hectares de la luxuriante forêt de Khimki, menaçant l'écosystème de ce poumon de la capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'ici, l'histoire des habitants de Khimki ressemble à des milliers de mobilisations citoyennes. La différence est que cette opération se déroule en Russie, où une telle opposition au pouvoir est assez rare. Pour cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La détermination des habitants de Khimki a déjà coûté cher à l'un d'entre eux. En novembre 2008, le journaliste local Mikhaïl Beketov, qui appuyait Evguenia Tchirikova et sa bande, a été trouvé près de sa maison, baignant dans son sang depuis plusieurs heures. Il a survécu, mais il a fallu lui amputer une jambe et plusieurs doigts gelés. Il conserve des séquelles importantes au cerveau et ne peut prononcer que quelques mots. On n'a jamais su qui l'avait agressé, mais ses amis accusent à mots couverts le maire de leur ville d'avoir voulu le faire taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les menaces, Evguenia Tchirikova, qui s'est installée à Khimki justement pour fuir la pollution du centre-ville, n'a jamais baissé les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous sommes pour l'autoroute, mais on ne veut pas qu'elle tue le poumon de la ville, explique-t-elle. Nous ne nous battons pas que pour nous-mêmes, mais pour tous les Moscovites." Moscou est l'une des rares capitales au monde encore entourées d'une luxuriante ceinture verte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face du campement, des billots de bois sont cordés devant sept hectares dénudés où de grands chênes se dressaient encore il y a quelques jours. Il y a deux semaines, un membre du mouvement a remarqué par hasard une affiche qui disait "Attention, coupe forestière", près de l'aéroport Cheremetyevo. À l'arrivée des militants sur les lieux, les travailleurs migrants qui abattaient les arbres ont refusé de montrer leurs papiers et ont pris la fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une trentaine d'habitants de Khimki et autres militants écologistes se sont donc relayés jour et nuit dans le campement improvisé pour empêcher la reprise des travaux. Les journalistes russes, même ceux des médias officiels, suivent l'affaire avec intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Soupçons de corruption&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg4CosGH3I/AAAAAAAAAdQ/mEcQVKcEjpY/s1600/IMG_2389.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg4CosGH3I/AAAAAAAAAdQ/mEcQVKcEjpY/s320/IMG_2389.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501208562766323570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pendant plus d'une semaine, Rosavtodor s'est contentée de déclarer que la coupe était légale, sans faire appel aux autorités policières pour tenter de déloger les militants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un communiqué, l'agence a expliqué qu'elle n'a pas besoin de permis particulier pour la coupe puisque, en novembre dernier, le gouvernement russe a transformé 144 hectares de la forêt protégée de Khimki en terres exploitables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai. Mais c'est justement ce changement de zonage que les militants contestent. Appuyés par Transparency International, ils assurent que le processus laissait place à la corruption. Selon la loi russe, on ne peut exploiter une aire protégée si une autre option est possible. Les militants ont proposé un autre tracé, qui aurait limité les impacts sur la forêt, mais les autorités le jugent trop cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même l'opposition libérale ne croyait pas vraiment aux chances des citoyens de Khimki de faire cesser les travaux. Sur son blogue, Vladimir Milov, ancien vice-ministre de l'Énergie devenu l'un des leaders du mouvement d'opposition Solidarnost, a reconnu qu'il avait longtemps douté de leur réussite. "S'ils réussissent à interrompre définitivement cette coupe illégale, ce sera une grande victoire sur l'arbitraire du pouvoir."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 5h du matin vendredi, une cinquantaine de jeunes cagoulés ont envahi le campement et ont tabassé les militants. À l'arrivée des policiers, les assaillants avaient déjà pris la fuite et les agents ont arrêté... les écologistes, pour avoir illégalement allumé des feux de camp et essayé d'empêcher leur départ en se couchant devant leurs voitures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de journée, la coupe de bois avait repris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Evguenia Tchirikova et sa bande n'avaient pas dit leur dernier mot. Hier, ils étaient de retour dans la forêt, encore plus forts, accompagnés d'un député et du légendaire musicien rock d'opposition Iouri Chevtchouk. Et encore une fois, la coupe était interrompue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6731183080793128635?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6731183080793128635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6731183080793128635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6731183080793128635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6731183080793128635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/aux-arbres-citoyens.html' title='Aux arbres, citoyens'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFg38JW5QyI/AAAAAAAAAdI/o18fIMgo43o/s72-c/IMG_2388.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2453884404105467916</id><published>2010-08-02T12:55:00.002+04:00</published><updated>2010-08-02T12:59:32.751+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-Unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Les États-Unis et la Russie troquent leurs espions à Vienne</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans Le Figaro le 10 juillet 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'échange des agents a eu lieu hier après-midi à l'aéroport de Vienne, haut lieu de l'espionnage durant la guerre froide. Mais l'esprit de suspicion qui régnait autrefois entre Russes et Américains n'était plus que l'ombre de lui- même. Le scénario écrit rapidement en coulisse par les autorités américaines et russes au cours des derniers jours s'est déroulé comme prévu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures après le troc, les dix espions russes arrêtés par les autorités américaines le 28 juin atterrissaient à Moscou. Ils avaient quitté New York jeudi soir, tout de suite après un procès expéditif dans lequel ils avaient tous reconnu avoir participé à une « conspiration pour agir en tant qu'agent d'un gouvernement étranger sans être dûment enregistré ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, à Moscou, en plein milieu de la nuit, le président Dmitri Medvedev graciait quatre citoyens russes qui purgeaient de longues peines de prison, trois d'entre eux pour espionnage au profit de puissances occidentales : le scientifique Igor Soutiaguine, expert en armement, arrêté en 1999, Aleksander Zaporojski, ex-agent des services de renseignement extérieur russe, emprisonné depuis 2003, et Sergueï Skripal, ancien colonel du renseignement militaire condamné en 2006 à treize ans de prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias russes s'expliquaient toutefois mal hier la présence de Gennady Vassilenko sur la liste des graciés. Cet ancien agent éphémère du KGB avait été arrêté une première fois en 1989, soupçonné d'avoir entretenu des liens avec la CIA, puis relâché l'année suivante. Reconverti dans la sécurité privée, il avait été arrêté et jugé à nouveau en 2006, officiellement pour possession illégale d'armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les deux semaines qu'aura duré le scandale d'espionnage, la Maison-Blanche et le Kremlin se sont montrés avares de commentaires. Une fois le problème résolu, ils n'ont pas caché leur soulagement d'avoir su éviter l'écueil, qui aurait pu constituer un énième refroidissement des relations toujours fragiles entre les deux pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cette action a été accomplie dans le contexte général de l'amélioration des relations russo-américaines », a fait savoir clairement le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué laconique publié hier matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les Russes, l'incident d'espionnage est désormais clos. Selon eux, les liens entre Washington et Moscou pourraient même en ressortir raffermis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Clause de confidentialité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Moscou, experts comme officiels laissent entendre depuis le début du scandale que l'arrestation des espions visait avant tout à déstabiliser l'Administration Obama. Des éléments conservateurs dans l'appareil de sécurité américain auraient ainsi souhaité embêter le président et empêcher un rapprochement russo-américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la Maison-Blanche se réjouissait elle aussi que le scandale d'espionnage ait été résolu si rapidement, elle a prévenu qu'elle ne comptait pas baisser la garde pour autant. En interview à la télévision publique PBS, le chef de cabinet du président Obama, Rahm Emanuel, a indiqué que l'arrestation des espions « lance un signal clair, non seulement à la Russie mais aux autres pays qui voudraient essayer (d'envoyer des espions), que nous les surveillons ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attention se portera maintenant vers les ex-espions et leur nouvelle vie. Vicky Pelaez, la journaliste d'origine péruvienne qui serait la seule non-Russe des 10 espions expulsés vers Moscou, hier, s'est fait offrir, selon son avocat, un logement gratuit dans la capitale russe, des visas pour ses enfants et une pension à vie de 2000 $. Elle a indiqué qu'elle comptait plutôt retourner dans son pays natal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux vaut ne pas attendre non plus sur les tablettes un récit d'espionnage signé Anna Chapman, cette belle rousse de 28 ans dont la vie privée a été largement étalée dans la presse : avant de quitter les États-Unis, les dix agents ont dû signer un document leur interdisant de révéler les détails de leur vie d'espion pour des fins commerciales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2453884404105467916?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2453884404105467916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2453884404105467916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2453884404105467916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2453884404105467916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/les-etats-unis-et-la-russie-troquent.html' title='Les États-Unis et la Russie troquent leurs espions à Vienne'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5252047796036384435</id><published>2010-08-02T12:54:00.001+04:00</published><updated>2010-08-02T12:59:57.528+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-Unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Moscou et Washington vont échanger leurs espions</title><content type='html'>Article publié dans Le Figaro, le 9 juillet 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dès hier, un scientifique russe, accusé d'aider la CIA, a été transféré à Vienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ESPIONNAGE Moscou et Washington veulent en finir au plus vite avec le scandale qui éclabousse les relations bilatérales depuis deux semaines. Les Russes ont accepté de libérer quatre prisonniers convaincus d'espionnage pour des puissances occidentales, indiquait en fin d'après-midi le ministère américain de la Justice. En échange, les Américains devraient transférer en Russie les dix personnes arrêtées par le FBI le 28 juin dernier aux États-Unis et accusées d'avoir collaboré avec le Service des renseignements extérieurs russe (SVR). Le onzième, Christopher Metsos, a pris le large après avoir été libéré sous caution à Chypre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier échange a eu lieu dès hier. Le scientifique Igor Soutiaguine, arrêté en 1999 pour espionnage au profit des Britanniques et des Américains, a appelé son père hier après-midi pour lui confirmer son arrivée en Autriche. De là, il devait s'envoler vers Londres, escorté par un officiel britannique, où il sera libéré. Durant la nuit, la présumée espionne Anna Chapman, jolie rousse de 28 ans, devrait être, de son côté, escortée incognito de New York jusqu'à Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la famille d'Igor Soutiaguine qui a révélé les tractations en cours. Un porte-parole du département d'État américain s'est limité à reconnaître que le sort des espions avait été discuté entre des représentants des deux pays. Tout comme les autorités russes. Les proches et l'avocate d'Igor Soutiaguine ont indiqué que le chercheur avait été transféré en début de semaine de sa prison dans le nord du pays vers Moscou. Les autorités russes lui ont proposé de signer un document où il confirme sa culpabilité, en échange de quoi il est gracié et expulsé du pays. Le tout s'est déroulé en présence de diplomates américains, selon la famille, qui a pu rencontrer le chercheur mardi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Igor Soutiaguine, qui a toujours nié avoir été un espion, a indiqué à ses proches qu'il avait pu prendre connaissance d'une liste initiale de dix autres personnes qui pouvaient être échangées avec lui. Il n'a cité que quelques noms, dont ceux de Sergueï Skripal, ancien colonel du renseignement militaire russe, et Aleksander Zaporojski, ex-agent du Service de renseignements extérieurs. Selon Soutiaguine, l'idée de cet échange est venue des autorités américaines. Puisqu'aucun Américain n'est actuellement détenu en Russie pour espionnage, les prisonniers rendus par Moscou devraient tous être des citoyens russes. Aucune loi en Russie et aux États-Unis ne prévoyant un tel échange, la décision a dû être prise dans les plus hautes sphères du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un processus semé d'embûches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Maison-Blanche et le Kremlin se montrent jusqu'ici peu loquaces. Viktor Kremeniouk, directeur adjoint de l'Institut des États-Unis et du Canada de l'Académie russe des sciences, estime que « les deux pays ne veulent pas nuire à leur rapprochement » initié par Barack Obama. Kremeniouk connaît bien Igor Soutiaguine. Avant d'être arrêté pour espionnage en 1999, Soutiaguine était chercheur spécialisé en armement pour son institut. « Plusieurs des accusations à son encontre sont de la pure invention », affirme Kremeniouk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon toute vraisemblance, Soutiaguine, comme les présumés espions arrêtés aux États-Unis, ne détient pas d'informations sensibles et ne représente donc pas une menace pour la sécurité nationale russe. Kremeniouk estime que la conclusion rapide de cette affaire « ne signifie pas pour autant que les relations russo-américaines ont un avenir radieux devant elles. » Le rapprochement bilatéral « sera toujours parsemé d'embûches. Il y a des gens des deux côtés, formés durant la guerre froide, qui veulent faire dérailler le processus », allusion aux conservateurs américains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5252047796036384435?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5252047796036384435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5252047796036384435' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5252047796036384435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5252047796036384435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/moscou-et-washington-vont-echanger.html' title='Moscou et Washington vont échanger leurs espions'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-4919103709574732473</id><published>2010-08-02T12:45:00.002+04:00</published><updated>2010-08-02T12:53:56.288+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Moscou cherche à mettre au pas les potentats locaux</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans Le Figaro le 7 juillet 2010.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Версия на русском языке в Иносми.ру: &lt;a href="http://www.inosmi.ru/politic/20100707/161121069.html"&gt;Москва пытается приструнить региональных владык&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mourtaza Rakhimov, puissant président du Bachkortostan, n'est plus en odeur de sainteté au Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est venu tout d'un coup, après dix-sept ans de règne sans partage sur le Bachkortostan pétrolifère (Bachkirie, dans l'Oural). Le 19 juin, la chaîne fédérale NTV, propriété du géant gazier étatique Gazprom, diffuse un reportage incendiaire sur le clan du président Mourtaza Rakhimov, 76 ans : corruption, extorsion, appropriation des biens de l'État. « Chaque oiseau bachkir doit remplir le budget de la famille Rakhimov », laisse tomber le narrateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la foulée, les autres médias favorables au Kremlin se sont mis de la partie. Fin juin, le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta reprenait les mêmes arguments pour discréditer Rakhimov, prévenant que « les actions de l'administration locale sont déjà tombées dans une zone d'attention particulière pour les instances policières. » Cette semaine, Rakhimov a intenté des poursuites pour diffamation contre NTV, menaçant de s'en prendre aussi aux autres médias qui mettent en doute son honnêteté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En février dernier, Mourtaza Rakhimov avait pourtant toujours les faveurs de Moscou. Dans une interview à la même Rossiïskaïa Gazeta, il expliquait comment il comptait participer au processus de « modernisation » cher au président Dmitri Medvedev. En octobre 2006, Vladimir Poutine, alors président, avait reconduit Rakhimov dans ses fonctions. Ce que les médias « omettent » de mentionner, c'est que les malversations qui lui sont aujourd'hui reprochées datent pour la plupart d'avant cette date...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Négocier avec doigté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question, maintenant, n'est plus de savoir si Rakhimov conservera son poste à la fin de son mandat en octobre 2011, mais s'il sera démis avant cette échéance. Depuis l'abolition des élections des dirigeants régionaux en 2004, le président russe a théoriquement tout le loisir de nommer et de renvoyer les 83 « têtes » de la fédération. La réalité est toutefois plus complexe. Comme d'autres dinosaures du pouvoir régional, Rakhimov a échafaudé une machine politico-économique qui est devenue garante de la stabilité de sa république. Pour éviter les troubles, Moscou doit donc négocier avec doigté. En janvier dernier, le président du Tatarstan, Mintimer Chaïmiev, avait demandé à ce que son mandat ne soit pas renouvelé. Il proposait comme successeur son fidèle premier ministre, voeu exaucé par le Kremlin. Depuis, d'autres potentats ont préféré la retraite dorée à la guerre contre la « verticale du pouvoir » chère à Vladimir Poutine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une autre lutte s'annonce pour le Kremlin. En décembre prochain viendra à échéance le cinquième mandat du maire de Moscou, Iouri Loujkov. Le puissant édile n'a donné aucun signe qu'il était prêt à quitter de lui-même le siège qu'il occupe depuis dix-huit ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-4919103709574732473?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/4919103709574732473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=4919103709574732473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4919103709574732473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4919103709574732473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/moscou-cherche-mettre-au-pas-les.html' title='Moscou cherche à mettre au pas les potentats locaux'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6071479426251218971</id><published>2010-08-02T12:41:00.003+04:00</published><updated>2010-08-02T12:44:54.078+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Les Kirghiz ont voté pour la stabilité</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reportage publié dans La Croix le 28 juin 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(Bichkek, Kirghizstan) Les électeurs se sont prononcés hier par référendum pour l'instauration d'une démocratie parlementaire, afin de rétablir la stabilité du pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bureau de vote de l'école n° 24, dans le centre de la capitale, Bichkek, des haut-parleurs crachent une version instrumentale de L'Été indien de Joe Dassin pour inciter les électeurs à venir déposer leur bulletin dans l'urne. Sur toutes les lèvres, quatre mots : stabilité, calme, ordre et légitimité. Le message de la présidente intérimaire Rosa Otounbaïeva est vraisemblablement passé : le référendum sur la nouvelle Constitution donnera à son gouvernement, issu du coup d'État du 7 avril dernier, la légitimité dont il a besoin jusqu'aux élections législatives de septembre. Il pourra s'employer à restaurer l'ordre, le calme et ramener la stabilité au Kirghizstan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les électeurs rencontrés hier matin ont affirmé avoir voté pour la nouvelle Constitution, qui propose de faire passer la petite république ex-soviétique d'Asie centrale d'un système présidentiel à un système parlementaire. Aucun toutefois n'apportait un soutien inconditionnel au gouvernement provisoire. « Il est tout de même mieux que le régime de Bakiev ! lance Aïnagoul Doboulbekova, contrôleuse dans un poste électrique, en référence au président renversé il y a deux mois et demi. Eux, au moins, ils ont un peu de conscience et sont fiers de leur peuple. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« S'ils n'avaient pas fait leur coup d'État, il n'y aurait jamais eu toutes ces victimes en avril (NDLR : 87 morts), constate Lioubov Derkatch, venue voter avec son bébé de 4 mois. Mais en même temps, ils n'auraient jamais réussi à prendre le pouvoir d'une autre façon. Bakiev était installé à vie. » La présidente Otounbaïeva répète depuis des semaines que la nouvelle Constitution est la seule chance de ramener la stabilité. Un système parlementaire empêchera la concentration du pouvoir dans les mains d'une seule personne. C'est pourquoi Rosa Otounbaïeva a insisté pour que l'exercice ait lieu à la date prévue, en dépit des violences qui ont frappé le sud du pays et fait plus de 400 000 réfugiés et déplacés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, tout a été fait pour assurer une participation maximale des électeurs. Compte tenu du nombre de déplacés et de gens qui ont perdu leurs papiers, tout citoyen a pu voter dans n'importe quel bureau de vote du pays, même sans papier d'identité, à condition d'être reconnu par deux membres de la commission électorale. Dans le Sud, des brigades d'urnes mobiles ont été organisées pour faire voter ceux qui craignaient de sortir de leur domicile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réfugiés d'ethnie ouzbèke entassés dans des camps en Ouzbékistan ont été rapatriés cette semaine, parfois contre leur gré selon Amnesty International, afin qu'ils puissent participer au référendum. Le politologue kirghiz Nour Omarov doute toutefois que la nouvelle Constitution soit suffisante pour assurer un avenir radieux au Kirghizstan : « L'important, ce n'est pas la sorte de république que nous avons, mais les gens qui sont au pouvoir. » Et pour l'instant, dit-il, la plupart des prétendants aux hautes fonctions sont des caciques des régimes précédents qui cherchent à reprendre leur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le sud du pays, le vote s'est déroulé sous haute surveillance. Si les violences ont cessé entre la majorité kirghize et la minorité ouzbèke, la situation reste tendue. L'élément déclencheur des troubles qui ont fait au moins 264 morts reste toujours une énigme. Les services de sécurité kirghiz ont bien annoncé, jeudi, les conclusions de leur enquête : la famille Bakiev a financé des mouvements islamistes ouzbeks liés à Al-Qaida et aux talibans afghans pour qu'ils mettent à sac le Sud, afin de faire dérailler le processus référendaire et de ramener au pouvoir l'ex-président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'idée d'une implication du clan Bakiev ne peut être exclue, celle des islamistes ouzbeks est farfelue, selon les nombreux témoignages recueillis par La Croix la semaine dernière à Och, épicentre des violences. Des photos et vidéos prises dans cette ville par des touristes étrangers durant les heurts montrent clairement des groupes d'ethnie kirghize en train de piller la ville, ainsi que des policiers et militaires passifs, sinon complices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La complicité possible des forces de l'ordre laisse croire que des membres du gouvernement provisoire ayant un contrôle sur la police et l'armée pourraient avoir une responsabilité dans les violences. La mésentente au sein du gouvernement, formé de différentes tendances politiques d'opposition, n'est un secret pour personne à Bichkek. Si une force extérieure ne vient pas usurper le faible pouvoir de Rosa Otounbaïeva, l'éclatement pourrait encore venir de l'intérieur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6071479426251218971?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6071479426251218971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6071479426251218971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6071479426251218971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6071479426251218971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/les-kirghiz-ont-vote-pour-la-stabilite.html' title='Les Kirghiz ont voté pour la stabilité'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-4312660840937615112</id><published>2010-08-02T12:29:00.003+04:00</published><updated>2010-08-02T12:41:14.962+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Kirghizstan: référendum constitutionnel à haut risque</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reportage publié dans La Presse le 26 juin 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bichkek, Kirghizistan - Déchiré par un conflit ethnique qui a déjà fait des centaines de morts, le Kirghizistan votera demain pour une nouvelle Constitution. Un exercice à haut risque qui pourrait faire passer ou casser le gouvernement provisoire en quête de légitimité. Et soulever une nouvelle vague de violences, nous explique notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cinq ans, Bazyl Abdyjalanov a vu deux révolutions lui passer sous les yeux. Demain, ce concierge de l'entrée de la Maison-Blanche de Bichkek, siège du gouvernement kirghiz, votera «pour la paix».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaCol0DuYI/AAAAAAAAAdA/_pmpmM_EBFo/s1600/IMG_2365.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaCol0DuYI/AAAAAAAAAdA/_pmpmM_EBFo/s320/IMG_2365.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500727628736477570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«Je voterai pour la nouvelle Constitution, bien sûr. Nous aurons la paix et alors le gouvernement provisoire pourra fonctionner», dit le sexagénaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2005, il était malgré lui aux premières loges de la «révolution des tulipes», qui a renversé le président Askar Akaïev, accusé d'autoritarisme. Puis, en avril dernier, il a vu de la même façon le successeur d'Akaïev, Kourmanbek Bakiev, être chassé du pouvoir par une foule en colère pour les mêmes raisons. Les deux fois, Bazyl Abdyjalanov a pris ses jambes à son cou. Comme les présidents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bazyl estime que les Kirghiz «doivent absolument participer au référendum». Non pas qu'il soit un grand partisan de la nouvelle Constitution proposée - il ne l'a pas lue de toute façon -, mais parce que le simple fait de tenir un vote démocratique après un coup d'État représente un espoir de stabilisation pour sa petite ex-république soviétique d'Asie centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le gouvernement provisoire, ce référendum est crucial. La présidente par intérim, Rosa Otounbaïeva, ne cache pas que l'exercice est sa seule chance de gagner une légitimité avant l'élection législative prévue pour septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Grands bouleversements&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux présidents qu'a connus le pays depuis son indépendance en 1991 ont profité de leur position pour s'enrichir, usurper le pouvoir et mater toute opposition. Passer d'une république présidentielle à une parlementaire empêcherait la concentration du pouvoir dans les mains d'un seul homme, assure le gouvernement provisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L'important, ce n'est pas quelle sorte de république nous avons, mais qui sont les gens au pouvoir», nuance toutefois le politologue kirghiz Nour Omarov. Et pour l'instant, la plupart des prétendants aux hautes fonctions sont d'anciens caciques des régimes précédents qui cherchent à reprendre leur place. Ce qui ne laisse pas présager des jours meilleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, depuis l'arrivée du gouvernement provisoire, formé de membres des différentes factions de l'opposition, plusieurs entreprises ont été nationalisées dans le pays. «Ils utilisent les mêmes vieux mécanismes de privatisation cachée (pour s'enrichir)», souligne Nour Omarov, qui a pourtant appuyé le renversement du régime Bakiev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le politologue doute ainsi que le gouvernement provisoire acceptera le verdict des urnes. «Je crois qu'ils falsifieront le résultat s'il n'est pas en leur faveur.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux précédents coups d'État ont prouvé qu'il était plutôt facile de renverser les dirigeants avec l'appui de quelques milliers de partisans, même sans armes à feu. Dans la capitale Bichkek, personne n'exclut qu'un autre groupe politique tente de prendre le pouvoir par la force. Si le gouvernement provisoire perd son référendum demain, et ainsi sa crédibilité, les chances de putsch ne feront qu'augmenter.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Violences ethniques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale crainte pour le bon déroulement du référendum se trouve toutefois dans le sud du pays. Il y a deux semaines, des violences entre les Kirghiz et la minorité ouzbek ont fait des centaines, voire des milliers de morts. Environ 400 000 personnes, principalement d'ethnie ouzbek, ont fui leur domicile. La plupart sont rentrés, mais plusieurs ont retrouvé leur maison incendiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi, les services de sécurité kirghiz ont fait savoir qu'ils avaient déterminé l'identité des coupables des violences ethniques: des mouvements islamistes ouzbeks liés à Al-Qaïda et aux talibans afghans, financés par la famille de l'ex-président Bakiev. Selon les autorités, leur but était de faire dérayer le processus référendaire afin que l'ex-président puisse reprendre le pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'hypothèse de l'implication du clan Bakiev est probable, celle du rôle des islamistes ouzbeks est farfelue, selon les nombreux témoignages que La Presse a recueillis la semaine dernière à Och, épicentre des violences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle que soit l'identité des instigateurs des troubles, une chose est certaine: rien ne les empêche de frapper de nouveau et de pousser encore un peu plus le faible État kirghiz vers la défaillance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-4312660840937615112?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/4312660840937615112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=4312660840937615112' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4312660840937615112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4312660840937615112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/kirghizstan-referendum-constitutionnel.html' title='Kirghizstan: référendum constitutionnel à haut risque'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaCol0DuYI/AAAAAAAAAdA/_pmpmM_EBFo/s72-c/IMG_2365.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-232164429856620102</id><published>2010-08-02T12:25:00.002+04:00</published><updated>2010-08-02T12:28:49.175+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>À Och, les barricades sont levées, pas la méfiance</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reportage publié le 21 juin 2010 dans La Presse et La Croix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Och, Kirghizistan - Les barricades sont levées. Dans la deuxième ville du Kirghizistan, épicentre des violences ethniques des dernières semaines, l'armée a rétabli cette fin de semaine la circulation entre les quartiers kirghiz, ouzbeks et mixtes, sans rencontrer de résistance. Les réfugiés commencent timidement à rentrer, mais la méfiance et les rumeurs d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;e nouveaux affrontements demeurent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Begaïm Nouralieva retourne dans sa maison pour la première fois depuis plus d'une semaine. Avec une dizaine d'autres habitants kirghiz du quartier Chahid Tepa, à majorité ouzbèke, elle est escortée jusqu'à sa demeure par des soldats en armes. "Nous n'avons pas peur de nos voisins, mais des Ouzbeks qui viennent d'ailleurs", confie la frêle infirmière de 47 ans, visiblement effrayée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaBey6Q88I/AAAAAAAAAc4/Q-FheM09elQ/s1600/IMG_2180.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaBey6Q88I/AAAAAAAAAc4/Q-FheM09elQ/s320/IMG_2180.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500726360941851586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les voisins ouzbeks l'accueillent chaleureusement. En voyant sa maison saccagée et pillée, Begaïm s'effondre en larmes. Mais elle refuse d'accuser les habitants du quartier et de s'avancer sur l'identité des voleurs. Selon Begaïm, "le temps dira" s'il est possible pour les 30 familles kirghizes de Chahid Tepa de continuer d'y vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, toutefois, mieux vaut ne pas prendre de risques. Après avoir rempli de vêtements quelques sacs de plastique, les Kirghiz repartent en véhicule blindé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques minutes plus tôt, les blindés défaisaient encore les barricades de fortune du quartier, dressées par la minorité ouzbèke pour se protéger de nouvelles attaques. En moins d'une heure, ils déplacent camions-citernes et cylindres de béton mis en travers de la route, obtenant même du renfort des Ouzbeks, pourtant opposés à l'opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Och, si la confiance entre majorité kirghize et minorité ouzbèke est loin d'être revenue, les tensions s'apaisent. Quelques milliers d'Ouzbeks, principales victimes des violences, ont même repris le chemin de la maison durant le week-end. Selon l'ONU, le conflit a fait 400 000 déplacés et réfugiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au poste frontière improvisé de Vlksm, ouvert dans l'urgence au premier jour des hostilités, des centaines de réfugiés retournent au Kirghizistan, enjambant des barbelés recouverts d'un petit tapis fleuri.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rumeurs et tensions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais chacun reste sur ses gardes. À Och, les rumeurs fusent, laissant planer le doute sur la suite des événements. Même aujourd'hui, il reste difficile de déterminer ce qui a déclenché les hostilités dans la nuit du 10 au 11 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant l'embrasement, les tensions ethniques étaient bien réelles, soit. Mais les motifs et l'identité des instigateurs des violences dans la deuxième ville du pays, qui se sont ensuite répandues à d'autres localités du sud du Kirghizistan, demeurent nébuleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il eu viol d'étudiantes kirghizes par une bande de jeunes Ouzbeks dans un dortoir du centre-ville? La rumeur kirghize l'assure, mais aucun témoin direct. Pour la minorité ouzbèke, le premier épisode du conflit, c'est l'attaque de leurs quartiers par des hordes d'incendiaires cagoulés, vraisemblablement kirghiz, avec l'aide de véhicules blindés et de soldats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ampleur des dégâts et le nombre de victimes, qui se comptent en centaines voire en milliers, laissent penser que les violences étaient organisées. Plusieurs citoyens et d'ex-officiels soupçonnent le maire d'Och, Melisbek Myrzakmatov, d'avoir commandité les massacres. Le principal intéressé nie et accuse d'improbables groupes islamistes liés au terrorisme international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon certains, le maire aurait voulu aider le président déchu Kourmanbek Bakiev, chassé du pouvoir en avril, à reprendre le contrôle du sud du pays. En faisant dérailler le référendum constitutionnel prévu dimanche prochain, il saperait du même coup l'autorité du fragile gouvernement provisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon d'autres, le maire ou des groupes mafieux voulaient débarrasser la ville des commerçants ouzbeks prospères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est certain aujourd'hui, c'est qu'Och, Djalal-Abad et d'autres villes et villages du sud du Kirghizistan sont défigurés, déchirés et divisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs Kirghiz ne cachent pas leurs sentiments nationalistes et estiment que les Ouzbeks, qui forment 15% de la population, devraient quitter "leur" pays. Même s'ils l'habitent depuis des siècles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ouzbeks, eux, ne font pas confiance aux autorités et aux forces de l'ordre, contrôlées presque sans exception par la majorité kirghize. Pas étonnant pour eux que les seules personnes arrêtées en lien avec les troubles soient d'ethnie ouzbèke ou des "mercenaires étrangers".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des prochaines semaines, si le calme s'installe, des milliers d'Ouzbeks, déplacés internes ou réfugiés, retrouveront leur maison pillée ou brûlée. Des Kirghiz aussi ont perdu leur toit, et quelques centaines devront décider s'ils retournent dans leur quartier à majorité ouzbèke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des comités de réconciliation ont été créés, mais pour l'instant, Ouzbeks et Kirghiz ne s'entendent que sur un seul point: il ne suffirait que d'une étincelle pour remettre le feu aux poudres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-232164429856620102?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/232164429856620102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=232164429856620102' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/232164429856620102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/232164429856620102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/och-les-barricades-sont-levees-pas-la.html' title='À Och, les barricades sont levées, pas la méfiance'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaBey6Q88I/AAAAAAAAAc4/Q-FheM09elQ/s72-c/IMG_2180.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-4941759985009878458</id><published>2010-08-02T12:21:00.003+04:00</published><updated>2010-08-03T20:02:11.403+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Rosa Otounbaïeva: une diplomate pour apaiser les tensions</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon portrait de la présidente intérimaire kirghize, publié dans La Presse le 19 juin 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Och, Kirghizistan - Calme, modérée, posée. La présidente intérimaire du Kirghizistan est tout le contraire de son pays. Hier, Rosa Otounbaïeva a fait une visite éc&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;lair à Och, épicentre des violences interethniques des derniers jours. Accueillie par une foule en colère, l'ex-diplomate a cherché à calmer les esprits, qui appellent notamment à la ségrégation raciale. Notre collaborateur l'a suivie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaArcVJaDI/AAAAAAAAAcw/puB-VqvgGd8/s1600/IMG_2042.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaArcVJaDI/AAAAAAAAAcw/puB-VqvgGd8/s320/IMG_2042.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500725478707259442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lorsque Rosa Otounbaïeva arrive, personne n'applaudit. Mais personne ne hue non plus. Les doléances des citoyens sont pourtant nombreuses dans un pays au bord de la guerre civile. Mais en dépit de sa faible autorité, la présidente intérimaire réussit à s'extraire de la mêlée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme de 59 ans est habituée aux négociations. Depuis le milieu des années 80, Rosa Otounbaïeva travaille dans la diplomatie. Elle a été à trois reprises ministre des Affaires étrangères du Kirghizistan, dont deux fois en période critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la chute de l'URSS en 1991, elle a pris les commandes des relations extérieures d'un pays indépendant malgré lui. En 2005, après avoir aidé au renversement populaire d'Askar Akaïev par la "révolution des tulipes", elle a fait de même, dans l'espoir de réformer un système étatique corrompu et dysfonctionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ses illusions de changement s'étant rapidement envolées, elle s'est jointe à son ancien allié révolutionnaire, Kourmanbek Bakiev. En avril dernier, le président, devenu autoritaire après cinq ans de pouvoir, a lui aussi été chassé du pouvoir par de violentes émeutes qui ont fait 87 morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étonnamment, c'est la députée Otounbaïeva, la plus modérée des leaders putchistes, qui a été nommée à la présidence intérimaire. Son mandat ne devait durer que six mois, mais en raison des troubles qui enflamment le pays depuis, il a été prolongé en mai jusqu'à décembre 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa tenue immaculée, qui fait presque oublier son discret gilet pare-balles beige, Rosa Otounbaïeva détonne parmi ses semblables. De ses postes d'ambassadrice aux États-Unis et au Royaume-Uni dans les années 90, elle revient occidentalisée. Dans la manière, le ton, comme le discours, qu'elle peut tenir en kirghiz et en russe, mais aussi en anglais, une langue peu connue de ses compatriotes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Och, la présidente est venue hier écouter une population déchirée et enragée. Les habitants kirghiz et ouzbeks de la deuxième ville du pays s'accusent mutuellement d'avoir été à la source des violences qui ont fait 192 morts en moins d'une semaine, selon un bilan très partiel, probablement "plusieurs fois plus élevé" de l'avis d'Otounbaïeva. Elle a même déclaré au quotidien russe Kommersant qu'elle multiplierait "par 10 les chiffres officiels". Ce qui pourrait faire grimper à 2000 le nombre de morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire cesser les hostilités, son gouvernement provisoire a été impuissant, lui ont rappelé avec véhémence des représentants de quartiers d'Och. Après avoir défendu ses actions, Otounbaïeva a prêté l'oreille pendant plus d'une heure, en prenant des notes, aux discours enflammés des femmes et hommes, tous d'ethnie kirghize, comme elle. Compte tenu de l'atmosphère tendue, les rares Ouzbeks présents n'ont pas osé prendre la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs orateurs ont appelé à la fin des quartiers mixtes à Och, à la séparation des deux communautés historiques de la ville, et exigé que la présidente prenne des mesures sévères contre la minorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Allez, calmons-nous. Certains d'entre vous sont très émotifs dans leurs déclarations, et nous n'avons pas besoin de ça", a tranché Rosa Otounbaïeva, son tour venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans la rue, la foule kirghize, brandissant les photos de proches pris en otages dans des quartiers ouzbeks, était encore plus nombreuse. Et plus en colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses petits souliers, la chef de l'État intérimaire, cachée sous un parapluie et protégée par les mallettes pare-balles de ses gardes du corps, a tout de même tenu à prendre la parole. "Je vous promets la paix dans deux jours."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop long pour les manifestants. Et toute la faiblesse de la présidence de cette petite femme solide est alors ressortie, lorsqu'elle a dû céder devant le chef de la police d'Och, qui voulait reprendre le contrôle des quartiers ouzbeks avant 24 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le chaos kirghiz, Rosa Otounbaïeva n'a pratiquement que le poids de sa bonne conscience.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-4941759985009878458?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/4941759985009878458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=4941759985009878458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4941759985009878458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4941759985009878458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/rosa-otounbaieva-une-diplomate-pour.html' title='Rosa Otounbaïeva: une diplomate pour apaiser les tensions'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFaArcVJaDI/AAAAAAAAAcw/puB-VqvgGd8/s72-c/IMG_2042.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-7086106074333491023</id><published>2010-08-02T12:17:00.002+04:00</published><updated>2010-08-02T12:21:39.297+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Les Ouzbeks du Kirghizstan dénoncent des violences ciblées</title><content type='html'>Reportage publié dans La Croix et La Presse le 18 juin 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Och, Kirghizistan - Les combats interethniques ont cessé dans le sud du Kirghizistan. Mais la minorité ouzbèke d'Och craint toujours de sortir de ses quartiers dévastés. Et même d'y laisser entrer l'aide humanitaire. C'est qu'ils sont de plus en plus nombreux à croire que les violences de la dernière semaine ont été directement organisées par les autorités locales, dominées par la majorité kirghize, raconte notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qui va répondre de nos maisons brûlées, des meurtres, des femmes violées?" Sur une tribune improvisée, entouré des hommes du quartier ouzbek de Chahid-Teba, Mourat Isakov se lance dans un discours enflammé. Le général à la retraite à qui il fait la morale, un Kirghiz, baisse la tête. Il était venu négocier la levée des barricades afin de faire passer 20 tonnes de produits de première nécessité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous n'en voulons pas, de votre aide humanitaire!" crie la foule. Mourat, vétéran de la guerre soviétique en Afghanistan, calme ses compatriotes et poursuit sa diatribe contre le général silencieux, représentant malgré lui des Kirghiz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si vous voulez montrer aux Ouzbeks que nous sommes des peuples frères, la balle est dans votre camp. Ici, tout est calme. Nous n'avons fait que nous défendre."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Chahid-Teba, des dizaines de maisons ont été incendiées lors des violences qui ont débuté dans la nuit du 10 au 11 juin et ont fait au moins 191 morts, selon un bilan officiel largement sous-estimé. Rien que dans ce quartier, les habitants ont inhumé 18 des leurs dans une fosse commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au poste de contrôle qui sépare Chahid-Teba d'un quartier mixte, des soldats, tous kirghiz, fouillent les voitures. Leader informel de la foule, grand orateur, Mourat explique au général Moldochev que les Ouzbeks ont toujours peur des militaires, même si les tirs ont cessé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon ce que La Presse a pu observer, les secteurs ouzbeks d'Och ont été indéniablement plus touchés que les quartiers kirghiz, que les incendiaires ont laissés pratiquement intacts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Luttes mafieuses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entrevue, le maire de la ville, Melisbek Myrzakmatov, nie que les divisions ethniques aient pu causer les violences et que les Ouzbeks aient été plus visés que les Kirghiz. "Le simple peuple n'y est pour rien. Nos deux peuples vivent ensemble depuis des siècles et maintenant des forces extérieures veulent les monter l'un contre l'autre", affirme-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ_6QYiyDI/AAAAAAAAAco/mHg29RRGqtg/s1600/IMG_2028.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ_6QYiyDI/AAAAAAAAAco/mHg29RRGqtg/s320/IMG_2028.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500724633686689842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Selon lui, ces forces pourraient être des islamistes liés à "des groupes terroristes internationaux". Il y a en effet de tels mouvements dans la vallée de Ferghana, où se trouve Och, mais ils n'ont jamais été à l'origine d'attaques d'une telle ampleur au Kirghizistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues d'Och, l'hypothèse de l'implication de forces étrangères ou islamistes est beaucoup moins populaire que dans les couloirs de la mairie. Pour les Kirghiz comme pour les Ouzbeks, les affrontements interethniques ont plutôt pour source les luttes politiques et mafieuses qui ont mené à deux coups d'État en cinq ans, dont le plus récent en avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le maire insiste: plusieurs personnes ont été arrêtées au cours de la semaine et "ce ne sont pas des citoyens du Kirghizistan".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, La Presse a eu accès hier à une prison du Service d'État de sécurité nationale, où une dizaine d'hommes, tous Ouzbeks, ont été présentés comme des participants aux violences. Il s'agirait des seuls détenus arrêtés en lien avec les événements survenus à Och. Certains membres des forces de l'ordre ne cachaient pas leur conviction que la minorité ouzbèke était responsable du saccage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hôpital psychiatrique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De son côté, la communauté ouzbèke, qui compte pour environ 40% de la population d'Och, accuse les autorités régionales de discrimination. Peu de ses membres en effet travaillent dans l'administration et les forces de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire Myrzakmatov nie. "C'est parce qu'aucun Ouzbek ne veut travailler dans l'appareil d'État pour 100$ par mois", répond-il, agacé. "Qui parmi eux s'enrôle pour protéger nos frontières? Aucune autre ethnie à part les Kirghiz ne veut servir dans notre armée et défendre nos frontières."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le quartier de Chahid-Teba, Danil Olmat, la vingtaine, voit les choses différemment: "Dès que tu envoies une demande pour devenir employé de l'État et qu'ils voient que tu es ouzbek, tu es rejeté. J'ai une licence en droit, mais je suis chômeur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les Ouzbeks, le maire est désormais devenu suspect dans le déclenchement des violences. Dans une interview accordée cette semaine au site d'information Ferghana.ru, le vice-maire, Timour Kamtchibekov, a accusé son supérieur d'avoir un "lien direct avec les événements".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, Kamtchibekov, qui se serait porté à la défense des Ouzbeks durant les violences, a été relevé de ses fonctions. Melisbek Myrzakmatov ne nie pas le renvoi de son adjoint. Mais pour l'expliquer, il brandit aux journalistes la photocopie d'un diagnostic de maladie mentale établi par un hôpital psychiatrique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-7086106074333491023?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/7086106074333491023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=7086106074333491023' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7086106074333491023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7086106074333491023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/les-ouzbeks-du-kirghizstan-denoncent.html' title='Les Ouzbeks du Kirghizstan dénoncent des violences ciblées'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ_6QYiyDI/AAAAAAAAAco/mHg29RRGqtg/s72-c/IMG_2028.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6912252305229213024</id><published>2010-08-02T12:07:00.004+04:00</published><updated>2010-08-02T12:17:10.870+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><title type='text'>Och déchirée entre Ouzbeks et Kirghiz</title><content type='html'>Reportage publié dans La Croix, La Presse et La Tribune de Genève le 17 juin 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À Och, les blessures seront longues à cicatriser. Épicentre des violences interethniques qui ravagent le sud du Kirghizstan depuis vendredi dernier, la deuxième ville du pays est défigurée et dépouillée de milliers de ses habitants en fuite. Des Kirghiz, majoritaires, et des Ouzbeks, minoritaires, accusent les responsable&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;s politiques d'avoir instrumentalisé leurs tensions pour faire avancer leurs intérêts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ-fr8_mbI/AAAAAAAAAcY/mZ8JyuYorBg/s1600/IMG_1973.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ-fr8_mbI/AAAAAAAAAcY/mZ8JyuYorBg/s320/IMG_1973.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500723077719234994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour se rendre dans le village de Chark, à la sortie d'Och, il faut changer de voiture. Le chauffeur kirghiz n'ose plus s'aventurer dans les bourgs peuplés d'Ouzbeks. Et inversement. À Chark, le ressentiment est grand. Mais personne ne sait nommer avec certitude les coupables des attaques qui ont dévasté le village. « L'armée ouvrait le passage en camion blindé puis d'autres nous attaquaient, certains en uniforme, d'autres non. Difficile de dire si c'était des soldats ou non », explique Darvan Badalov, 35 ans, montrant les vestiges de dizaines de maisons et commerces incendiés. Femmes et enfants du village ont pour la plupart fui. Sans armes apparentes, les hommes ont installé des barricades sur la chaussée, craignant de nouvelles agressions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au pied de l'école primaire à moitié rasée par les flammes, Takhir Ousmanov raconte l'histoire de son fils, « tué par un sniper » alors qu'il tentait dimanche d'éteindre le troisième incendie de l'école en trois jours. Le géologue de 59 ans n'en veut toutefois pas au peuple kirghiz, même s'il pense que certains de ses membres sont à l'origine des troubles. « Il n'y a pas de mauvaise nation, il n'y a que des mauvaises personnes », dit-il, avant d'ajouter avoir reçu les condoléances de plusieurs collègues et amis kirghiz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les habitants du village, les vrais coupables sont les « politiciens ». Et pas seulement Kourmanbek Bakiev, le président renversé par de violentes manifestations en avril, que le gouvernement intérimaire de Roza Otounbaïeva accuse d'avoir allumé la mèche d'un conflit ethnique latent afin de reprendre les rênes de l'État. « Le gouvernement provisoire avait besoin de ce chaos pour se maintenir », lance un autre villageois. « Bakiev et le gouvernement cherchent à se partager le pouvoir sur le dos du peuple ouzbek », renchérit un troisième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ-4N40mKI/AAAAAAAAAcg/iDyp3EH7so4/s1600/IMG_1977.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ-4N40mKI/AAAAAAAAAcg/iDyp3EH7so4/s320/IMG_1977.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500723499145402530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Takhir a bon espoir qu'Ouzbeks et Kirghiz puissent vivre à nouveau ensemble. Il est toutefois moins optimiste sur les chances de voir le Kirghizstan redevenir l'îlot de stabilité et de relative démocratie en Asie centrale que l'ex-république soviétique a été après la chute de l'URSS. « Je voudrais bien dire que j'attends des dirigeants honnêtes, mais je suis certain que les prochains seront encore des bandits ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques kilomètres de Chark, dans le centre-ville d'Och, la vie commençait timidement à reprendre son cours hier. Sur l'une des rues principales, des marchands étalaient oignons, patates, concombres, pain, abricots et autres produits sur des couvertures au sol. Devant eux, des commerces calcinés et d'autres épargnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nombreux graffitis « Mort aux Ouzbeks » un peu plus loin n'avaient toutefois rien pour rassurer la minorité. Ni les milices kirghizes aux allégeances floues sillonnant la ville, kalachnikov en bandoulière. La mixité habituelle du centre-ville en prenait ainsi un coup. Pas un commerçant ouzbek n'osait y tenir pavillon. Les quelques clients appartenant à l'ethnie minoritaire - plus de 40 % de la population -, passaient rapidement faire leurs courses, avant de repartir aussitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Employée d'une coopérative agricole, la Kirghize Bouroul Bourjebaïeva est convaincue que les deux communautés n'ont rien à gagner de ces troubles. « C'est l'élite qui crée la division, pas le peuple ». Juste à côté, le boulanger Bekbolot blâme plutôt les Ouzbeks, devenus récemment « trop gourmands » à son goût. « Pourquoi veulent-ils une autonomie, la reconnaissance de leur langue et des hauts postes dans l'administration ? Si ça ne leur plaît pas ici, ils peuvent retourner dans leur patrie historique », l'Ouzbékistan. En attendant, la fuite des commerçants ouzbeks a une conséquence pour tous ses habitants. Depuis des générations, ils étaient bouchers. La viande est désormais introuvable à Och.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6912252305229213024?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6912252305229213024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6912252305229213024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6912252305229213024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6912252305229213024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/och-dechiree-entre-ouzbeks-et-kirghiz.html' title='Och déchirée entre Ouzbeks et Kirghiz'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ-fr8_mbI/AAAAAAAAAcY/mZ8JyuYorBg/s72-c/IMG_1973.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1856300497617844844</id><published>2010-08-02T12:03:00.002+04:00</published><updated>2010-08-02T12:07:12.489+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Des milliers de civils tentent de fuir le Kirghizstan</title><content type='html'>Article publié dans La Croix, La Presse et La Tribune de Genève le 15 juin 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour la quatrième journée, les violences interethniques se sont poursuivies hier dans le sud du Kirghizstan. Le bilan provisoire de 138 morts et de 1761 blessés serait largement sous-estimé. La Russie et ses alliés ex-soviétiques ayant exclu une fois de plus hier l'envoi rapide d'une force de maintien de la paix, rien ne semble pouvoir arrêter les violences à court terme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réfugiés d'ethnie ouzbèke continuent de tenter de s'enfuir du Kirghizstan vers l'Ouzbékistan voisin. En quatre jours, ils seraient plus de 100 000 à avoir traversé la frontière pour se réfugier dans des camps. Au seul poste-frontière du district de Souzak, ils étaient hier au moins 50 000 autres à vouloir se rendre en Ouzbékistan. Le Comité international de la Croix-Rouge parle d'une situation humanitaire « critique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que l'Ouzbékistan a fermé hier soir sa frontière et a lancé un appel à l'aide internationale pour les 45 000 réfugiés (seuls les hommes adultes sont comptés) et leurs femmes et enfants, qui ont déjà été accueillis. « Nous allons cesser d'accepter des réfugiés du Kirghizstan car nous ne pouvons pas les loger et n'avons pas les capacités pour les accueillir », a déclaré le vice-premier ministre ouzbek, Abdoullah Aripov, au camp de réfugiés de Iorkichlok, à la frontière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Och et Djalalabad, les deuxième et troisième villes du pays, la situation restait très tendue. L'agence kirghize AKIpress rapportait qu'à Djalalabad, un « groupe de jeunes gens armés portant des brassards avec le slogan "S'il y a des Ouzbeks, on va leur tirer dessus" » sillonnait la ville. Un reporter du New York Times visitant un quartier ouzbek d'Och dimanche a constaté que pratiquement tous les édifices étaient en feu sauf un, marqué à la peinture rouge de l'inscription « kirghiz ». Plusieurs Kirghizes auraient aussi indiqué leur appartenance ethnique sur leur voiture afin d'éviter d'être la cible de tirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des réfugiés d'ethnie ouzbèke accusent l'armée kirghize régulière, théoriquement sous le contrôle du gouvernement provisoire, d'ouvrir la voie aux bandes armées kirghizes pour qu'elles commettent un « génocide planifié » contre la minorité ouzbèke du pays. La diaspora ouzbèke, qui constitue près de la moitié de la population dans certaines villes du sud du Kirghizstan, avait pourtant appuyé le gouvernement provisoire lors des violentes émeutes qui ont renversé le président Kourmanbek Bakiev, le 7 avril dernier. Mais le contrôle du gouvernement sur la situation et même sur sa propre armée est limité. La présidente intérimaire Rosa Otounbaïeva, dont le pouvoir commence à être contesté à Bichkek, a reconnu son impuissance devant le risque de guerre civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Rosa Otounbaïeva, son prédécesseur déchu Kourmanbek Bakiev aurait mis le feu aux tensions ethniques latentes dans le sud, où il dispose toujours d'appuis importants et armés, dans l'espoir de regagner le contrôle d'une partie du pays et de faire annuler le référendum constitutionnel prévu pour le 27 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans hésitation, Rosa Otounbaïeva a demandé dès le début de la crise l'ingérence de Moscou, arbitre naturel des conflits dans la plupart des ex-républiques soviétiques. Mais le président russe Dmitri Medvedev n'a pas eu le même empressement à intervenir dans ce conflit, « interne » selon lui, que lors de la guerre dans la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud, en août 2008. C'est qu'au Kirghizstan, les intérêts russes ne sont pas contestés. Le président russe a certes promis une aide humanitaire d'urgence, mais les seuls soldats russes qui ont atterri pour l'instant sen renfort sur le sol kirghiz venaient... pour protéger les familles des militaires de la base russe de Kant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la plupart des observateurs, la seule option pour faire cesser rapidement les violences interethniques serait l'envoi d'une force de maintien de la paix russe ou de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), qui regroupe sept ex-républiques soviétiques. Or, en réunion d'urgence hier à Moscou, les secrétaires des pays membres ont rejeté l'idée d'un déploiement rapide de leurs soldats au Kirghizstan. L'organisation a indiqué à l'issue de sa réunion que « ces mesures doivent être réfléchies », selon son secrétaire général Nikolaï Bordiouja.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1856300497617844844?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1856300497617844844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1856300497617844844' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1856300497617844844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1856300497617844844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/des-milliers-de-civils-tentent-de-fuir.html' title='Des milliers de civils tentent de fuir le Kirghizstan'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5566474874208631645</id><published>2010-08-02T12:00:00.001+04:00</published><updated>2010-08-02T12:03:01.256+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kirghizstan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Le Kirghizstan bascule dans la violence</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié le lundi 14 juin 2010 dans La Presse et La Tribune de Genève.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Des affrontements entre la majorité kirghize et la minorité ouzbèke ont fait plus de 100 morts et 1250 blessés depuis vendredi soir dans le sud du Kirghizistan. Le gouvernement provisoire de cette instable ex-république soviétique reconnaît avoir perdu la maîtrise de la situation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maisons et édifices brûlés, corps calcinés dans les rues, fusillades de jour comme de nuit, population en fuite. Depuis trois jours, Och et Djalal-Abad, deuxième et troisième villes du pays, sont livrées aux exactions et au pillage de plusieurs bandes armées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'élément déclencheur précis des violences reste nébuleux, la mèche était courte et facile à allumer. Les tensions entre les deux communautés dominantes sont constantes dans le sud du Kirghizistan, situé dans la très multiethnique vallée de Ferghana. Il n'y avait toutefois pas eu d'affrontements aussi violents entre Kirghizes et Ouzbeks depuis 1990.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Danil Kislov, rédacteur en chef du site d'information Ferghana.ru, celui qui a mis le feu au poudre, c'est l'ex-président Kourmanbek Bakiev, chassé du pouvoir par la rue le 7 avril dernier. "Ses hommes ont répandu des rumeurs à l'effet que des Ouzbeks avaient violé des femmes kirghizes, et vice versa." Il n'en fallait pas plus pour que la jeunesse désoeuvrée de cette région pauvre prenne les armes et laisse libre cours à sa colère nationaliste, croit M. Kislov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En exil en Biélorussie, Bakiev a fermement démenti toute implication dans les troubles. Coupable ou non, le clan de l'ex-président, originaire de la région de Djalal-Abad, conserve une très forte influence dans cette partie du pays. C'est d'ailleurs dans le sud que Bakiev s'était réfugié en avril, tout juste après l'invasion du siège de la présidence par une foule en colère. Il avait ensuite été contraint de quitter le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le couvre-feu en vigueur 24 heures sur 24 et l'état d'urgence décrétés hier par le gouvernement provisoire dans le sud risquent donc de rester sans véritable effet. "Si le gouvernement avait eu les ressources nécessaires, il aurait peut-être pu calmer le jeu. Mais dans le Sud, ils n'ont pas de soldats et doivent en envoyer du Nord. Les policiers de la région, eux, restent fidèles à Bakiev", souligne M. Kislov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire face à la menace de guerre civile, le gouvernement a ordonné hier à ses forces de "faire feu à volonté" sur les bandes armées. Le ministère de la Défense a également appelé en renfort tous les réservistes de l'armée âgés de 18 à 50 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tentative de déstabilisation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présidente intérimaire du pays, Rosa Otounbaïeva, accuse son prédécesseur déchu de vouloir déstabiliser la situation déjà volatile avant le référendum sur une nouvelle Constitution, prévu le 27 juin. Sa tenue devient de plus en plus improbable avec les violences de cette fin de semaine. "Bakiev ne veut pas du référendum, parce qu'il légitimerait le gouvernement provisoire", analyse Danil Kislov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, Rosa Otounbaïeva a jugé que la situation était "impossible à maîtriser" et a demandé à la Russie d'envoyer des soldats pour faire cesser les violences. Moscou a pour l'instant refusé, prétextant qu'il s'agit d'un conflit "interne".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président russe Dmitri Medvedev a toutefois annoncé l'attribution d'une aide humanitaire, mais non militaire. Il a aussi promis de discuter du problème aujourd'hui avec ses homologues de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), qui regroupe sept anciennes républiques soviétiques, dont le Kirghizistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, des milliers de citoyens kirghizes d'origine ouzbèke se sont massés à la frontière avec l'Ouzbékistan hier. Le gouvernement ouzbek a installé des camps pour accueillir les réfugiés sur son territoire. Hier, ils étaient déjà 80 000 à avoir traversé la frontière, ont estimé les autorités ouzbèkes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5566474874208631645?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5566474874208631645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5566474874208631645' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5566474874208631645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5566474874208631645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/le-kirghizstan-bascule-dans-la-violence.html' title='Le Kirghizstan bascule dans la violence'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5632727944094859552</id><published>2010-08-02T11:48:00.004+04:00</published><updated>2010-08-02T11:56:17.623+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Les nomades de Mongolie frappés par des froids extrêmes</title><content type='html'>Reportage publié dans La Croix, Le Soir et La Presse en mai 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reportage radio à Radio-Canada sur le même sujet: &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dimanche_magazine/2009-2010/chronique.asp?idChronique=112446"&gt;Le nomadisme mongol en voie d'extinction&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sept millions de têtes de bétail sont mortes à cause de l'hiver le plus froid depuis quarante ans, et des milliers de familles d'éleveurs nomades partent planter leur yourte dans la c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;apitale surpeuplée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(Oulan-Bator et province de Boulgan, Mongolie) - Ratnabatam Batam traîne le cadavre de l'un de ses moutons hors de son enclos. Il le dépose près de dizaines d'autres carcasses, à une centaine de mètres de sa yourte, où une chèvre affamée arrache les entrailles de l'une de ses congénères mortes. L'hiver est presque terminé, mais les animaux affaiblis de Ratnabatam meurent toujours. Des 600 chèvres et moutons qu'il avait, il n'en compte plus qu'environ 200.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ5sUpdnFI/AAAAAAAAAcQ/Fa8uDoaC5Hg/s1600/IMG_1635.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ5sUpdnFI/AAAAAAAAAcQ/Fa8uDoaC5Hg/s320/IMG_1635.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500717797243460690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« J'ai perdu vingt ans de travail en trois mois. Chaque matin, j'ai peur d'entrer dans l'enclos et de trouver d'autres de mes animaux morts », confie l'éleveur, qui a embrassé la vie nomade au milieu des années 1980, à l'appel du Parti révolutionnaire du peuple mongol, alors parti unique. « Cet hiver, les animaux avaient si froid qu'ils tremblaient et n'arrivaient pas à creuser la neige épaisse pour aller brouter l'herbe. Certains avaient si faim qu'ils mangeaient le pelage des autres », raconte-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, Ratnabatam refuse d'abandonner sa vie de pasteur dans la province de Boulgan, à 450 km au nord-ouest de la capitale. L'homme de 55 ans promet de se battre « jusqu'au bout » pour faire renaître son troupeau, au lieu d'aller grossir les rangs de chômeurs à Oulan-Bator.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la chute du communisme en 1990, les quartiers de yourtes et de maisonnettes sommaires n'ont cessé de s'étendre à flanc de collines dans la capitale, autour d'un centre fait de vieux édifices à l'architecture socialiste. De 540 000 habitants, la population d'Oulan-Bator est passée à 1,1 million, voire 1,6 million, selon les estimations. Environ la moitié des trois millions de Mongols s'entassent aujourd'hui dans la capitale du pays le moins densément peuplé du monde, avec 1,9 habitant au kilomètre carré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les derniers hivers, plutôt doux, 27 000 familles en moyenne quittaient la province, le printemps venu, pour installer leur yourte dans les faubourgs poussiéreux, pollués et sans eau courante de la capitale. Mais cette année, le dzud blanc (hiver rigoureux très enneigé) a frappé presque toutes les régions du pays. Les températures sont descendues jusqu'à - 52 °C lors de l'hiver le plus sévère depuis quarante ans. Plus de sept millions de têtes de bétail ont péri en Mongolie. L'exode rural ne pourra qu'être encore plus massif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Oulan-Bator n'est pas prête à les accueillir, mais elle doit les accueillir », indique Ourantsoodj Gombosouren, directrice du Centre pour les droits humains et le développement. « La population est déjà deux fois plus nombreuse que ce que la ville peut absorber, mais il n'y a pas de régulation et on ne peut pas les arrêter. » Depuis l'adoption d'une nouvelle Constitution en 1992, les Mongols ont le droit de circuler librement sur le territoire. Si une famille choisit la vie sédentaire, elle peut prendre possession d'un terrain libre, à Oulan-Bator ou ailleurs, puis lancer les démarches de légalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Ourantsoodj, la seule solution pour freiner le flux de migrants serait d'investir dans le développement régional. Elle note qu'à l'époque communiste, les éleveurs faisaient partie de coopératives et étaient mieux protégés en cas de catastrophe.« Le gouvernement était responsable de tout s'il y avait un dzud », dit-elle. Aujourd'hui, les éleveurs sont propriétaires de leur troupeau. Lorsqu'ils regardaient, impuissants, leurs bêtes mourir de froid cet hiver, c'était leur capital et leurs futurs revenus qu'ils voyaient disparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Batdorg Soukhee, un autre éleveur de la province de Boulgan, a perdu plus de 80 % de ses animaux, dont son unique cheval. Il espère maintenant que la banque se montrera clémente et lui offrira un délai pour rembourser son prêt. Comme plusieurs éleveurs, il avait contracté un emprunt avant l'hiver pour acheter davantage de chèvres et ainsi augmenter sa production de cachemire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'arrive pas à sauver le reste de son troupeau, il compte devenir assistant d'un autre éleveur. Le téléviseur installé au coin de sa yourte lui a appris qu'Oulan-Bator, où il a brièvement mis les pieds lors de son service militaire, est une ville polluée où trouver un emploi peut être difficile. « De toute façon, il n'a pas de diplôme universitaire », lance sa femme enceinte qui allaite leur deuxième fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du dernier dzud, qui a duré trois hivers consécutifs (2000-2003) et tué plus de onze millions de têtes de bétail, Gambat Soumiya a quitté la vie d'éleveur pour se trouver un travail à Erdenet, deuxième ville du pays. Sans succès. Il dit avoir visité toutes les villes du pays pour se trouver un emploi. Il a même été extracteur illégal d'or. « Avec le recul, je regrette. Je n'aurais pas dû vendre le reste de mon bétail. Maintenant, je dis à mes amis éleveurs de continuer à prendre soin de leurs animaux restants, parce que tôt ou tard, le cheptel grandira à nouveau et, au moins, ils auront un revenu. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Batchtolong nivelle à coups de pic son nouveau terrain en périphérie d'Oulan-Bator, dans un quartier qui n'est pas encore électrifié ni desservi par les transports en commun, à 17 km du centre-ville. Le jeune homme de 26 ans, un installateur de climatiseurs qui a grandi avec ses grands-parents pasteurs à la campagne, y montera sa yourte pour y habiter avec sa mère. Mais pour lui, la ville n'est qu'un passage obligé. « Je vais travailler ici cinq à dix ans pour amasser de l'argent, puis j'achèterai un troupeau pour aller vivre dans la steppe », se promet-il.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5632727944094859552?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5632727944094859552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5632727944094859552' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5632727944094859552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5632727944094859552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/08/reportage-publie-dans-la-croix-le-soir.html' title='Les nomades de Mongolie frappés par des froids extrêmes'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/TFZ5sUpdnFI/AAAAAAAAAcQ/Fa8uDoaC5Hg/s72-c/IMG_1635.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5374943299479992707</id><published>2010-05-22T00:36:00.004+04:00</published><updated>2010-05-22T02:47:59.204+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;errance'/><title type='text'>La petite boîte verte</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  font-style: italic; font-family:Helvetica, serif;font-size:12px;"&gt;(Oulan-Bator, 12 avril 2010)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;Force est de constater&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;que ça dérive de tous les bords&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;la rage de vivre arc-en-ciel&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;la puanteur de sainteté chronométrée&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;les rêves concassés qui s'éparpillent&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;de coups de semonce en bout portant&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;Que ça dérive de tous les bords&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;les soupirs qu'on croit être les derniers&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;mais qui sont pleurs de renaissance&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;les embûches qu'on fonce dedans&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;avec une âme de tronçonneuse&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;en boitant le désespoir&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;la petite boîte verte bien coincée dans le creux de la main&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;comme autant de raisons d'avancer plus fort&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;Force est de constater&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;qu'on ne se relève jamais mieux qu'à bout de souffle&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;qu'en chien de faïence ébranlé&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;devant la misère en pleine face&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;Force est de constater&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;qu'on carbure au manque d'air&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_bvc3LMQqI/AAAAAAAAAcI/rL27S4_UNPE/s320/IMG_1718.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473825676241683106" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5374943299479992707?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5374943299479992707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5374943299479992707' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5374943299479992707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5374943299479992707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/05/la-petite-boite-verte.html' title='La petite boîte verte'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_bvc3LMQqI/AAAAAAAAAcI/rL27S4_UNPE/s72-c/IMG_1718.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6759031650614890429</id><published>2010-05-21T00:52:00.008+04:00</published><updated>2010-05-21T01:12:44.254+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;errance'/><title type='text'>Souvenance au galop</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(Oulan-Bator, quelque part en avril 2010)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu penses que c'est la fin&lt;br /&gt;puis ça s'étale devant toi&lt;br /&gt;comme des taudis à flanc de colline&lt;br /&gt;comme la misère&lt;br /&gt;sur le pauvre monde&lt;br /&gt;de la tête aux pieds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça s'étale devant toi&lt;br /&gt;en vrac&lt;br /&gt;l'air pur les morsures d'âme&lt;br /&gt;les souliers usés les amours par défaut&lt;br /&gt;les venins ravalés les occasions manquées&lt;br /&gt;les sourires conquis les angoisses de milieu de semaine&lt;br /&gt;les sommeils de travers les étapes franchies&lt;br /&gt;les agrandissements d'esprit les larmes impromptues&lt;br /&gt;les coups de pied dans le cul les vols planés&lt;br /&gt;les apaisanteries en forme de caresse les embûches en fer forgé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des souvenirs, des attentes&lt;br /&gt;pour te rappeler qu'il n'y en aura pas de facile&lt;br /&gt;mais que ça en vaudra toujours la peine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_WlkPVjx5I/AAAAAAAAAcA/h5dPitqh4Kg/s1600/IMG_1419.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_WlkPVjx5I/AAAAAAAAAcA/h5dPitqh4Kg/s320/IMG_1419.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473462964149536658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6759031650614890429?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6759031650614890429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6759031650614890429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6759031650614890429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6759031650614890429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/05/souvenance-au-galop.html' title='Souvenance au galop'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_WlkPVjx5I/AAAAAAAAAcA/h5dPitqh4Kg/s72-c/IMG_1419.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1079576004269106347</id><published>2010-05-21T00:43:00.004+04:00</published><updated>2010-05-21T00:50:02.199+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Économie'/><title type='text'>Mongolie: les minières canadiennes placent leurs pions</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dossier publié dans la section Affaires du journal La Presse le 12 mai 2010.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mongolie) La Mongolie est assise sur une mine d'or... et de cuivre, de charbon, d'uranium, d'argent, de tungstène et bien d'autres. Vingt ans après la chute du régime communiste et l'ouverture du pays, le gouvernement se dit maintenant prêt à exploiter ses richesses. Mais tergiversations et législations encore changeantes mettent un frein aux investissements étrangers. En attendant le vrai boom, les minières canadiennes placent leurs pions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_WgRNqytsI/AAAAAAAAAbo/bCk9vXuXxr0/s1600/IMG_1737.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_WgRNqytsI/AAAAAAAAAbo/bCk9vXuXxr0/s320/IMG_1737.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473457139726071490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ivanhoe Mines aura mis plus de neuf ans à s'entendre avec le gouvernement mongol pour l'exploitation d'Oyu Tolgoï, le plus gros gisement de cuivre et d'or au monde encore non exploité. En signant l'entente en octobre dernier, elle aura dû concéder 34% des parts à l'État mongol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La minière vancouvéroise peut toutefois se compter chanceuse. Khan Resources, une petite société de Toronto, s'est carrément vu retirer ses licences d'exploration et d'exploitation d'un gisement d'uranium fin mars. Elle y avait déjà investi 20 millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le gouvernement mongol, Khan Resources avait omis de l'informer de changement dans les structures de sa propriété, ce que nie la société. Elle accuse le gouvernement d'avoir tout simplement voulu se débarrasser d'elle pour reprendre le contrôle du secteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de rebondissement juridique est courant en Mongolie. Pas étonnant donc que dans son dernier sondage annuel mené auprès de dirigeants de compagnies minières, l'Institut Fraser place le pays parmi les 10 destinations minières les moins accueillantes, loin derrière le Québec, au premier rang. L'étude prenait notamment en compte l'environnement fiscal, législatif et la stabilité politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, au cours des cinq dernières années, des centaines de minières étrangères, dont une cinquantaine de canadiennes, sont venues s'installer en Mongolie, un pays qui compte moins de trois millions d'habitants. Les intérêts économiques sont si importants qu'en 2008, le Canada a ouvert une ambassade à Oulan-Bator.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'Institut Fraser avait jugé les destinations en tenant compte strictement de leur potentiel, la Mongolie se serait retrouvée dans le haut du classement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les presque sept décennies de règne communiste, le pays ne comptait que deux mines. Seul l'allié soviétique pouvait explorer le sous-sol mongol, avec ses technologies archaïques. Résultat: jusqu'à ce jour, environ 30% seulement du territoire de ce pays montagneux, désertique et peu densément peuplé a été exploré. Et déjà, les découvertes de gisements de différents minéraux sont phénoménales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Mongolie espère faire tripler son PIB (5,3 milliards en 2008) au cours de la prochaine décennie, principalement grâce au boom minier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les déboires de Khan Resources ont tout de même créé une onde de choc, dit Graeme Hancock, analyste du secteur minier au bureau d'Oulan-Bator de la Banque mondiale. «Les gens ont perdu confiance en la Mongolie en tant que destination minière. Pourquoi viendraient-ils investir 100 millions de dollars ici pour ensuite se faire retirer leur licence?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Graeme Hancock croit que les dirigeants mongols, pour la plupart d'ex-communistes reconvertis, n'arrivent pas à se départir de leurs vieilles habitudes. «Le gouvernement a encore cette approche centralisée de planification de l'économie. Il essaie de régler les problèmes, mais tourne en rond. C'est beaucoup une question d'être capable de laisser aller (l'économie), d'avoir confiance que (l'État) peut réguler le secteur privé au lieu de tout posséder et tout faire par soi-même.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant une politique claire, les investissements étrangers d'envergure resteront marginaux, croit Graeme Hancock. «Qui dépensera de l'argent à développer une mine dans laquelle le gouvernement n'investit aucun argent tout en contrôlant les intérêts?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vice-ministre des Mines mongol Ariunsan Baldandjav s'énerve lorsqu'on prononce le nom de Khan Resources. «L'uranium, c'est une ressource stratégique. Il faut donc (que l'État) ait un certain contrôle», argue-t-il. Du même souffle, il nie toutefois que les déboires administratifs de la minière canadienne soient liés à la nouvelle loi sur l'énergie nucléaire. Adopté en 2009, elle stipule que l'État mongol devra être actionnaire majoritaire dans tout projet concernant l'uranium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ariunsan Baldandjav ne croit pas que cet incident ait terni l'image de la Mongolie auprès des investisseurs étrangers. «Khan Resources, ce n'est qu'une petite compagnie. Il n'y a pas de peur chez les autres minières», s'énerve-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre douche froide pour l'industrie, à la mi-avril, quand le président du pays Tsakhia Elbegdorj a annoncé que plus aucune licence ne serait émise tant qu'une nouvelle loi sur les mines ne serait pas écrite. Selon lui, le processus d'attribution commençait à «ressembler aux activités du crime organisé».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La peur de la Chine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La géopolitique influence aussi le développement minier du pays, enclavé entre les géants chinois et russe. La Chine compte déjà pour plus de 80% des investissements étrangers en Mongolie, où paradoxalement, le sentiment antichinois est presque unanime dans la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le gouvernement mongol ne veut pas laisser les grands projets miniers aux mains exclusives des Chinois ou des Russes, explique B. Batbileg, porte-parole de l'Association nationale des minières de Mongolie. Il préfère diluer leur influence dans des consortiums avec des entreprises d'autres pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Si plusieurs compagnies différentes sont impliquées, c'est une protection pour notre sécurité nationale et économique», note B. Batbileg. Les projets canadiens, américains, japonais ou autres inquiètent moins le gouvernement, croit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Graeme Hancock, la peur du gouvernement mongol est peut-être fondée, mais manque de pragmatisme. Pour le mégaprojet de mine de charbon de Tavan Tolgoï, le gouvernement compte ainsi utiliser la technologie ferroviaire russe... même si le minerai sera en majeure partie transporté vers la Chine, qui utilise un autre système de rails. La marchandise devra donc être transbordée à la frontière, faisant exploser les coûts de l'opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré toutes les embûches, l'industrie minière mongole prendra tôt ou tard son envol. «Quand les règles du jeu seront claires», précise Graeme Hancock. «Les compagnies doivent savoir que ce n'est pas un endroit pour devenir riche du jour au lendemain. Elles doivent y aller dans une perspective à long terme.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*** &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oyu Tolgoï&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Située dans le désert de Gobi, à 550 km au sud d'Oulan-Bator et à 80 km de la frontière chinoise, la «Colline turquoise» (Oyu Tolgoï, en mongol) est le plus grand projet de mine d'or-cuivre en développement actuellement dans le monde.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après de premières prospections concluantes, Ivanhoe Mines s'est engagée dans le projet en mai 2000. En octobre 2009, après un long processus de négociation avec l'État mongol et un milliard de dollars d'investissement dans la prospection et le développement du projet, l'entente pour l'exploitation était finalement signée.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le gouvernement mongol contrôlera 34% des parts dans la compagnie conjointe OT LLC, sans toutefois avoir à investir un sou dans le développement. L'anglo-australienne Rio Tinto, actionnaire minoritaire d'Ivanhoe Mines (22,4%), agira comme «partenaire stratégique», aidant au financement du projet, estimé à 5 milliards. Selon l'accord, les normes fiscales et réglementaires pour l'exploitation du site sont fixées pour 30 ans.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La construction des infra-structures de la mine devrait être terminée en 2012. Le début de l'exploitation est prévu pour l'année suivante. À pleine capacité, Oyu Tolgoï devrait fournir jusqu'à 450 000 tonnes de cuivre et 330 000 onces d'or durant 60 ans. Sa production représenterait alors entre 10% et 15% du PIB de la Mongolie.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maintenant que l'entente finale est conclue, Oyu Tolgoï est un projet à «faible risque» pour Ivanhoe Mines, selon Graeme Hancock, analyste du secteur minier à la Banque mondiale.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fin avril, le gouvernement mongol a pourtant promis à un mouvement civil qui faisait la grève de la faim notamment pour contester les termes de l'entente d'Oyu Tolgoï de la réévaluer. Une promesse qu'il a peu de chance de tenir, mais qui rappelle la fragilité des accords commerciaux en Mongolie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Mongolie en chiffres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Population:&lt;/span&gt; 3,0 millions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Territoire:&lt;/span&gt; 1,6 million de km2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Minerais:&lt;/span&gt; Cuivre, tungstène, nickel, or, fer&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Impact économique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;12%&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le secteur minier contribue à 12% de l'activité économique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;40%&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le secteur minier contribue à 40% des exportations du pays&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1079576004269106347?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1079576004269106347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1079576004269106347' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1079576004269106347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1079576004269106347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/05/mongolie-les-minieres-canadiennes.html' title='Mongolie: les minières canadiennes placent leurs pions'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S_WgRNqytsI/AAAAAAAAAbo/bCk9vXuXxr0/s72-c/IMG_1737.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-3419139950455397415</id><published>2010-04-29T21:44:00.002+04:00</published><updated>2010-04-29T21:48:44.300+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Vidéos compromettantes: des opposants russes dans de beaux draps</title><content type='html'>Article paru dans le journal La Presse le 29 avril 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Moscou) Ils sont journalistes, opposants libéraux ou d'extrême droite, satiristes, et ont deux choses en commun: ils critiquent tous le pouvoir russe et sont tous tombés dans le piège et dans le lit de la même femme. Alors que les vidéos de leurs ébats sont diffusées sur l'internet, les «victimes» de «Katia» accusent le Kremlin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lorsque Katia Guerassimova lui a proposé de la cocaïne, le jeune opposant Ilia Iachine a compris que quelque chose ne tournait pas rond. Il a alors quitté le&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; luxueux appartement du mannequin pour ne plus y revenir. C'était il y a un an et demi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un mois, les choses se sont éclaircies. Dans une première vidéo diffusée sur l'internet, qui montre le rédacteur en chef de la livraison russe de Newsweek Mikhaïl Fichman à demi nu en train de consommer une poudre blanche, Ilia Iachine a tout de suite reconnu le «mauvais appartement». Et il n'est pas le seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S9nGWLhPqfI/AAAAAAAAAbg/DDgh6BbXviM/s1600/mumu1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S9nGWLhPqfI/AAAAAAAAAbg/DDgh6BbXviM/s320/mumu1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465617707142457842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le satiriste Vitkor Chenderovitch, leader du Parti national-bolchévique et écrivain Édouard Limonov et le chef du Mouvement contre l'immigration illégal, Alexander Potkine, ont tous reconnu avoir été piégés par la belle et pulpeuse brunette aux longues jambes, introuvable depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, une vidéo mise en ligne les montre nus en pleine action avec une jeune fille au visage et au corps assombris au montage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les vidéos précédentes, elle a été mise en ligne sur Kanal911.com. Ce site créé à la fin du mois de mars se présente comme le portail du «Comité public pour la défense de la morale, de la loi et de l'entente civile».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune vidéo des ébats sexuels de Iachine avec Katia et une copine n'a été diffusé sur la Toile. Rien non plus sur un autre leader de l'opposition, Roman Dobrokhotov, qui affirme aussi avoir été piégé. Les deux jeunes célibataires, qui ont refusé d'utiliser les stupéfiants proposés, n'ont en effet rien à se reprocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre vidéo circule, toutefois, montrant Ilia Iachine en train de donner un pot-de-vin à un policier de la circulation, faux ou complice, qui le menaçait de lui retirer son permis de conduire pour une infraction au code de la route. Un analyste politique a aussi été piégé de la sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Méthode soviétique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'époque soviétique, ce genre de vidéo était utilisé pour faire chanter des diplomates étrangers et les contraindre à rendre des informations stratégiques à l'URSS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'été dernier, deux diplomates, américain et britannique, ont été filmés chacun leur tour dans des circonstances similaires, soi-disant en compagnie de prostituées. Le gouvernement américain a alors dénoncé une «campagne de salissage» digne de la guerre froide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune des victimes de Katia n'a affirmé avoir fait l'objet de chantage. Selon eux, il est toutefois clair que le pouvoir se cache derrière cette série de scandales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des derniers jours, la plupart des victimes ont réagi sur leur blogue. Et mardi, Ilia Iachine a porté plainte contre ceux qui auraient produit et mis en ligne les vidéos compromettantes, demandant au procureur de «vérifier la participation à ce crime» de Vladislav Sourkov et Vasili Iakemenko. Le premier est l'un des principaux idéologues du Kremlin. Le deuxième est le fondateur et ex-leader du mouvement jeunesse pro-Kremlin Nachi, devenu haut fonctionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nachi a répliqué en demandant à la justice d'arrêter et de juger les protagonistes filmés en train de consommer de la drogue ou d'offrir des pots-de-vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur son blogue, le satiriste Viktor Chenderovitch, père cinquantenaire marié, a essayé de tourner le scandale à la blague, se plaignant de n'avoir eu droit qu'à une seule fille, contre deux pour les plus jeunes opposants comme Iachine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rappelle aussi que depuis 10 ans, le régime de Vladimir Poutine n'a jamais répondu aux accusations de corruption, de meurtres et d'usurpation du pouvoir qu'il a formulées. «L'administration poutinienne a écouté tout cela avec un grand sang-froid, sans jamais rien nier, et elle répond par ses habituelles saletés illégales», écrit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'attention du pouvoir, Chenderovitch ajoute que maintenant que «l'opposition est décrédibilisée pour de bon, on peut s'occuper d'attraper Dokou Oumarov», leader de la rébellion islamiste dans le Caucase. «J'ai un conseil pour vous: envoyez-lui Katia.»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-3419139950455397415?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/3419139950455397415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=3419139950455397415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3419139950455397415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3419139950455397415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/04/videos-compromettantes-des-opposants.html' title='Vidéos compromettantes: des opposants russes dans de beaux draps'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S9nGWLhPqfI/AAAAAAAAAbg/DDgh6BbXviM/s72-c/mumu1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1097093155684664942</id><published>2010-04-29T21:18:00.001+04:00</published><updated>2010-04-29T21:44:30.949+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><title type='text'>Jets d'oeuf et gaz fumigènes au Parlement ukrainien</title><content type='html'>Article publié dans La Presse le 27 avril 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Moscou) Lancers de fumigènes et d'oeufs, combats à mains nues entre députés: le parlement ukrainien s'est transformé en vrai champ de bataille, hier, lors de la ratification d'un important accord stratégique avec la Russie. Selon l'opposition ukrainienne tout juste chassée du pouvoir, l'entente qui prolonge de 25 ans la présence de la marine russe sur son territoire menace la souveraineté du pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Habitué de la météo parlementaire ukrainienne souvent orageuse, le président de la Rada, Volodymyr Litvine, avait prévu le coup hier. Il s'est présenté au travail accompagné de deux gardes du corps tenant de grands parapluies noirs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même lorsqu'un oeuf lancé par un député de l'opposition pro-occidentale a percé la défense des parapluies et l'a atteint, Litvine est resté impassible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre deux toussotements causés par l'épaisse fumée qui envahissait le parlement, il a fait voter les députés sur l'entente conclue une semaine plus tôt par le nouveau président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, et son homologue russe, Dmitri Medvedev. Au final, le texte a été adopté par une courte majorité de 236 députés sur 450.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Flotte contre gaz à rabais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'extérieur du parlement, les partisans des deux camps, séparés par une ceinture policière, ont manifesté vigoureusement pour et contre la ratification de l'entente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accord prévoit le maintien jusqu'en 2042 de la flotte russe de la mer Noire, stationnée dans la presqu'île de Crimée. En échange, l'Ukraine bénéficiera d'un rabais de 30% sur le gaz naturel russe, ressource essentielle pour le fonctionnement de son industrie lourde énergivore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Moscou, 30 minutes après les échauffourées à Kiev, la Douma (Chambre basse) a ratifié le même accord à l'unanimité, hormis l'abstention des ultranationalistes, opposés au rabais sur le gaz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les cinq ans du mandat de l'ex-président ukrainien pro-occidental et nationaliste Viktor Iouchtchenko, la question du gaz a été une source de tension constante entre Kiev et Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En janvier 2009, faute de paiement, la Russie a fermé les robinets gaziers durant près de trois semaines à l'Ukraine. Une bonne partie de l'Europe a aussi été privée de gaz en pleine vague de froid, 80% du gaz russe qui y est destiné transitant par le territoire ukrainien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président Iouchtchenko, battu au premier tour de la présidentielle en janvier, avait auparavant bien fait comprendre à la Russie qu'il n'entendait pas renouveler le bail de la flotte russe après l'échéance de 2017 et qu'elle ferait mieux de commencer à plier bagage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poutine intervient&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée au pouvoir de Viktor Ianoukovitch, plutôt pro-russe, a changé la donne. S'il a réservé sa première visite officielle à Bruxelles pour rassurer l'Occident, il a néanmoins entrepris de renouer les liens avec l'allié historique russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opposition ukrainienne n'a toutefois pas dit son dernier mot. L'ex-première ministre et candidate défaite à la dernière présidentielle Ioulia Timochenko a appelé ses partisans à manifester de nouveau le 11 mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son but: «Bloquer le travail du Parlement et obtenir des élections anticipées» qu'elle espère remporter pour annuler le traité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a de son côté qualifié de «hooligans» les députés de l'opposition ukrainiens, se réjouissant que les heurts n'aient pas empêché la ratification du traité. Il a aussi rappelé que lorsque Timochenko était à la tête du gouvernement, la politicienne populiste n'avait jamais clairement pris position contre la présence militaire russe en Crimée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon un récent sondage d'un institut ukrainien, 65% de la population du pays est opposée au maintien de la base navale russe en Crimée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1097093155684664942?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1097093155684664942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1097093155684664942' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1097093155684664942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1097093155684664942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/04/jets-doeuf-et-gaz-fumigenes-au.html' title='Jets d&apos;oeuf et gaz fumigènes au Parlement ukrainien'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5142213755901473724</id><published>2010-04-22T10:37:00.006+04:00</published><updated>2010-04-22T10:43:27.990+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israel'/><title type='text'>Tourisme en Terre sainte... et occupée</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans la section Vacances/Voyage du journal La Presse le 10 avril 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vd9Al2cI/AAAAAAAAAbI/jiBkDEe1myk/s1600/_MG_5560.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vd9Al2cI/AAAAAAAAAbI/jiBkDEe1myk/s320/_MG_5560.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462848170895989186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; une terre qui a vu naître&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; et errer le Christ. C'est aussi un haut lieu du conflit le plus médiatisé de la planè&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;te depuis plus de six décennies. Pourtant, le voyageur étranger peut se balader en Cisjordanie sans trop de problèmes. En pèlerin ou en touriste géopolitique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien guidé en autocar climatisé vers les sites bibliques, on peut même presque oublier que la Cisjordanie est un territoire occupé. Palestiniens et Israéliens semblent du moins essayer de le faire oublier aux fidèles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Bethléem, présumé lieu de naissance de Jésus, la basilique de la Nativité accueille des milliers de visiteurs par jour. Autour, les commerçants palestiniens chrétiens proposent des crèches et le divin enfant sculpté dans du bois d'olivier. Le centre-ville est propre, soigné. Les affaires passent avant la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique, elle, se trouve quelques kilomètres plus loin, dans les camps de réfugiés qui s'accrochent à la ville. Dans ces camps, devenus au fil des décennies des quartiers bétonnés avec presque toutes les commodités courantes grâce à l'aide internationale, des enfants tout sourire jouent à l'ombre du mur de séparation. En construction depuis 2002, les Palestiniens l'appellent le mur de l'"apartheid" ou de "la honte".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme à Berlin durant la guerre froide, le béton a inspiré les graffiteurs locaux et étrangers, qui lui ont donné des couleurs. Un restaurateur de Bethléem a même inscrit son menu sur la section du mur située en face de son établissement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mur est ainsi devenu - littéralement - un incontournable de la vie cisjordanienne. En traversant à pied l'un des postes d'entrée vers l'État hébreu, le touriste peut expérimenter ce que subissent quotidiennement les rares Palestiniens qui disposent encore d'un permis de travail pour Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vkFPXvEI/AAAAAAAAAbQ/dmqJ5DR7ltU/s1600/_MG_5614.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vkFPXvEI/AAAAAAAAAbQ/dmqJ5DR7ltU/s320/_MG_5614.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462848276184677442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Derrière des vitres, des soldats israéliens vous somment d'avancer, de passer des contrôles similaires à ceux d'un aéroport et de présenter vos documents. Un passeport canadien assure un passage rapide, alors que certains Palestiniens sont refoulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes déplacés en Cisjordanie grâce à l'efficace système de minicars et taxis collectifs. Sur la route, les colonies israéliennes perchées dans les montagnes sont difficiles à différencier des villages palestiniens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faire contre mauvaise fortune bon coeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Hébron, toutefois, le conflit saute aux yeux. C'est qu'ici, les colonies israéliennes sont non seulement en périphérie de la ville palestinienne... mais aussi en plein centre-ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 500 juifs fondamentalistes y sont installés depuis 1967, tout près du tombeau des Patriarches, site religieux mi-mosquée, mi-synagogue. La poignée de colons est protégée par environ 4000 soldats israéliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Palestiniens locaux ont décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Plusieurs guides improvisés proposent de faire monter les étrangers sur les toits pour exposer l'occupation qu'ils vivent au quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les petites rues marchandes de la vieille ville délabrée, les touristes se font rares. Au-dessus de l'une d'elles, les commerçants ont installé un grillage pour se protéger des déchets lancés par les colons qui habitent au-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vrPylOeI/AAAAAAAAAbY/giwyV_dhZRY/s1600/IMG_1203.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vrPylOeI/AAAAAAAAAbY/giwyV_dhZRY/s320/IMG_1203.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462848399275801058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;À Ramallah, la capitale officieuse du non-État palestinien, les habitants locaux ne se retournent même plus au passage d'étrangers. Les travailleurs humanitaires et les diplomates y sont légion. Dans d'autres villes moins touristiques comme Naplouse, enfants et commerçants décochent des hello chaleureux ou gênés à la vue de touristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, dangereuse, la Cisjordanie? En fait, la criminalité de rue y est moins élevée qu'en Israël. En une semaine passée dans cinq villes différentes, nous n'avons jamais ressenti la moindre agressivité à notre égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des troubles politiques, ils se prédisent à peu près comme la météo. Une annonce de construction de nouvelles colonies par le gouvernement israélien se traduit par une forte probabilité d'averse de pierres à certains endroits stratégiques. Les habitués sauront vous indiquer les lieux à éviter pour la journée, alors que la vie dans les territoires occupés suivra son cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous préférez tout de même ne pas vous aventurer seuls, différentes ONG engagées organisent des tours de "tourisme solidaire" d'une journée, généralement en partance de Jérusalem. Les guides vous dresseront un historique (pro-palestinien) du conflit et sauront vous faire remarquer certains détails de l'occupation qui peuvent échapper à l'oeil non aiguisé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5142213755901473724?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5142213755901473724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5142213755901473724' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5142213755901473724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5142213755901473724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/04/tourisme-en-terre-sainte-et-occupee.html' title='Tourisme en Terre sainte... et occupée'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_vd9Al2cI/AAAAAAAAAbI/jiBkDEe1myk/s72-c/_MG_5560.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2228261785587924244</id><published>2010-04-22T10:32:00.001+04:00</published><updated>2010-04-22T10:34:18.834+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Caucase'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Attentat de Moscou: L'une des kamikazes avait 17 ans</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans les journaux La Presse et 20 minutes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - À 16 ans, Djennet Abdourakhmanova a rencontré son mari sur l'internet. Un an plus tard, lundi dernier, elle s'est fait exploser dans le métro de Moscou pour venger la mort de ce dernier, tuant ainsi une vingtaine de civils.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle n'était pas originaire du Caucase du Nord, le sort de Djennet Abdourakhmanova pourrait surprendre. Après tout, comme toutes les petites filles, il y a quelques années encore, elle lisait des poèmes en l'honneur de sa mère à l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la violence qui enflamme sa république natale du Daguestan a fini par la rattraper. À 17 ans, son nom s'est ajouté à la longue liste des "veuves noires", ces femmes de combattants rebelles du Caucase qui ont choisi l'attentat suicide pour venger la mort de leur mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1999, des dizaines de femmes, principalement tchétchènes, sont devenues kamikazes en Russie. Elles se sont fait exploser dans le métro moscovite, dans des avions, à des concerts rock, près de commissariats de police. En 2002, elles étaient 19, ceinturées d'explosifs, à participer à la prise d'otages dans le théâtre de la Doubrovka à Moscou qui a fait 130 morts parmi les spectateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Djennet Abdourak-hmanova, tout est allé très vite. Selon le quotidien Kommersant, après qu'il l'eut rencontrée sur l'internet, Oumalat Magomedov l'aurait forcée à devenir sa femme. Sur des photos transmises hier par la police, on voit le couple enlacé, l'air complice, manier des pistolets et des grenades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était avant qu'Oumalat Magomedov, surnommé l'Émir du Daguestan, meure le 31 décembre dernier, lors d'un échange de tirs avec la police à Khassaviourt, dans l'ouest du Daguestan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, toujours selon Kommersant, Djennet aurait été convaincue de se sacrifier par des "idéologues wahhabites" liés aux combattants rebelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, le Comité antiterroriste de Russie a confirmé que Djennet Abdourakhmanova était bien la kamikaze du métro Loubianka, où se trouve le siège des services de sécurité russe (FSB).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Deuxième non identifiée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'identité de la deuxième kamikaze n'a toutefois pas encore été révélée. Les enquêteurs ont nié qu'il s'agissait de la femme d'un leader rebelle tchétchène tué récemment, comme l'ont laissé entendre les médias russes hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogé par le Moscow Times, un étudiant en médecine malaisien blessé légèrement lors du deuxième attentat à la station Park Koultoury a raconté que la femme non identifiée était vêtue d'un ample manteau violet et "ne portait pas de voile. Ses yeux étaient grands ouverts, comme si elle était droguée, et ils clignaient à peine. C'était effrayant", relate Sim Eih Xing, 23 ans, qui a quitté le wagon juste avant l'explosion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les photos avec son mari, Djennet Abdourakhmanova porte une tenue noire et un voile qui ne laisse paraître que son visage. Les kamikazes auraient donc laissé tomber la stricte tenue islamique avant de commettre leurs attaques suicide, qui ont fait au total 40 morts et plus de 80 blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, les autorités ont diffusé la capture d'écran d'une vidéo de surveillance du métro montrant un homme au long nez, portant un béret, soupçonné d'avoir aidé les kamikazes. Deux autres présumées complices, des femmes slaves, sont aussi recherchées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que plusieurs députés exigent le retour de la peine de mort pour les terroristes, abolie il y a quelques mois, le président Dmitri Medvedev a rejeté cette option. Le juriste de formation a plutôt réitéré son souhait de voir les responsables des attentats éliminés, appelant implicitement à leur assassinat extrajudiciaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2228261785587924244?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2228261785587924244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2228261785587924244' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2228261785587924244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2228261785587924244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/04/attentat-de-moscou-lune-des-kamikazes.html' title='Attentat de Moscou: L&apos;une des kamikazes avait 17 ans'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2961914872248931300</id><published>2010-04-22T10:30:00.002+04:00</published><updated>2010-04-22T10:32:39.880+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Caucase'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Les islamistes récidivent en Russie</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans les journaux La Presse et 20 minutes le 1er avril 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Les islamistes du Caucase récidivent en Russie. Deux jours après la double attaque qui a fauché la vie de 38 civils dans le métro de Moscou, deux kamikazes se sont fait exploser hier devant le commissariat de Kizliar, petite ville de l'instable république du Daguestan, tuant 12 personnes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, les "martyrs" étaient des hommes. Et les victimes, principalement des policiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu avant 9h, deux agents de la circulation ont sommé le conducteur d'une voiture de s'immobiliser parce qu'il venait d'enfreindre le code de la route. Devant son refus d'obtempérer, ils se sont lancés à sa poursuite, et le conducteur a fait sauter les explosifs qu'il transportait - l'équivalent de 200 kg de TNT. Les agents sont morts, de même qu'une passante et le kamikaze lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt minutes plus tard, alors qu'enquêteurs et ambulanciers s'affairaient sur les lieux, un deuxième kamikaze déguisé en policier s'est fait exploser. Neuf personnes sont mortes, dont le chef de la police locale et l'enquêteur principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après plus de cinq ans sans attaque terroriste à Moscou, le double attentat commis lundi par deux femmes avait secoué le pays entier, frappé en plein coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La routine...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui d'hier au Daguestan était presque routinier pour la pauvre république de 2,5 millions d'habitants. Le dernier attentat suicide remontait au 6 janvier. Il visait aussi un poste de police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les opérations antiterroristes menées par les forces fédérales et les attaques des islamistes, rares sont les jours calmes au Daguestan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les dernières années, des dizaines de policiers et de politiciens locaux y sont morts sous les balles ou les bombes des rebelles islamistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En juin 2009, par exemple, le ministre de l'Intérieur de la République a été abattu à l'arme automatique. Il avait déjà survécu à trois tentatives d'assassinat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la Tchétchénie et l'Ingouchie voisine, le Daguestan est le centre de la rébellion islamiste. Héritiers du mouvement indépendantiste tchétchène, les combattants radicalisés prônent désormais l'instauration d'un émirat dans tout le Caucase russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, Dmitri Medvedev a rapidement lié les attentats du Daguestan à ceux de Moscou. "Tout cela, ce sont des maillons de la même chaîne", a déclaré le président russe, qui a appelé au renforcement des mesures de sécurité partout dans le pays et à l'élimination des responsables des attaques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'attentat de Moscou revendiqué&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Des rebelles islamistes ont revendiqué hier l'attentat de lundi dans le métro de Moscou. Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube, l'"émir du Caucase" autoproclamé Dokou Oumarov a indiqué que les deux femmes qui ont ensanglanté la capitale russe avaient agi sous son "ordre personnel".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a aussi exhorté les Russes à cesser de soutenir le gouvernement du premier ministre Vladimir Poutine, responsable selon lui de la mort d'innocents dans le Caucase. "Ce n'est pas la dernière opération", a prévenu en russe le Tchétchène de 45 ans, assis dans une forêt, vêtu d'un treillis militaire. "Je vous promets que la guerre arrivera dans vos rues, inch'Allah (si Dieu le veut), et vous la ressentirez dans vos propres vies."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, quelques heures plus tôt, un porte-parole des rebelles réfugié à Istanbul avait démenti dans une entrevue téléphonique avec l'agence Reuters que les rebelles de "l'Émirat du Caucase" soient responsables de l'attentat.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2961914872248931300?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2961914872248931300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2961914872248931300' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2961914872248931300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2961914872248931300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/04/les-islamistes-recidivent-en-russie.html' title='Les islamistes récidivent en Russie'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-9023267438810541584</id><published>2010-04-22T10:21:00.005+04:00</published><updated>2010-04-22T10:30:09.209+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Caucase'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Attentats de Moscou: la piste des islamistes du Caucase privilégiée</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans le journal La Presse le 30 mars 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Deux attentats suicide dans le métro de Moscou hier matin ont fait 38 morts et plus de 60 blessés. Selon les autorités russes, les auteures seraient deux femmes liées à la rébellion islamiste dans l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;e Caucase du Nord.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_sayYXQZI/AAAAAAAAAbA/VdWR5V_Nz4s/s1600/IMG_1330.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_sayYXQZI/AAAAAAAAAbA/VdWR5V_Nz4s/s320/IMG_1330.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462844817968415122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le moment et le lieu avaient été choisis pour faire le plus de victimes possible: 7h57 et 8h36, lundi matin, dans des stations de métro du centre de Moscou, sur la ligne la plus fréquentée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fermeture des portes, aux stations Lioubianka et Park Koultoury, les deux kamikazes ont fait détoner leur ceinture d'explosifs, tuant et blessant plusieurs passagers du métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le métro moscovite n'avait pas connu d'attentats depuis plus de cinq ans, le modus operandi avait des airs de déjà-vu dans la capitale russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques minutes avant de se donner la mort à quatre stations de distance, les deux femmes s'étaient engouffrées ensemble dans les profondeurs du métro. Selon les caméras de surveillance, l'une était "une jeune femme de 18-20 ans, au visage typique du Caucase et aux yeux marron".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une jeune femme du Caucase, un peu comme celle qui s'était fait exploser à l'entrée de la station Rijskaïa en août 2004, faisant 10 victimes. Ou celles qui avaient participé, ceinturées d'explosifs, à la prise d'otages dans un théâtre de Moscou en 2002 (130 morts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les veuves noires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'époque, elles avaient été surnommées les "veuves noires". Plusieurs avaient perdu un mari, un frère ou un père, abattus par les forces de l'ordre russes lors d'opérations antiterroristes ou de "nettoyage". L'identité et le passé des deux kamikazes d'hier n'ont toutefois pas encore été déterminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités russes n'ont mis que quelques heures pour lier les deux femmes aux rebelles du Caucase du Nord, qui appellent à la formation d'un État islamique indépendant dans cette région historiquement trouble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs officiels anonymes et experts russes ont estimé que ces attentats pourraient être un acte de vengeance des rebelles après l'intensification des opérations antiterroristes dans le Caucase au cours des derniers mois. En mars, les forces russes ont tué trois des principaux leaders de la guérilla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier ministre de la Russie, Vladimir Poutine, a promis hier que les "terroristes" qui ont organisé ces attentats seraient "éliminés".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même veine, le président Dmitri Medvedev a indiqué que la lutte contre les "terroristes" se poursuivrait "sans compromis et jusqu'au bout".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À double tranchant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nikolaï Petrov, politologue au centre Carnegie de Moscou, croit toutefois que l'intensification des opérations contre les rebelles peut s'avérer une arme à double tranchant pour le Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le pouvoir comprend qu'une escalade de la violence dans le Caucase n'est pas du tout dans son intérêt, particulièrement en prévision des Jeux olympiques de 2014", qui se dérouleront à Sotchi, à quelques centaines de kilomètres de la Tchétchénie et de l'Ingouchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon lui, le Kremlin doit surtout briser le "cercle vicieux" qui entraîne plusieurs jeunes du Caucase à prendre le maquis pour venger leurs proches, innocents ou vrais rebelles, tués par les forces russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les ondes de la radio libérale Échos de Moscou, la chroniqueuse indépendante Ioulia Latynina, experte du Caucase, a dit hier que le meilleur moyen d'empêcher ce genre d'attentat est d'offrir une "autre perspective d'avenir" aux jeunes des républiques pauvres du Caucase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;***&lt;br /&gt;Encadré: Contester le pouvoir dans le sang&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt; De l'imam Chamil, qui combattit l'empire russe durant 30 ans au XIXe siècle, aux islamistes des dernières années, en passant par les indépendantistes tchétchènes de la décennie 90, le Caucase du Nord a toujours contesté le pouvoir russe. Le plus souvent dans le sang. Les attentats d'hier en sont le dernier épisode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la ville de Moscou et la région du Caucase, il y a un monde. La première est riche, instruite, relativement libérale. La deuxième dépend des subsides fédéraux, a un taux de chômage qui dépasse les 50% dans plusieurs localités et est fortement traditionaliste et religieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une accalmie durant l'ère soviétique, les hostilités ont recommencé avec les velléités d'indépendance de l'élite politique tchétchène dès la chute de l'empire. Les Russes ont répondu par la bouche de leurs canons, craignant que la sécession tchétchène n'entraîne celle d'autres peuples.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Indépendance et religion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Militairement moins forts, des chefs de guerre tchétchènes se sont tournés vers le terrorisme. Au fil de la lutte, l'idée d'indépendance a pris une couleur religieuse. La mort du président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov, tué par les forces russes en 2005, a signé la fin de la modération et des possibilités de dialogue entre les rebelles et Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses successeurs autoproclamés ont appelé à la guerre sainte pour former un émirat dans tout le Caucase du Nord. Ils ont exhorté leurs frères musulmans des républiques voisines d'Ingouchie et du Daguestan à s'unir à leur lutte. Depuis plusieurs années, autorités et experts estiment qu'il ne resterait guère plus que de 500 à 1000 rebelles cachés dans les forêts montagneuses de la région. Or, malgré les opérations antiterroristes incessantes des forces russes, qui éliminent régulièrement quelques dizaines d'insurgés, la rébellion tient bon et se régénère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Principaux attentats terroristes en Russie au cours des dernières années&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Août-septembre 1999&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cinq attentats dans des immeubles en banlieue de Moscou font 293 morts. Vladimir Poutine accuse les indépendantistes tchétchènes d'en être les auteurs et lance la deuxième guerre de Tchétchénie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Octobre 2002&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un commando tchétchène prend en otages plus de 800 personnes au théâtre de la Doubrovka à Moscou. Après trois jours, les forces russes lancent l'assaut à l'aide d'un gaz toxique: 130 otages meurent, la plupart en raison du gaz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Février 2004&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un attentat à la station Avtozavodskaïa, revendiqué par un groupe tchétchène, fait 41 morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Septembre 2004&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une prise d'otages par un commando pro-tchétchène se termine par un assaut des forces russes. Plus de 330 morts, dont une majorité d'enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Novembre 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une bombe posée sur les rails explose au passage du train Nevski Ekspress, reliant Moscou et Saint-Pétersbourg. L'attaque a fait 26 morts. Les autorités russes arrêtent des rebelles islamistes jugés responsables de l'attentat.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-9023267438810541584?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/9023267438810541584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=9023267438810541584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/9023267438810541584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/9023267438810541584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/04/attentats-de-moscou-la-piste-des.html' title='Attentats de Moscou: la piste des islamistes du Caucase privilégiée'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S8_sayYXQZI/AAAAAAAAAbA/VdWR5V_Nz4s/s72-c/IMG_1330.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-7421884242117031955</id><published>2010-03-05T01:39:00.001+03:00</published><updated>2010-03-05T01:44:26.160+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sports'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Sport et politique, même combat en Russie</title><content type='html'>Article publié dans le journal La Presse, le 3 mars 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Moscou) Avec seulement trois titres olympiques et 15 médailles au total à Vancouver, la Russie a connu les pires Jeux de son histoire. À quatre ans des Jeux de Sotchi, le pouvoir panique. Le président Dmitri Medvedev a promis de faire rouler les têtes des responsables de la débandade olympique. Les observateurs russes, eux, montrent plutôt du doigt le système politique autoritaire en entier, qui préfère le népotisme à la performance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;«Le sport, ce n'est pas seulement du sport, c'est aussi de la politique.» Dmitri Medvedev n'aurait jamais cru si bien dire lorsqu'il a exigé des athlètes russes qu'ils fassent honneur à la Russie, peu avant leur départ pour Vancouver.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un éditorial intitulé «Plus lent, plus bas, plus faible», antithèse de la devise olympique, le journal en ligne Gazeta.ru a écrit lundi que la contre-performance russe à Vancouver n'est que «le reflet objectif des résultats de la politique qui a cours dans le pays».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le journal libéral fait l'analogie entre les échecs sportif et économique de la Russie au cours de la dernière décennie. Dans les deux cas, les malheurs sont liés à «une absence totale de cadres professionnels, à une irresponsabilité généralisée dans la verticale du pouvoir» et au fait que les fonctionnaires et politiciens dépensent plus d'énergie dans les luttes intestines pour le pouvoir que dans le règlement des problèmes criants, dénonce le journal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dans le système politique actuel, il n'y a pas de concurrence. Pareillement, les dirigeants (des fédérations sportives) sont choisis pour leur proximité avec le pouvoir plutôt que pour leur compétence», note Anton Orekh, chroniqueur sportif à la radio Écho de Moscou. Il fait notamment référence au président du Comité national olympique, Leonid Tiagatchev, aussi politicien et... entraîneur de ski personnel du premier ministre Vladimir Poutine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Renvoyer, et après?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En poste depuis 2001, M. Tiagatchev est la principale cible des critiques, ces jours-ci, avec le ministre des Sports, Vitali Moutko. Sans les nommer, le président Medvedev a indiqué lundi que les responsables des déboires sportifs «devront prendre une décision courageuse et présenter leur démission. S'ils n'y arrivent pas, nous les aiderons».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le problème n'est pas aussi simple à régler, croit Anton Orekh. «Renvoyer les plus hauts dirigeants du sport, c'est la décision la plus naturelle et la plus facile. Mais après?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argent était pourtant au rendez-vous pour la préparation des athlètes. Le gouvernement russe a dépensé environ 50 millions de dollars au cours des deux dernières années, une somme comparable au programme canadien À nous le podium (110 millions depuis 2005).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions d'entraînement, par contre, étaient incomparables. En attendant les installations de Sotchi, en construction (voir encadré), les athlètes russes s'exercent dans des infrastructures souvent obsolètes, qui datent de l'époque soviétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anton Orekh estime qu'il est déjà trop tard pour que la Russie espère obtenir de bonnes performances lorsqu'elle accueillera les Jeux d'hiver, en 2014. «Plusieurs des athlètes qui concourront à Sotchi étaient aussi à Vancouver. En quatre ans, il est impossible de donner naissance à un athlète, de l'entraîner et de lui apprendre à gagner.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sotchi 2014: un défi olympien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Attribuer les Jeux olympiques d'hiver à la ville russe de Sotchi était certainement le défi le plus risqué jamais pris par le Comité international olympique. La station balnéaire ne dispose d'aucune des infrastructures nécessaires pour la tenue de JO. Actuellement, près de 20 000 ouvriers travaillent jour et nuit aux futures installations olympiques. Au total, 207 installations (centres de ski, arénas, routes, hôtels, etc.) devront être construites. «Je n'ai aucun doute qu'ils y arriveront», dit Igor Tchernov, correspondant à Sotchi du journal moscovite Vremia Novosteï. «Mais la question est plutôt de savoir à quel prix ils y arriveront.»&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-7421884242117031955?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/7421884242117031955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=7421884242117031955' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7421884242117031955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7421884242117031955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/03/sport-et-politique-meme-combat-en.html' title='Sport et politique, même combat en Russie'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1153994804689144869</id><published>2010-03-05T01:36:00.002+03:00</published><updated>2010-03-05T01:39:35.286+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Medvedev veut mettre la police au pas</title><content type='html'>Article publié dans le journal La Presse le 2 mars 2010.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Moscou) Plus une journée ne passe sans que la police russe soit éclaboussée par un nouveau scandale: corruption, extorsion, meurtres, viols, vols. Le président Dmitri Medvedev a décidé d'agir pour redorer le blason des forces de l'ordre, que les deux tiers des Russes disent craindre. Mais sa réforme risque d'être un coup d'épée dans l'eau sale d'un système corrompu jusqu'à l'os.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Denis Evsioukov était un chef de police moscovite ordinaire jusqu'au 27 avril 2009. Ce jour-là, après une dispute arrosée avec sa conjointe, il est entré dans un supermarché tranquille et s'est mis à tirer au hasard, tuant deux personnes et en blessant sept autres. Avec son arme de service.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ailleurs, un tel épisode aurait pu être placé dans la rubrique des malheureux faits divers. Mais en Russie, il a été la goutte qui a fait déborder le vase de toutes les récriminations envers une police qui fait peur à 67% de la population, selon un récent sondage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la fusillade, les médias russes portent une attention particulière aux malversations des forces de l'ordre, qui sont le plus souvent impunies. Certains policiers sont même sortis sur la place publique par l'entremise du cyberespace pour exprimer leur ras-le-bol face à des supérieurs qui leur demandent de fabriquer des preuves pour résoudre des crimes et améliorer les statistiques de leur service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rien n'étonne personne. Ni le policier de province qui paie des chômeurs pour avouer des crimes qu'ils n'ont pas commis, ni les trois agents moscovites arrêtés la semaine dernière pour avoir interpellé sans raison un homme d'affaires et son fils, exigeant de leur famille une rançon de 215 000$ pour les libérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux semaines, Denis Evsioukov a écopé d'une peine de prison à vie et a été officiellement démis de ses fonctions. Le même jour, le président Dmitri Medvedev a annoncé les premières mesures de sa réforme du ministère de l'Intérieur, une structure qui emploie 1,2 million de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dorénavant, on considérera comme «circonstance aggravante» le fait qu'une personne accusée d'actes criminels soit membre de la police. Le président a aussi mis à la porte 18 hauts responsables de la police, dont deux vice-ministres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réduire la corruption et l'abus de pouvoir, il a également annoncé que l'inspection des voitures, le renvoi des immigrés illégaux et la gestion des centres de dégrisement ne relèveraient plus de la police. Au mois de janvier, un journaliste avait été battu à mort à Tomsk par un agent dans l'un de ces établissements où sont détenues pour la nuit les personnes arrêtées en état d'ébriété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici deux ans, les effectifs du Ministère seront réduits du cinquième, et les salaires augmenteront. Actuellement, un policier russe reçoit de 300 à 660$ par mois, selon sa région d'affectation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Peu de chances de succès&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rouslan Miltchenko, directeur du centre Analyse et Sécurité, croit que le président Medvedev est bien intentionné. Il est toutefois peu optimiste sur les chances de réussite de ses réformes, qui ne s'attaquent pas au coeur du problème, selon lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La réforme est mise en place par ceux-là mêmes contre qui elle est destinée. Ils vont duper le président puisque c'est eux qui sont chargés de lui exposer la situation», explique M. Miltchenko, en référence aux haut placés du ministère de l'Intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À son avis, pour espérer une amélioration, il faudrait «un nettoyage complet des cadres de la police qui sont responsables de tous ces scandales». En plus des réformes, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu comme l'a fait le président de la Géorgie, Mikhaïl Saakachvili. En 2005, il a renvoyé les 30 000 agents de la circulation de son pays, mesure draconienne qui a permis d'en finir avec le système de corruption postsoviétique, selon des observateurs étrangers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1153994804689144869?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1153994804689144869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1153994804689144869' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1153994804689144869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1153994804689144869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/03/medvedev-veut-mettre-la-police-au-pas.html' title='Medvedev veut mettre la police au pas'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1946843060936299880</id><published>2010-02-24T00:14:00.004+03:00</published><updated>2010-02-24T00:19:59.457+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Des portraits officiels de Staline bientôt à Moscou</title><content type='html'>Article publié dans La Presse le 23 février 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Moscou, Russie) Comment se souvenir de Joseph Staline? La mairie de Moscou a décidé de placarder des portraits du dictateur soviétique dans la capitale en prévision du 65e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai. Les vétérans s'en réjouissent; les défenseurs des droits de l'homme enragent. La majorité, elle, a des sentiments partagés à l'égard du «Petit père des peuples».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S4RGGQDb1yI/AAAAAAAAAaw/Dfq6y9O7JzE/s1600-h/zarodinu.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 257px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S4RGGQDb1yI/AAAAAAAAAaw/Dfq6y9O7JzE/s320/zarodinu.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441551322972935970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au front, Oleg Rjechevski a combattu l'armée hitlérienne «Pour la patrie! Pour Staline!» comme le voulait la propagande soviétique. Aujourd'hui encore, l'historien de 85 ans ne renie pas son enthousiasme de jeune soldat. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L'histoire, c'est l'histoire, et nous devons nous en souvenir. Il avait une grande autorité dans le peuple, c'est comme ça», tranche M. Rjechevski. Le président de l'Association russe des historiens de la Seconde Guerre mondiale considère toujours que, malgré ses erreurs et sa «répression infondée», Staline était «un leader digne pour les forces armées du pays».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les vétérans et le Parti communiste n'ont jamais cessé de brandir son portrait à chaque commémoration depuis la chute de l'URSS, le pouvoir russe l'avait exclu des célébrations officielles. Toutefois, l'image de Staline sera à nouveau reproduite à même les fonds publics et affichée dès le mois d'avril dans le centre-ville de Moscou. Des stands d'information expliqueront son rôle dans la victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Oleg Rjechevski, les autorités moscovites ont pris une décision «juste». «La tragédie comme la victoire sont liées à son nom», plaide-t-il. La tragédie, ce sont les quelque 25 millions de civils et de militaires soviétiques qui ont péri de 1941 à 1945. Quatre ans plus tôt, croyant son pouvoir contesté, Staline avait fait fusiller plusieurs commandants soviétiques, affaiblissant du même coup l'Armée rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses détracteurs estiment ainsi que la guerre a été gagnée non pas grâce à Staline, mais en dépit de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Protestations&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'avis de Lev Ponomarev, directeur de l'ONG pour les droits de l'homme, la réapparition de portraits officiels de celui qui a envoyé aux travaux forcés et au peloton d'exécution des millions de Soviétiques durant les 31 ans de son règne serait tout simplement «une catastrophe».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que la mairie de Moscou a fait connaître son intention, M. Ponomarev a lancé une pétition pour protester contre cette initiative. Il sait toutefois que l'opposition russe, qui compte des démocrates et des communistes, ne pourra jamais faire front commun sur cette question. La Russie moderne n'a jamais réellement débattu de l'héritage de l'empire soviétique déchu et de son leader le plus contesté pour déterminer leurs bons et mauvais aspects.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dans la tête de tous les Allemands, à partir de l'enfance, il est clair qu'Hitler était l'ennemi du peuple allemand, qu'il a causé un grand tort au pays, souligne Lev Ponomarev. Ici, plusieurs citoyens vivent et vont mourir avec le sentiment que c'est Staline qui a remporté la guerre. Ça prendra quelques générations avant qu'on puisse se défaire de cette maladie», dit-il en parlant du stalinisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dirigeants ambivalents&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un récent sondage révèle que 54% des Russes admirent toujours Staline, mort en 1953.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les hautes sphères du pouvoir russe, le leader sanguinaire est tantôt défendu contre les critiques étrangères, tantôt dénoncé pour ses excès. Même le premier ministre Vladimir Poutine, homme fort de la Russie qui établit souvent une ligne de pensée à suivre pour l'élite politique, n'arrive pas à se prononcer clairement sur la question. Au mois de décembre, il a expliqué que «tout événement historique doit être analysé dans sa totalité».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Personne ne peut jeter la pierre à ceux qui ont organisé et étaient à la tête de cette victoire puisque, si nous avions perdu cette guerre, les conséquences pour notre pays auraient été beaucoup plus catastrophiques», avait-il déclaré à la télévision. Souvent accusé de vouloir faire renaître les symboles du stalinisme, Vladimir Poutine a précisé du même souffle qu'une «telle façon de diriger l'État, d'atteindre des résultats», en commettant des «crimes de masse contre son propre peuple», est «inadmissible».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le stalinisme en chiffres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Les famines punitives (1931-1933) ont fait entre 4,5 et 8 millions de victimes, dont la moitié en Ukraine.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Lors des grandes purges de l'armée et du Parti communiste (1937-1938) 750 000 sont mortes et autant ont été déportées.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Selon les estimations, de 10 à 18 millions de personnes seraient passées par les goulags (camps de travaux forcés) entre 1930 et 1953, année de la mort de Staline. Une bonne partie des prisonniers y sont morts de faim, de froid, de maladie ou ont été fusillés.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1946843060936299880?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1946843060936299880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1946843060936299880' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1946843060936299880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1946843060936299880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/02/des-portraits-de-staline-bientot-moscou.html' title='Des portraits officiels de Staline bientôt à Moscou'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S4RGGQDb1yI/AAAAAAAAAaw/Dfq6y9O7JzE/s72-c/zarodinu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-7417181312115486437</id><published>2010-02-19T16:01:00.013+03:00</published><updated>2010-02-19T16:39:11.124+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vladivostok'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dromadaire sur l&apos;épaule'/><title type='text'>Un dromadaire sur l'épaule: Vladivostok, le bout du monde russe</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Série de reportages &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;radiophoniques diffusée à la Radio Suisse Romande (RSR), à l'émission Un Dromadaire sur &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'épaule, du 1 au 5 février 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Vladivostok: le bout du monde russe (intro)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Frédérick Lavoie part à la rencontre des habitants de Vladivostok, une ville portuaire profondément russe en territoire asiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SJjyQpNI/AAAAAAAAAZo/PgOkKUCl7CY/s1600-h/IMG_0340.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SJjyQpNI/AAAAAAAAAZo/PgOkKUCl7CY/s200/IMG_0340.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439946092832662738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«Vladivostok, c'est loin, mais c'est tout de même notre ville», dit la citation de Lénine en face de la gare ferroviaire. Le révolutionnaire communiste n'aurait pas pu mieux dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ville stratégique fermée aux étrangers et aux Russes non-résidents durant toute la période soviétique, les influences asiatiques demeurent superficielles à Vladivostok.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voitures y sont certes japonaises, les raviolis coréens, les vêtements chinois, mais la ville de 500 000 habitants a la mentalité russe bien ancrée. Pur résultat d'un empire fortement centralisé, de l'époque tsariste à aujourd'hui en passant par la période soviétique. L'Asie pour les affaires, l'Europe pour la culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36S0v6qrMI/AAAAAAAAAaI/2fiGyNMJRp0/s1600-h/IMG_0456.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36S0v6qrMI/AAAAAAAAAaI/2fiGyNMJRp0/s200/IMG_0456.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439946834823523522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Comme à Moscou, Saint-Pétersbourg ou Kaliningrad, les nationalistes y mènent la vie dure aux travailleurs migrants venus de l'Asie centrale post-soviétique, tout comme les entrepreneurs sans scrupules qui profitent d'un système corrompu pour escroquer ceux en situation irrégulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez le «maître de l'Orient» (Vladivostok, en russe), les simples citoyens se plaignent de la cherté des produits, des salaires bas et de la bureaucratie, dans un russe qui diffère très peu de celui de leurs compatriotes moscovites, à 6 400 km et sept fuseaux horaires plus à l'ouest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Lundi 01 février 2010:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Matriarcat à la russe (1/5)&lt;/span&gt; (&lt;a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/un-dromadaire/un-dromadaire-sur-l-epaule20100201-140000.mp3"&gt;à écouter ou télécharger ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Russie, près du tiers des familles n'ont pas de père. La femme russe, forte, a appris à se débrouiller par elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36S-DOpiWI/AAAAAAAAAaY/MqwLRmKlWaI/s1600-h/IMG_0668.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36S-DOpiWI/AAAAAAAAAaY/MqwLRmKlWaI/s200/IMG_0668.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439946994626431330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Autour d'une table bien garnie, Alissa célèbre ses 16 ans avec sa mère séparée, sa grand-mère veuve, sa cousine et sa tante. Ces femmes partagent avec nous leur vision des traditions russes, de leurs amours, des hommes et de la vie quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère d'Alissa, Ianna, nous emmène ensuite au gymnase, pour son entraînement de boxe. Entre deux coups de poing, elle parle de la place des femmes dans la société russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invitée&lt;/span&gt;: Larisa Zakharova, du Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen.&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mardi 2 février 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'île de 20 milliards (2/5) &lt;/span&gt;&lt;a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/un-dromadaire/un-dromadaire-sur-l-epaule20100202-140000.mp3"&gt;(à écouter ou télécharger ici)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant, on n'avait pas besoin de plaque d'immatriculation pour circuler sur l'Île Roussky. À 30 minutes en ferry de Vladivostok, l'île quasi déserte était le paradis des vacanciers et de ses quelque 5000 habitants. Jusqu'à ce que la civilisation décide de s'y installer avec ses grands sabots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36S437DSzI/AAAAAAAAAaQ/fZfLwcbYROM/s1600-h/IMG_0600.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36S437DSzI/AAAAAAAAAaQ/fZfLwcbYROM/s200/IMG_0600.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439946905692097330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis juin 2009, les camions et les bétonnières y roulent bruyamment. D'ici deux ans, un pont reliera l'île à la terre ferme, des milliers d'étudiants viendront s'instruire dans son université flambant neuve et les gens d'affaires auront un centre de congrès et une piste d'atterrissage pour leur hélicoptère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout, 20 milliards de francs seront investis sur l'île en prévision du sommet de trois jours des 21 leaders de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), prévu pour l'automne 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 4000 travailleurs, en bonne partie venus des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale y travaillent d'arrache-pied pour respecter l'échéancier. Mais comme sur plusieurs chantiers de construction en Russie, ils ne sont pas à l'abri des patrons véreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Micha le Kirghize, qui se plaint discrètement des conditions de vie misérables sur l'île et de son salaire impayé depuis trois mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invitée: Amandine Regamey, Chercheur associé au CERCEC, Maître de conférences à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.&lt;/span&gt; ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mercredi 3 février 2010&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;La Ruchine (3/5)&lt;/span&gt; &lt;a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/un-dromadaire/un-dromadaire-sur-l-epaule20100203-140000.mp3"&gt;(à écouter ou télécharger ici)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rumeur semble farfelue, mais revient sur toutes les lèvres: «Moscou veut vendre Vladivostok aux Chinois!» répètent les Russes de l'Extrême-Orient, qui pensent que la capitale européenne est prête à les trahir pour quelques kopecks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SvmOVZWI/AAAAAAAAAaA/lawYIYMUhUk/s1600-h/IMG_0408.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SvmOVZWI/AAAAAAAAAaA/lawYIYMUhUk/s200/IMG_0408.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439946746322314594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Formellement, Vladivostok n'appartient pas aux Chinois. Mais dans les marchés de la ville, ils y sont maîtres, employant quelques vendeurs russes à titre figuratif pour se conformer aux lois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les universités de Vladivostok, des centaines de Chinois étudient la langue de Dostoïevski, comme Dima, qui rêve d'épouser une grande blonde et de devenir un prospère homme d'affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étudiant nous fait découvrir un marché de Vladivostok au nom incertain (Lougovaïa pour certains, Sportivnaïa pour d'autres) et ses compatriotes venus déployer les tentacules du capitalisme à la chinoise sur la terre russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invité: Sébastien Colin, Maître de conférence à l'Institut national des langues et civilisations orientales.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Jeudi 4 février 2010&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Au foot avec les néonazis (4/5) &lt;/span&gt;&lt;a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/un-dromadaire/un-dromadaire-sur-l-epaule20100204-140000.mp3"&gt;(à écouter ou télécharger ici)&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quelle est l'activité préférée des néo-nazis russes? Le foot, évidemment. C'est en bottant un ballon rond que des jeunes nationalistes ont bien voulu nous expliquer leur philosophie raciste et xénophobe, largement tolérée en Russie. Selon un récent sondage, 54% de la population du pays appuie le slogan «La Russie aux Russes».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36TENhcVZI/AAAAAAAAAag/94jMOXecvtM/s1600-h/IMG_0693.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36TENhcVZI/AAAAAAAAAag/94jMOXecvtM/s200/IMG_0693.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439947100468827538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les jeunes sympathisants de l'Union des slaves d'Extrême-Orient organisent à l'occasion des matchs amicaux de football pour «maintenir un mode de vie sain» et assurer une «bonne descendance» à la race slave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que leur leader est en procès pour propagande de haine raciale, les militants racontent en quoi l'immigration menace à leur avis l'avenir de leur pays, et ce qui pousse certains d'entre eux à agresser des travailleurs migrants dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un café de Vladivostok, le lendemain du match, Vlad, tout sourire, défend l'idéologie hitlérienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2009, plus de 55 personnes ont été tuées en Russie - dont une à Vladivostok - et 299 blessées dans des attaques à caractère raciste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Invitée: Sacha Koulaeva, responsable du programme Europe de l'Est et Asie centrale à la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH)&lt;/span&gt; ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Vendredi 5 février 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La chasse aux faits divers (5/5) &lt;/span&gt;&lt;a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/un-dromadaire/un-dromadaire-sur-l-epaule20100205-140000.mp3"&gt;(à écouter ou télécharger ici)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bord de leur minifourgonnette, Maksim et Vova parcourent Vladivostok jour et nuit, traquant les accidents de voitures, les incendies et les arrestations spectaculaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SOf5sZAI/AAAAAAAAAZw/02--VzsYXwE/s1600-h/IMG_0357.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SOf5sZAI/AAAAAAAAAZw/02--VzsYXwE/s200/IMG_0357.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439946177689445378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le journaliste et le caméraman de l'émission «Avtopatroul» («Auto-patrouille») font équipe pour des rondes de 24 heures, rivés au récepteur radio transmettant les conversations des policiers, pompiers et autres autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre trois véhicules emboutis et un ivrogne étendu au milieu de la rue principale de Vladivostok après avoir été happé par une voiture en délit de fuite, Maksim et Vova nous parlent de leurs passions et de leurs défis professionnels et personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Dimanche 7 février 2010: Morceaux choisis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/un-dromadaire/un-dromadaire-sur-l-epaule20100207-130000.mp3"&gt;(à écouter ou télécharger ici)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36TtFoKlfI/AAAAAAAAAao/cCd7riu__zU/s1600-h/IMG_0364.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36TtFoKlfI/AAAAAAAAAao/cCd7riu__zU/s320/IMG_0364.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439947802724177394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-7417181312115486437?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/7417181312115486437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=7417181312115486437' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7417181312115486437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7417181312115486437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/02/un-dromadaire-sur-lepaule-vladivostok.html' title='Un dromadaire sur l&apos;épaule: Vladivostok, le bout du monde russe'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S36SJjyQpNI/AAAAAAAAAZo/PgOkKUCl7CY/s72-c/IMG_0340.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-588369333927280436</id><published>2010-02-19T15:59:00.001+03:00</published><updated>2010-02-19T16:01:08.373+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><title type='text'>Les cinq travaux de Viktor Ianoukovitch</title><content type='html'>Texte publié dans La Presse et La Tribune de Genève le 9 février 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;(Moscou) Viktor Ianoukovitch a pris sa revanche. Celui qui avait été humilié par la Révolution orange prodémocratique en 2004 après une victoire frauduleuse deviendra finalement président de l'Ukraine, à l'issue du scrutin serré de dimanche dernier. La tâche devant lui est colossale. Le pays est empêtré dans des querelles politiques et la crise économique l'a dévasté. Voici cinq travaux qui attendent le nouveau président des 45 millions d'Ukrainiens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1. Devenir président&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première tâche du nouveau président sera... de devenir président, croit le politologue ukrainien Volodymyr Fessenko. La première ministre Ioulia Timochenko, battue par un peu plus de 3%, n'a toujours pas concédé la victoire et crie à la «fraude électorale». Selon M. Fessenko, elle voudrait ainsi forcer le gagnant à chercher un compromis avec elle, espérant conserver son poste de première ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réellement prendre le pouvoir, Ianoukovitch devra réussir à former une nouvelle coalition parlementaire en cooptant des ex-révolutionnaires oranges, alliés de Timochenko et du président sortant Viktor Iouchtchenko, qui disposent actuellement de la majorité à la Rada (Parlement ukrainien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2. Renouer avec Moscou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique extérieure, Ianoukovitch devra relancer les relations avec Moscou, très tendues sous le président sortant pro-occidental Viktor Iouchtchenko. «Il ne sera pas pour autant prorusse», nuance M. Fessenko, directeur du Centre d'études politiques Penta, à propos de celui qui était perçu comme le «candidat du Kremlin» en 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve d'une intention de se rapprocher de Moscou avec modération: avant l'élection, le camp Ianoukovitch n'a pas voulu prendre de position claire sur la reconnaissance des régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie-du-Sud et d'Abkhazie, une question chère au régime russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3. Rassurer l'Europe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la révolution Orange, Ianoukovitch n'a pas bonne presse en Occident. Le russophone de 59 ans a de la difficulté à se défaire son image d'antioccidental et à faire oublier ses trois ans d'incarcération pour vol, coups et blessures durant sa jeunesse. L'ouverture à l'Europe durant les cinq années postrévolutionnaires a toutefois diversifié les intérêts du pays et de ses propres alliés, rendant essentiel le maintien d'une bonne relation avec le Vieux Continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4. Remettre l'économie sur pied&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ravagée par la crise économique, l'Ukraine compte sur le financement occidental pour se remettre à flot, elle qui a vu son PIB reculer de près de 15% l'an dernier. En raison de l'instabilité politique, le Fonds monétaire international a gelé ses prêts l'automne dernier. Ianoukovitch devra convaincre l'organisation de la fiabilité de son pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5. Signer la paix gazière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour espérer stabiliser son pays, Viktor Ianoukovitch devra régler pour de bon la question du gaz, à l'origine de plusieurs conflits avec la Russie et de la perte de confiance de l'Europe envers l'Ukraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En janvier 2009, accusant Kiev de retard de paiement et de vol de gaz, Moscou avait fermé les robinets pour l'énième fois. Plus de 80% du gaz russe destiné à l'UE transitant par le territoire ukrainien, une bonne partie de l'Europe s'était retrouvée sans chauffage en plein coeur d'une vague de froid.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-588369333927280436?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/588369333927280436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=588369333927280436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/588369333927280436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/588369333927280436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/02/les-cinq-travaux-de-viktor-ianoukovitch.html' title='Les cinq travaux de Viktor Ianoukovitch'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-258164930539247478</id><published>2010-02-19T15:56:00.001+03:00</published><updated>2010-02-19T15:58:44.281+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><title type='text'>L'Ukraine élit la bête noire de la Révolution orange</title><content type='html'>Texte publié dans La Tribune de Genève le 8 février 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le chef de l’opposition Viktor Ianoukovitch a remporté hier le deuxième tour de l’élection présidentielle ukrainienne. Selon les sondages à la sortie des urnes, celui-ci aurait obtenu entre 48 et 50% des voix, contre 44-45% pour son adversaire, la première ministre Ioulia Timochenko. Détail piquant: plus de 5% des électeurs ont voté contre tous les candidats.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ironie de l’histoire: c’est la deuxième fois que Viktor Ianoukovitch remporte un deuxième tour d’élections présidentielles. Mais, en 2004, le «candidat du Kremlin» d’alors n’était pas devenu président pour autant. Renversé par les manifestations monstres de la Révolution orange, dont Ioulia Timochenko était l’une des figures de proue, il avait dû concéder un troisième tour, gagné par Viktor Iouchtchenko.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, c’est la bonne pour ce russophone de 59 ans, qui a purgé 3 ans de prison dans sa jeunesse pour vol, coups et blessures. L’homme ayant été exclu du pouvoir national depuis plus de deux ans, il sera difficile pour sa rivale de convaincre qu’il aurait massivement falsifié l’élection d’hier, malgré les résultats serrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ioulia Timochenko entend tout de même descendre dans les rues avec ses partisans dès aujourd’hui. Elle veut contester l’élection en se basant sur quelques irrégularités observées et la confusion qu’ont entraînée les changements à la loi électorale votés jeudi au parlement, à l’initiative du Parti des régions de Ianoukovitch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire contrepoids, le gagnant a déjà prévu une manifestation devant la Commission centrale électorale à Kiev ce matin, où il attend 50 000 de ses fidèles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apathique et désabusée par des années de guerres interclaniques au pouvoir, la population ne risque toutefois pas de suivre massivement les appels à manifester des candidats comme ce fut le cas en 2004, selon la plupart des observateurs ukrainiens. Après une bataille juridique et des négociations avec le camp Timochenko, Viktor Ianoukovitch devrait donc être investi en tant que quatrième président de l’Ukraine indépendante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Entre cynisme et scandales&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée électorale d’hier aura été à l’image de la campagne et de la vie politique ukrainienne: cynique, houleuse et semée de scandales. Avant même le début du vote, le cadavre d’un représentant de l’équipe Timochenko a été retrouvé à Ivano-Frankisk, dans l’ouest du pays. Les porte-parole de la première ministre ont rapidement lié à l’élection le décès de ce secrétaire de commission électorale locale, affirmant qu’il avait été tué en voulant défendre un coffre-fort rempli de bulletins de vote, attaqué par des voleurs. Les policiers avaient une tout autre version. L’homme serait plutôt décédé d’une crise cardiaque, bien loin de tout bureau de vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Lougansk, un fief de Ianoukovitch à l’extrême ouest du pays, les travaux ont été perturbés dans au moins neuf bureaux de vote en raison d’appels à la bombe, y réduisant sensiblement le taux de participation. D’autres bureaux de vote ailleurs dans le pays ont été touchés par de longues coupures de courant. Mais, en dépit des quelques incidents observés, la commission électorale ukrainienne estimait hier en fin d’après-midi que l’élection se déroulait tout de même assez normalement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-258164930539247478?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/258164930539247478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=258164930539247478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/258164930539247478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/258164930539247478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/02/lukraine-elit-la-bete-noire-de-la.html' title='L&apos;Ukraine élit la bête noire de la Révolution orange'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-9164496439543919616</id><published>2010-02-19T15:54:00.001+03:00</published><updated>2010-02-19T15:56:42.350+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><title type='text'>Ukraine: le résultat quasi assuré d'être contesté</title><content type='html'>Article publié dans le quotidien La Presse le 6 février 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le deuxième tour de l'élection présidentielle ukrainienne, demain, se terminera au mieux à la cour, au pire dans la rue. Les deux candidats en lice, le chef de l'opposition et favori Viktor Ianoukovitch, et la première ministre Ioulia Timochenko, promettent de contester les résultats en cas de défaite, sous prétexte de fraude électorale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux camps sont sur un pied de guerre. Les autocars sont déjà loués. À la moindre allégation d'irrégularité demain, les partisans du perdant dévaleront vers la capitale, Kiev, pour exiger l'annulation du scrutin.Ioulia Timochenko connaît bien le principe. En 2004, la blonde à la légendaire tresse enroulée autour de la tête était l'une des principales figures de la Révolution orange pro-occidentale. Pendant un mois, elle s'est tenue aux côtés de centaines de milliers de manifestants et du candidat Viktor Iouchtchenko sur la place centrale de Kiev, la «Maïdan», pour obtenir une reprise de l'élection frauduleuse. Avec succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, c'est elle la candidate. L'adversaire, lui, reste le même. Mais Viktor Ianoukovitch, victorieux du deuxième tour en 2004 mais perdant du troisième, n'entend pas se faire écarter du pouvoir encore une fois. «Il n'y aura plus jamais en Ukraine de Maïdan, ni de troisième tour», a-t-il prédit cette semaine, qualifiant la révolution orange de «page sombre» de l'histoire ukrainienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a des manifestations massives, il veut au moins que ce soit son camp qui les organise. Son Parti des régions a d'ailleurs déjà déposé une demande aux autorités municipales en vue de protester devant l'édifice de la Commission centrale électorale dès lundi. Il compte y rassembler 50 000 personnes pour une période indéterminée, sous le slogan «l'Ukraine pour des élections honnêtes».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Intrigue politique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois semaines entre le premier et le deuxième tour de l'élection présidentielle auront connu leur lot d'intrigues politiques, démontrant la fragilité de la jeune démocratie ukrainienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière ruse en date: jeudi, les députés fidèles à Viktor Ianoukovitch ont réussi à modifier la loi électorale en vitesse. Désormais, les commissions électorales locales, composées à parts égales de représentants des deux candidats, n'auront plus à observer un quorum des deux tiers des membres pour leur réunion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parti des régions voulait ainsi éviter un boycottage massif des représentants de Timochenko, qui aurait permis de faire dérailler le processus dans plusieurs régions du pays, explique l'analyste Petro Bourkovski, du Centre national d'études stratégiques de Kiev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«D'un côté, ils ont voulu se protéger, mais de l'autre, cela fait en sorte que le résultat sera contestable. Ils ont donné à Timochenko une belle raison de le refuser et de se faire de la publicité là-dessus», estime-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant plus que la première ministre n'a plus rien à perdre. Au premier tour, elle a obtenu 25% des voix, dix points derrière Ianoukovitch. Ses tentatives pour rallier les autres candidats «démocrates» derrière elle, comme Sergueï Tigipko (13%) à qui elle a proposé le poste de premier ministre, ont été infructueuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président actuel, Viktor Iouchtchenko, arrivé cinquième au premier tour, a donné un dernier coup de poignard dans le dos de son ancienne alliée en appuyant et en signant rapidement les changements à la loi électorale proposés par le camp Ianoukovitch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petro Bourkovski croit qu'à moins de fraudes massives, Ioulia Timochenko aura de la difficulté à renverser le résultat de demain, qui devrait être en faveur de Ianoukovitch, un russophone de 59 ans. Mais il espère surtout que les deux camps pourront trouver une entente pour éviter un autre long bras de fer politique, alors que le pays est durement atteint par la crise économique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-9164496439543919616?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/9164496439543919616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=9164496439543919616' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/9164496439543919616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/9164496439543919616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/02/ukraine-le-resultat-quasi-assure-detre.html' title='Ukraine: le résultat quasi assuré d&apos;être contesté'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-900093101895557656</id><published>2010-02-06T13:06:00.002+03:00</published><updated>2010-02-06T13:09:06.148+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géorgie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Guerre des ondes russo-géorgienne</title><content type='html'>Article publié dans La Presse le 4 février 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Moscou) Militairement, la Géorgie ne fait pas le poids devant la Russie. L'ex-république soviétique pro-occidentale a donc décidé de lui déclarer la guerre... des ondes. Au début du mois de janvier, elle a lancé une chaîne en langue russe décrite comme la seule solution de rechange aux télévisions manipulées par le Kremlin dans le Caucase. Mais le réseau accuse Moscou de lui mettre des bâtons dans les roues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans un décor qui laisse deviner le maigre budget de la chaîne, la présentatrice entame son bulletin en trébuchant sur les premiers mots. Les reporters sont hésitants, les images sont rares et souvent de mauvaise qualité, mais l'équipe de 1K sait où elle s'en va: à contre-courant du Kremlin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous sommes encore très jeunes», s'excuse presque d'entrée de jeu Maya Bichikashvili, vice-directrice de la télévision publique géorgienne, dont dépend la chaîne Pervy Kavkazky (la Première caucasienne ou 1K).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doté d'un budget d'à peine 1,5 million de dollars pour sa première année, le réseau a été mis sur pied en moins de quatre mois dans les studios de la télévision publique à Tbilissi, la capitale géorgienne. Ses objectifs: donner au public russophone une autre image de la Géorgie que celle véhiculée par les télévisions étatiques russes et parler des choses qu'elles passent sous silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Bichikashvili assure toutefois que 1K ne se veut pas un outil de contre-propagande. «Nous ne sommes pas dirigés par le gouvernement géorgien. Nos journalistes peuvent parler de ce qu'ils veulent. Ils ont une entière liberté.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'équipe de 1K étant en majeure partie composée de Géorgiens et d'opposants au régime russe - comme l'animatrice Alla Doudaïev, veuve du président séparatiste tchétchène Djokhar Doudaïev -, la position anti-Kremlin fait toutefois officieusement consensus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La «voix alternative» de 1K dans l'espace télévisuel russophone ne signifie donc pas pour autant que la chaîne tend vers l'objectivité, malgré sa prétention de parler du Caucase «sans faussetés».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des événements qu'elle couvre portent sur les républiques instables du Caucase russe, en proie à une insurrection islamiste, et sur la politique russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, la chaîne est quasi muette sur la situation politique en Géorgie, où l'opposition au président Mikhaïl Saakachvili grandit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Seulement sur le web&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale difficulté de la chaîne est toutefois de trouver des auditeurs. Le 25 janvier, à peine 10 jours après le début de ses émissions, le fournisseur français Eutelsat l'a exclue de son offre satellitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les bulletins d'information de 1K, journalistes et invités sont unanimes: la décision est liée à la signature quelques jours plus tôt d'un lucratif contrat entre Eutelsat et une entreprise affiliée au géant gazier d'État Gazprom, proche du pouvoir russe. Eutelsat aurait donc plié devant les pressions «politiques» de son important client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant de trouver un fournisseur satellitaire, la chaîne n'est offerte que sur l'internet. Or, la plupart des foyers du Caucase du Nord, son principal public cible, ne sont pas branchés au web, ce qui limite son influence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En août 2008, le président Saakachvili a appris à ses dépens qu'il ne pouvait battre son puissant voisin sur un champ de bataille. La tentative de l'armée géorgienne pour reprendre la région séparatiste d'Ossétie-du-Sud, prorusse, s'est soldée par une intervention militaire de la Russie et l'occupation d'une partie du territoire géorgien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président Saakachvili, qui a étudié en France et aux États-Unis, a vraisemblablement compris que son champ de bataille devrait être médiatique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-900093101895557656?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/900093101895557656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=900093101895557656' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/900093101895557656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/900093101895557656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/02/guerre-des-ondes-russo-georgienne.html' title='Guerre des ondes russo-géorgienne'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-3360481229314423707</id><published>2010-01-31T14:50:00.001+03:00</published><updated>2010-01-31T14:53:01.150+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Medvedev'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Medvedev veut faire de la place aux jeunes</title><content type='html'>Article publié dans le journal La Presse le 30 janvier 2010.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Moscou) Le président russe Dmitri Medvedev veut rajeunir les têtes dirigeantes des régions de son pays. S'il a légalement le loisir de renvoyer n'importe quel gouverneur d'un seul coup de crayon, la tâche risque d'être plus compliquée, voire dangereuse dans certaines régions explosives du pays, nous explique notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dmitri Medvedev avait jusqu'au 21 janvier pour nommer un nouveau président pour le Daguestan, république caucasienne en proie à une rébellion islamiste. Face au casse-tête, il a jusqu'à maintenant préféré le silence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que peu importe qui remplacera Moukhou Aliev, 70 ans, l'équilibre du pouvoir entre les différents groupes ethniques de cette entité de 2,5 millions d'habitants devra être repensé. Et devant une guérilla qui mène plusieurs attaques par semaine contre les forces de l'ordre, la république n'a pas les moyens de tomber encore plus profondément dans l'instabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a encore six ans, Medvedev n'aurait pas eu à se creuser la tête. Les dirigeants des 83 sujets de la fédération russe étaient élus par la population, au suffrage universel. Mais en 2004, dans une volonté de centraliser les pouvoirs au Kremlin, le président d'alors, Vladimir Poutine, a aboli les élections des gouverneurs et présidents régionaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, les candidatures sont proposées par les parlements régionaux, tous sans exception contrôlés par Russie Unie, le parti dirigé par le désormais premier ministre et toujours homme fort du pays Vladimir Poutine. Le président doit ensuite choisir parmi trois noms, dont celui habituellement du dirigeant sortant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À la retraite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son accession à la présidence en mai 2008, Medvedev n'a renouvelé le candidat en poste que dans huit des vingt-cinq cas qui lui ont été présentés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En janvier 2009, à la surprise générale, il a même installé à la tête de la région sinistrée de Kirov le dynamique Nikita Belykh, 33 ans. Jusqu'à sa nomination, Belykh était un farouche critique du régime en place et était souvent arrêté par les autorités durant les manifestations d'opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, Dmitri Medvedev a annoncé qu'il ne tolérerait plus ceux qui veulent coller au pouvoir. «Quatre mandats, c'est déjà une exception rare. Désormais, nous allons faire en sorte qu'ils libèrent leur place à temps pour le travail des jeunes», a-t-il déclaré. Cette année, 13 vieux dirigeants pourraient devoir quitter leur poste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président du Tatarstan, Mintimer Chaïmiev, 73 ans, a compris le message. S'il avait survécu à la chute de l'URSS en changeant simplement son titre de premier secrétaire du Parti communiste en celui de président tatar, il a préféré demander personnellement à Medvedev de ne pas renouveler son mandat en mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mairie de Moscou convoitée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ ne se serait pas fait sans négociation, croit toutefois Nikolaï Petrov, analyste des politiques régionales au Centre Carnegie de Moscou. «Dans certaines régions comme le Tatarstan et Moscou, le dirigeant a mis en place une véritable machine politique qui lui donne le contrôle des ressources locales. Il ne faut donc pas regarder qui part, mais dans quelles conditions et qui prendra sa place.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Moscou, les rumeurs se font persistantes sur le renvoi du flamboyant maire de 73 ans Iouri Loujkov, en poste depuis 1992. Mais celui dont la femme est devenue milliardaire et reine de l'immobilier de la capitale durant son règne n'entend pas laisser sa place aussi facilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il y a de grands intérêts en jeu et donc une lutte entre différents clans au Kremlin. Chacun veut placer son homme à la tête de cette ville. Loujkov tire pour l'instant avantage de ces conflits pour se faufiler», note Nikolaï Petrov. Selon lui, le maire n'attend qu'un compromis qui lui sera profitable pour quitter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-3360481229314423707?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/3360481229314423707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=3360481229314423707' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3360481229314423707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3360481229314423707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/medvedev-veut-faire-de-la-place-aux.html' title='Medvedev veut faire de la place aux jeunes'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6851218538553764719</id><published>2010-01-30T15:12:00.003+03:00</published><updated>2010-01-30T15:15:52.188+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vladivostok'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nationalisme'/><title type='text'>Les nationalistes russes optent pour le terrorisme</title><content type='html'>&lt;span&gt;Article publié dans La Presse, le 29 janvier 2010.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moscou - Les attaques à caractère raciste ont fortement diminué en Russie au cours de la dernière année. Les mouvements d'extrême droite ne sont toutefois pas moins dangereux pour autant. Ils ont simplement changé de stratégie. Leur ennemi No 1 est devenu l'État russe. Et pour le combattre, ils ont choisi le terrorisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur son épaule gauche, Vlad, début vingtaine, montre son tatouage, un aigle nazi. S'il partage "plusieurs points" de l'idéologie hitlérienne, le jeune militant de Vladivostok (Extrême-Orient russe) ne le crie pas sur tous les toits. Depuis quelques mois, les autorités russes ont intensifié la chasse aux néonazis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QiteKIB3I/AAAAAAAAAZY/d1IbQi7vAdE/s1600-h/IMG_0694.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QiteKIB3I/AAAAAAAAAZY/d1IbQi7vAdE/s320/IMG_0694.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432505215100651378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lorsqu'on lui demande s'il a déjà battu des travailleurs étrangers dans la rue, Vlad élude la question. "Les travailleurs migrants en soi, ils ne sont rien. Que l'un d'entre eux soit tué ou battu, ça ne fera pas en sorte qu'ils viendront en moins grand nombre en Russie. Ils sont la conséquence. La cause du problème, c'est notre État", a-t-il expliqué à La Presse, au début du mois de décembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Vlad, la lutte pour assurer la "pureté du sang" russe passe désormais par les "actions terroristes". Il ne précise toutefois pas s'il est prêt à y participer lui-même directement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2009, le centre Sova, une ONG qui étudie les mouvements racistes en Russie, a remarqué ce changement de cap chez les néonazis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Leur but est désormais de déstabiliser le pays. Ils veulent provoquer une révolution et, dans la foulée, prendre le pouvoir. On peut donc considérer que, maintenant, plus personne n'est en sécurité en Russie", a expliqué mercredi la vice-directrice de Sova, Galina Kojevnikova, lors de la présentation aux médias du rapport annuel de l'organisation.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Attentat revendiqué&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2009, les mouvements d'extrême droite ont mis le feu à au moins cinq immeubles appartenant à différents corps policiers, selon Sova. Ils ont aussi revendiqué la responsabilité d'une cinquantaine d'autres incendies de même que l'attentat contre le train Nevski Ekspress, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, qui a fait 26 morts à la fin du mois de novembre. Il n'a pas été prouvé que cette attaque d'envergure était l'oeuvre de Combat 18-Inguermanlandia, mais la déclaration du groupe néonazi démontre sa volonté d'être considéré comme terroriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, Sova avait recensé 110 meurtres à caractère raciste en Russie, principalement de ressortissants des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale et du Caucase venus chercher du travail en Russie. L'an dernier, ce nombre est tombé à 71.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La baisse du nombre d'attaques racistes est aussi en partie due aux efforts des autorités, qui s'inquiètent plus des actions antigouvernementales de l'extrême droite que de son idéologie raciste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vlad et ses pairs ont d'ailleurs été touchés directement par l'intensification de la lutte contre leur idéologie. Le 6 décembre, le leader de leur groupe, l'Union des Slaves de l'Extrême-Orient, a été reconnu coupable d'incitation à la haine raciale et condamné à deux ans de prison avec sursis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6851218538553764719?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6851218538553764719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6851218538553764719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6851218538553764719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6851218538553764719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/les-nationalistes-russes-optent-pour-le.html' title='Les nationalistes russes optent pour le terrorisme'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QiteKIB3I/AAAAAAAAAZY/d1IbQi7vAdE/s72-c/IMG_0694.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-294163861879043284</id><published>2010-01-30T15:09:00.002+03:00</published><updated>2010-01-30T15:12:14.778+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><title type='text'>Ukraine: Le pouvoir orange éconduit au premier tour</title><content type='html'>Article paru dans La Presse et La Tribune de Genève le 18 janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kiev, Ukraine - Le favori pour la présidentielle ukrainienne, Viktor Ianoukovitch, s'est facilement qualifié pour le deuxième tour du scrutin hier. Le chef de l'opposition affrontera dans trois semaines la première ministre Ioulia Timochenko. Le résultat du round final s'annonce aussi serré que contesté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QiBYXVieI/AAAAAAAAAZQ/nQCaci-TyLI/s1600-h/IMG_0939.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QiBYXVieI/AAAAAAAAAZQ/nQCaci-TyLI/s320/IMG_0939.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432504457631205858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Selon des résultats partiels, Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou en 2004 et humilié durant la révolution Orange pro-occidentale qui a suivi, a obtenu 37,32 % des suffrages. Ioulia Timochenko recueille 24,40 % des voix, après le dépouillement de 30,03 % des bulletins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec 12 % d'avance sur l'ex-banquier Sergueï Tigipko, son passage au deuxième tour ne fait aucun doute. Cette élection sonne le glas du président actuel Viktor Iouchtchenko, héros déchu de la révolution orange de 2004, qui a récolté moins de 5 % des voix, en cinquième place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les sondages des dernières semaines donne Viktor Ianoukovitch gagnant au deuxième tour, Ioulia Timochenko n'entend pas baisser les bras. Hier soir, la dame de fer de la politique ukrainienne a appelé les " forces démocratiques " à se ranger derrière elle, estimant qu'elles représentent 60 % de l'électorat, pour " emmener l'Ukraine sur la voie de l'Europe civilisée ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première ministre de 49 ans faisait ainsi référence à ses anciens alliés de la révolution Orange, qui ont passé les cinq dernières années à s'entredéchirer pour le partage du pouvoir. Elle a promis de " tenir des discussions " avec certains d'entre eux, appelant aussi les électeurs du président Iouchtchenko, avec qui elle est à couteaux tirés, à l'appuyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viktor Ianoukovitch compte lui aussi faire les yeux doux aux perdants et à leurs électeurs. Le russophone de 59 ans, peu charismatique, s'est présenté en rassembleur qui " prendra en considération le point de vue " de ceux qui n'ont pas voté pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sergueï Tigipko et Arseni Iatseniouk, respectivement troisième et quatrième ont toutefois appelé pour l'instant leurs électeurs à ne voter pour aucun des deux finalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sans programme distinctif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement au duel de 2004 entre le prorusse Ianoukovitch et le pro-occidental Iouchtchenko, les deux candidats du deuxième tour de cette année se différencient plus par leur approche et leur personnalité que par leur programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ianoukovitch se dit aujourd'hui favorable à terme à une intégration de son pays à l'Union européenne, alors que l'ex-orange Timochenko s'est continuellement rapprochée de Moscou au cours des derniers mois, sans délaisser ses liens avec l'Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le résultat est serré, le perdant devrait profiter de la fragilité des institutions démocratiques et du système judiciaire du pays pour contester la validité du scrutin, en dénonçant de probables irrégularités. Viktor Ianoukovitch, a indiqué hier qu'il n'avait " pas confiance en le pouvoir actuel ", qu'il soupçonne d'avoir " l'intention de falsifier les résultats de l'élection ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ioulia Timochenko croit de son côté que le Parti des régions de son rival, qui détient le pouvoir régional dans l'est et le sud du pays, a tout le loisir d'y bourrer les urnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La commission électorale a de son côté écarté la possibilité de fraudes massives qui auraient pu influencer les résultats du scrutin d'hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désabusée par cinq ans de bataille entre les différents clans au pouvoir, une bonne partie de la population ukrainienne a boudé les urnes hier. Le taux de participation n'a pas dépassé 67 %. Au premier tour de la présidentielle de 2004, il avait été de 75 %.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-294163861879043284?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/294163861879043284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=294163861879043284' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/294163861879043284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/294163861879043284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/ukraine-le-pouvoir-orange-econduit-au.html' title='Ukraine: Le pouvoir orange éconduit au premier tour'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QiBYXVieI/AAAAAAAAAZQ/nQCaci-TyLI/s72-c/IMG_0939.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8842227096240897978</id><published>2010-01-30T15:03:00.002+03:00</published><updated>2010-01-30T15:09:01.740+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ukraine'/><title type='text'>L'Ukraine a les bleus</title><content type='html'>Article paru le 15 janvier dans La Presse et le lendemain dans La Tribune de Genève.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Kharkov, Ukraine - Exsangue en raison de la crise économique, rongée par les guerres entre clans politiques, c'est une Ukraine désabusée qui votera dimanche pour élire son président. Ironie du sort, cinq ans après la révolution Orange pro-démocratique, le héros d'alors, Viktor Iouchtchenko, frôle le zéro dans les intentions de vote. Son grand rival défait, l'autre Viktor, Ianoukovitch, devrait quant à lui ravir la présidence, nous raconte notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Je n'en peux plus des politiciens!" Assis dans la cuisine de son appartement de Kharkov, dans l'est de l'Ukraine, Elena Naoumova zappe l'énième publicité électorale télévisée pour se réfugier vers une série américaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QhPsMog_I/AAAAAAAAAZI/tfINTESilRo/s1600-h/IMG_0956.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QhPsMog_I/AAAAAAAAAZI/tfINTESilRo/s320/IMG_0956.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432503603961562098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cela fait cinq ans qu'elle "endure", comme les 46 millions d'Ukrainiens, les scandales et revirements politiques à répétition. La démocratie ukrainienne se forme à la dure. L'autoritarisme stable postsoviétique a cédé la place à une lutte constante pour le pouvoir entre différents clans aux accents mafieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La presse libre, l'un des seuls acquis de la révolution Orange qui fait assez largement consensus, en fait ses choux gras, sans ménager aucun candidat, alimentant du même coup le cynisme des électeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les lendemains de la révolution Orange&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En décembre 2004, lorsque le candidat Viktor Iouchtchenko et ses partisans sont sortis dans la rue pour réclamer une reprise du deuxième tour de l'élection présidentielle, entachée par des irrégularités, Elena Naoumova a bien voulu y croire. Après un vote blanc au premier tour, elle s'était finalement ralliée à la révolution orange de l'ancien premier ministre pro-occidental, qui promettait des réformes en profondeur d'un système corrompu. "Nous avions tout de même un espoir qu'il puisse changer les choses", dit la marchande de livres dans la quarantaine. En vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, elle votera probablement pour l'autre Viktor, Ianoukovitch, le candidat le plus enclin, croit-elle, à aider les petits entrepreneurs comme son mari et elle. C'est lui qui avait remporté la dernière présidentielle, avant de perdre la reprise du scrutin, obtenue grâce à des manifestations monstres sur la place centrale de la capitale Kiev, orchestrées par le clan "orange" de son rival Iouchtchenko. Aujourd'hui, les sondages accordent à Ianoukovitch de 34 à 42% de la faveur populaire, loin devant les 17 autres candidats en lice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon toute vraisemblance, il devrait remporter le premier tour dimanche, puis le second, le 7 février. Il s'agirait d'une douce revanche pour cet Ukrainien russophone de 59 ans peu charismatique. Il bénéficie notamment de l'appui des hommes les plus riches du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédité de 4% des intentions de vote, le président Iouchtchenko n'est plus que l'ombre de lui-même. La déception envers l'homme porteur de tous les espoirs en 2004 ne s'est toutefois pas transformée en haine à son endroit, note Ioulia Jouravliova, journaliste à Nouvelle Vague, une radio locale de Kharkov. "Il est respecté. Sauf que ses efforts en tant que président ont surtout été mis dans des choses abstraites comme la construction de l'identité nationale ukrainienne. Mais ce qui intéresse les gens, c'est de savoir ce qu'ils vont manger demain. Il avait peut-être de bonnes intentions, mais ses projets venaient trop tôt", estime Mme Jouravliova.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La dame de fer en guerre ouverte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Aujourd'hui, c'est comme si Iouchtchenko n'existait plus", ajoute Daria, 23 ans, la fille d'Elena. "On a l'impression que le pays est dirigé par Ioulia", dit-elle, en référence à la première ministre Ioulia Timochenko, l'une des principales figures de la révolution Orange, aujourd'hui en guerre ouverte contre son ancien allié Iouchtchenko.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas question par contre pour Daria d'appuyer la dame de fer de la politique ukrainienne, en deuxième ou troisième place dans les intentions de vote pour dimanche selon les sondages. "C'est une vraie leader, mais c'est une dictatrice!" lance celle qui compte voter "contre tous", comme plusieurs Ukrainiens désabusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entrevue au magazine Fokus, fin décembre, Ioulia Timochenko ne cachait pas qu'elle souhaite diriger "d'une main ferme" le pays et imposer une "dictature de la loi". Elle reprenait ainsi une expression largement utilisée par Vladimir Poutine, le très populaire homme fort de la Russie voisine, critiqué pour son autoritarisme à l'étranger et louangé chez lui pour la stabilité politique qu'il a ramenée après les années de chaos politique sous son prédécesseur Boris Eltsine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cette année les esprits sont moins échauffés qu'en 2004, et la population, moins intéressée par le scrutin, l'exercice demeure tout de même périlleux. Déjà, Timochenko, Ianoukovitch et d'autres candidats accusent leurs rivaux de vouloir falsifier les résultats du vote. Ils promettent tous de contester le résultat, tout d'abord devant la justice. Mais s'ils n'obtiennent pas gain de cause, ils n'excluent pas de prendre la rue encore une fois.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**** &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Comment vivre avec Moscou&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les relations avec la Russie et l'Occident sont aussi au coeur de l'élection ukrainienne. Après un fort clivage entre pro-Russes et pro-Occidentaux lors de la dernière présidentielle, la plupart des candidats en sont venus à la conclusion qu'ils doivent maintenir de bonnes relations à la fois avec leur allié historique et l'Europe.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8842227096240897978?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8842227096240897978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8842227096240897978' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8842227096240897978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8842227096240897978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/lukraine-les-bleus.html' title='L&apos;Ukraine a les bleus'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QhPsMog_I/AAAAAAAAAZI/tfINTESilRo/s72-c/IMG_0956.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5187043015425337041</id><published>2010-01-30T14:55:00.002+03:00</published><updated>2010-01-30T15:03:15.359+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Les pirates informatiques russes: en toute impunité</title><content type='html'>Article paru dans La Presse et Le Soir en janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moscou - Les pirates informatiques russes sont réputés parmi les meilleurs du monde. Et ils peuvent agir pratiquement en toute impunité partout sur la planète virtuelle, nous raconte notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À quelques jours du sommet de Copenhague, la diffusion d'échanges de courriels entre climatologues britanniques, qui émettaient des doutes sur leurs propres études sur le réchauffement climatique, avait mis dans l'embarras la communauté scientifique. Rapidement, les pirates informatiques russes avaient été accusés d'être à l'origine du «Climategate».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idem dans le cas d'un présumé détournement de dizaines de millions de dollars de la Citibank, révélé fin décembre par les autorités américaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'a toujours pas été prouvé clairement que les pirates russes étaient à l'origine de ces deux coups fumants, les pays occidentaux sont prompts à les accuser pour tout cybercrime. C'est que leur passif est déjà lourd et qu'ils sont nombreux et qualifiés, explique Nikita Kislitsine, rédacteur en chef de la revue Hacker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cas de certains cybercrimes politiques, ils sont même accusés d'agir avec l'assentiment du Kremlin. Comme en 2007, en pleine crise avec l'Estonie à propos du déplacement d'un monument de soldat soviétique dans la capitale Tallinn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs ordinateurs de ce gouvernement «ennemi» avaient alors été mis hors service. Le groupe jeunesse pro-Kremlin Nachi s'était finalement vanté publiquement d'être à l'origine du coup, sans être embêté par les autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Autorités incompétentes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les informaticiens russes ont toutefois bien d'autres raisons que la politique pour se tourner vers le piratage, estime Nikita Kislitsine. Plusieurs succombent à la tentation par manque de défis professionnels et en raison des salaires plus bas qu'en Occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ils commettent généralement leurs cybercrimes en Europe de l'Ouest et aux États-Unis, ce n'est pas un hasard. «Il y a une entente tacite (entre les pirates russes) selon laquelle il ne faut pas voler en Russie. Parce qu'il n'y a pratiquement rien à y voler, parce que c'est mal de voler les siens, mais aussi parce qu'ils pourraient avoir des problèmes», explique M.Kislitsine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les pirates savent qu'en Russie, ça ne risque pas de se régler devant une cour comme aux États-Unis, mais plutôt dans une voiture noire avec des hommes de main de la banque qui vous emmènent «discuter» sous un pont de Moscou», dit-il, se faisant l'écho des rumeurs qui courent dans le cyberespace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, les risques d'être attrapé par les autorités russes pour un cybercrime économique sont minces, en raison de leur incompétence, estime Nikolaï Fedotov, analyste principal chez InfoWatch, une entreprise russe spécialisée dans la protection de données. Seuls de très rares cas se sont rendus jusque dans une salle de cour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le crime est commis à l'étranger, comme la très forte majorité le sont, les risques diminuent d'autant plus. «Il n'y a de la coopération entre les États que dans des cas de crimes très graves», ajoute M. Kislitsine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comme la menace nucléaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement russe promet pourtant de s'attaquer au problème. Pour cet analyste, la lutte contre la cybercriminalité économique n'est cependant que l'une des trois menaces qui devraient convaincre les États d'unir leurs forces sur l'internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cyberterrorisme et surtout, l'utilisation de l'internet à des fins militaires sont encore plus dangereux, explique Dmitri Grigoriev, conseiller en relations internationales à l'Institut des problèmes de la sécurité de l'information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Longtemps, les Américains ont cru que, parce qu'ils sont les créateurs de l'internet, ils peuvent en régler les problèmes seuls. La nouvelle administration (Obama) a finalement reconnu qu'elle ne le pouvait pas», explique M. Grigoriev. Depuis six mois, la Russie discute avec les Américains et d'autres pays pour poser les bases d'un traité de «désarmement». Pour M. Grigoriev, la menace cybernétique doit être traitée «de la même façon que la menace nucléaire».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il n'y a pas encore de faits avérés d'un pays qui aurait utilisé l'internet comme une arme de guerre. Mais toutes les grandes puissances sont prêtes à le faire. Il y a une menace. Nous ne savons pas exactement en quoi elle consiste, mais nous savons que nous devons faire quelque chose», conclut M.Grigoriev.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5187043015425337041?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5187043015425337041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5187043015425337041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5187043015425337041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5187043015425337041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/les-pirates-informatiques-russes-en.html' title='Les pirates informatiques russes: en toute impunité'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6010390147262436179</id><published>2010-01-30T14:46:00.005+03:00</published><updated>2010-01-30T15:16:30.106+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vladivostok'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><title type='text'>Vladivostok: le bout du monde russe</title><content type='html'>Article publié dans la section Vacances/Voyage du journal La Presse le samedi 9 janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;VLADIVOSTOK, Russie - La citation de Lénine, en face de la gare ferroviaire, donne le ton: "Vladivostok, c'est loin, mais c'est tout de même notre ville." On ne peut que donner raison au leader de la révolution bolchevique. À 6400 km à vol d'oiseau de Moscou, mais à quelques dizaines de kilomètres&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; à peine des frontières chinoise et nord-coréenne, Vladivostok est une ville portuaire profondément russe, où les influences asiatiques demeurent superficielles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QeAWENXHI/AAAAAAAAAZA/ArLrnwlcGD8/s1600-h/IMG_0651.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QeAWENXHI/AAAAAAAAAZA/ArLrnwlcGD8/s320/IMG_0651.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432500041787726962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour les voyageurs du mythique train Transsibérien, Vladivostok, c'est le bout du monde. C'est le terminus, après un périple de près de 10 000 km dans la vaste Russie. Physiquement, on ne peut pas aller plus loin sur la terre ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du centre-ville de Vladivostok, la mer du Japon se profile au loin. Séoul est à 750 km, Tokyo à 1000 km. Respectivement à un et deux jours de bateau. L'Asie est toutefois déjà archiprésente dans les rues de la ville. Plus matériellement qu'humainement, il faut dire, hormis les quelques commerçants et touristes des pays environnants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quasi-totalité des voitures sont des japonaises d'occasion avec le volant à droite, même si à Vladivostok on conduit dans la voie de droite, comme ailleurs en Russie. Toutes les tentatives des fonctionnaires moscovites d'interdire ce type de voiture pour des raisons de sécurité se sont heurtées à de vives protestations de la part des habitants de la région de Primorié, qui se sentent depuis toujours incompris dans la lointaine capitale européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bus, eux, sont sud-coréens, tout comme les pian-sé, ces gros raviolis fourrés à la viande et au chou, cuits à la vapeur et vendus dans de petits stands aux quatre coins de la ville, aux côtés des pirojkis russes. Le Milkis, la boisson gazeuse la plus populaire de Vladivostok, à saveur de lait, est tout aussi coréen. Ailleurs dans le pays, elle est totalement inconnue, comme les pian-sé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pénétration des produits japonais et coréens n'a toutefois aucune commune mesure avec celle du géant chinois, en expansion exponentielle. À Vladivostok, les rumeurs parlent de la location et même de la vente d'une partie du territoire de la région à la Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QddwZIrkI/AAAAAAAAAYw/DNZeIR-9bsI/s1600-h/IMG_0448.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QddwZIrkI/AAAAAAAAAYw/DNZeIR-9bsI/s320/IMG_0448.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432499447559401026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En attendant, les Chinois se contentent d'envahir discrètement les marchés avec leurs produits. Les tigres de l'Amour en peluche, représentations de l'animal emblématique de l'Extrême-Orient russe, sont invariablement "Made in China". Les Vladivostokiens qui ne sont pas allés au moins une fois en Chine, pour faire du tourisme ou acheter des produits chinois sans payer les exorbitantes taxes douanières, sont rares.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Longtemps fermée aux étrangers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, malgré cette omniprésence asiatique, Vladivostok, le "maître de l'Orient" dans la langue de Tchekhov, est russe. Il faut dire que durant 70 ans, jusqu'en 1992, la ville a été fermée aux étrangers, et que cela l'a protégée des influences extérieures. Même les non-résidants russes devaient obtenir une permission spéciale pour se rendre dans cette ville portuaire, qui accueille encore aujourd'hui la flotte russe du Pacifique. Les navires de guerre sont amarrés dans la baie de la Corne d'or, nommée ainsi en raison de sa ressemblance avec celle d'Istanbul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coeur maritime de la ville, la baie est entourée d'installations portuaires tantôt militaires, tantôt industrielles ou civiles. La Corne d'or n'est toutefois que l'un des nombreux endroits où la mer s'avance dans le continent, donnant à Vladivostok des allures de pieuvre montagneuse aux tentacules difformes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QdmX3bseI/AAAAAAAAAY4/wexs4CnBu-g/s1600-h/IMG_0633.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QdmX3bseI/AAAAAAAAAY4/wexs4CnBu-g/s320/IMG_0633.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432499595594412514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour une meilleure vue d'ensemble sur la géographie complexe de cette ville, il suffit de monter à bord du curieux "funiculaire" - un tramway qui gravit une côte de quelques dizaines de mètres, en réalité - qui mène à un promontoire. Le coucher de soleil qui se reflète sur la baie et ses navires y est sublime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre-ville, quelques bâtiments datant du début du XXe siècle donnent un cachet presque européen à la ville. Dans les cours, on retrouve encore des traces des habitations des commerçants chinois et coréens d'avant la révolution de 1917. À l'époque, la ville était habitée par une majorité d'Asiatiques, plus tard exterminés ou déportés en Asie centrale par Staline. En périphérie, l'architecture soviétique de toutes les époques domine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nombreux cafés charmants dans la rue Svetlanskaïa, l'une des artères principales, contribuent à réchauffer la ville dans le froid venteux de son rude hiver. En été, plusieurs des quelque 500 000 Vladivostokiens quittent les embouteillages et la pollution citadine pour envahir les nombreuses îles situées à quelques kilomètres du continent. Les temps changent toutefois. D'ici à trois ans, l'île Roussky, la moins éloignée, sera reliée à la cité par un pont pharaonique. Cette parcelle de terre encore en bonne partie à l'état sauvage sera mise en valeur à coup de milliards de dollars, en prévision du sommet de l'APEC de 2012. Et l'empire russe étendra s'encore encore un peu plus loin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6010390147262436179?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6010390147262436179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6010390147262436179' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6010390147262436179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6010390147262436179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/vladivostok-le-bout-du-monde-russe.html' title='Vladivostok: le bout du monde russe'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QeAWENXHI/AAAAAAAAAZA/ArLrnwlcGD8/s72-c/IMG_0651.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-3121904403228830637</id><published>2010-01-30T14:23:00.008+03:00</published><updated>2010-01-30T15:17:05.412+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vladivostok'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Vladivostok: l'Île Roussky change de visage pour les hôtes étrangers</title><content type='html'>Différentes versions de cet article sont parues dans les journaux La Presse, Le Soir et La Croix en décembre 2009/janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vladivostok, Russi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e - Vingt milliards de dollars d'investissements pour un sommet de trois jours. En 2012, lorsque le premier ministre du Canada et ses 20 homologues de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) se réuniront à&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Vladivostok, une île quasi déserte située tout près aura changé d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e visage pour les accueillir. Au prix de grands efforts de milliers d'ouvriers, pour plusieurs &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;illégaux et exploités.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traversier bondé de travailleurs migrants et de quelques Russes accoste près du nouveau quai bétonné de l'île Roussky. «Il y a encore six mois, ces berges étaient sauvages», fait remarquer Aleksander Rybin, un journaliste local qui connaît bien l'île de près de 100 km2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Lorsqu’il y a campé durant un mois à l’été 2008, l’île Roussky était encore cet endroit paisible où l’on pêchait les fruits de mer à mains nus. Aujourd’hui, elle grouille de partout et change de visage quotidiennement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QbmHndPTI/AAAAAAAAAYY/Zub1CcGkUdc/s1600-h/IMG_0600.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QbmHndPTI/AAAAAAAAAYY/Zub1CcGkUdc/s320/IMG_0600.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432497392209182002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est que la Russie a décidé d’en mettre plein la vue à ses hôtes. Pas même question de risquer qu’ils se mouillent en se rendant sur l’île pour discuter de coopération économique.  D’ici le sommet, un pont à haubans de près de deux kilomètres reliera l’île, qui ne compte pas plus de 5 000 habitants, à Vladivostok et ses 500 000 âmes. Les premiers pylônes de ciment ont déjà été coulés d’un côté et de l’autre du détroit de Bosphore oriental.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;«Avant, la plupart des quelques voitures de l'île se promenaient sans plaque d'immatriculation, puisqu'il n'y avait pas de policiers!» se rappelle Aleksander Rybin. Aujourd'hui, camions et bétonnières roulent bruyamment par dizaines vers la baie Aïaks, site de la future Université fédérale d'Extrême-Orient, qui réunira deux institutions existantes de Vladivostok.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce complexe universitaire comprendra 22 des 54 constructions prévues pour le sommet. Aussi dans les plans: un centre des congrès, des hôtels, une piste d'atterrissage pour hélicoptères, un aquarium et bien d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Travailleurs exploités&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quelque 2000 travailleurs de l'île - ils seront près de 4000 en mars - sont toutefois loin de goûter à la sécurité et au confort auxquels auront droit les leaders de l'Asie-Pacifique durant leurs trois jours de discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs ouvriers se promènent sans casque sur les chantiers de construction. Les baraques dans lesquelles ils habitent n'ont pas d'eau chaude. Lorsqu’un haut-placé du gouvernement russe vient constater l’avancement des travaux, les travailleurs n’ont pas le droit de mettre le nez dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QbuBoHLnI/AAAAAAAAAYg/NMacidX_xrw/s1600-h/IMG_0524.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QbuBoHLnI/AAAAAAAAAYg/NMacidX_xrw/s320/IMG_0524.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432497528040271474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais ce qui enrage avant tout Micha, ce sont les arriérés de salaire. Originaire du Kirghizistan, l'homme dans la trentaine avancée travaille depuis 12 ans sur des chantiers de construction en Russie. Il partage ainsi le sort de centaines de milliers de ressortissants des pauvres républiques ex-soviétiques d'Asie centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'ici, il avait eu plus de chance que d'autres. Aucun de ses patrons ne l'avait jamais escroqué. Mais cette fois, il croit être tombé dans le panneau. En trois mois dans l'île Roussky, il n'a reçu qu'un maigre salaire de 1500 roubles (53$). On lui en avait promis 25 000 (880$) par mois. «On nous nourrit de lendemains. Chaque fois que nous demandons quand ils nous payeront, ils répondent: «Demain!»» grogne Micha, rencontré par hasard à la sortie d'un petit dépanneur. Le Kirghize indique qu'ils sont une cinquantaine dans son équipe de travail dans la même situation que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre conversation est interrompue par les occupants d’un luxueux véhicule utilitaire sport. Ils nous demandent de quitter le site de construction. Nous restons, le véhicule s’éloigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Micha a momentanément peur des représailles. Il s’agissait de ses patrons. «Des Arméniens», précise-t-il. Mais il continue tout de même à raconter son histoire. C’est qu’il n’en peut plus. Depuis quelques semaines, il souffre d’une inflammation des reins. Et pas moyen d’aller se faire soigner en ville, puisque ses patrons ont confisqué son passeport. «Dès que j’obtiens mon salaire, je m’en vais chez moi», se promet Micha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son habit de travail est marqué de l’insigne de Crocus International, une grande compagnie moscovite, principal entrepreneur sur l’île Roussky. Il est toutefois employé par Evrostroï, l’un des nombreux sous-contractants de Crocus. Selon Micha, c’est justement ce schéma complexe de compagnies impliquées dans les travaux qui permet aux firmes d’arnaquer leurs employés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin, sur une route poussiéreuse, Babour, Ouzbek d'à peine 20 ans, raconte une histoire similaire. Un premier salaire complet lui a bien été versé pour sa première quinzaine de travail, mais ensuite, les paiements n'ont été que partiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, lorsqu'il se rend à Vladivostok pour envoyer de l'argent à sa famille, il est constamment contrôlé par les policiers. Faute d'être en règle, il doit verser des pots-de-vin. «Parfois c'est 200 roubles, parfois 100, ça dépend. Et si tu n'as pas d'argent, alors tu ne donnes rien. Ils te fouillent et tu peux partir.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contactée à plusieurs reprises, Crocus International n’a toujours pas répondu à nos demandes d’éclaircissement à propos de ses activités sur l’île Roussky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Développement à tout prix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2Qb36ZSB6I/AAAAAAAAAYo/o0QuYnz0yfw/s1600-h/IMG_0508.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2Qb36ZSB6I/AAAAAAAAAYo/o0QuYnz0yfw/s320/IMG_0508.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432497697897711522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu'ils soient pour ou contre le programme fédéral «Développement de Vladivostok en tant que centre international de coopération de l'Asie-Pacifique» qui transforme leur île, les habitants de Roussky ne peuvent y être indifférents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours après notre visite, Nina Ivanovna allait quitter son appartement après y avoir habité 33 ans. Les démarches des insulaires expropriés pour obtenir juste compensation ont été fastidieuses, mais ils ont finalement réussi à s'entendre avec les autorités, explique la retraitée, qui déménagera dans un autre village de l'île. La majorité des expropriés a plutôt choisi l'exil vers la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tous ces chambardements et le bruit quotidien, Nina voit d'un oeil «positif» les constructions. D'autant plus que ses deux fils ont pu trouver du travail sur les chantiers. «C'est bien sûr un peu dommage qu'ils coupent autant d'arbres. Mais l'Extrême-Orient doit se développer», plaide cette veuve de militaire à propos de sa région, longtemps délaissée par Moscou.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-3121904403228830637?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/3121904403228830637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=3121904403228830637' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3121904403228830637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/3121904403228830637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/vladivostok-lile-roussky-change-de.html' title='Vladivostok: l&apos;Île Roussky change de visage pour les hôtes étrangers'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QbmHndPTI/AAAAAAAAAYY/Zub1CcGkUdc/s72-c/IMG_0600.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-358821910674829247</id><published>2010-01-30T13:51:00.004+03:00</published><updated>2010-01-30T14:21:16.717+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><title type='text'>Ce système d'éducation corrompu qui gangrène l'avenir de la Russie</title><content type='html'>Différentes versions de l'article sont parues dans les journaux La Presse, La Croix, le Soir et La Tribune en octobre/novembre 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De la garderie à la fin de l'université, le système d'éducation russe est corrompu jusqu'à la moelle. Une situation qui met en péril l'avenir de ce pays, où une attestation spécialisée s'achète pour quelques centaines de dollars.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MOSCOU - Dans un passage souterrain entre deux stations de métro, une dame tient une petite affiche en vieux carton où il est inscrit «Diplômes». La scène n'a rien d'étonnant en Russie, où quelque 500 000 faux diplômes seraient vendus chaque année.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur internet, les vendeurs ne font montre d'aucune gêne. «Acheter un diplôme est plus avantageux, puisqu'en étudiant quelques années, on n'obtient pas toujours la formation nécessaire pour décrocher un bon emploi. En plus d'économiser du temps, vous dépenserez beaucoup moins d'argent et userez moins vos nerfs en commandant un diplôme», peut-on lire sur le site kyplu-diplom.com («jacheteundiplome.com»), l'un des nombreux sites à offrir un service du genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une somme variant entre 350$ et 1000$US, le client devient ainsi comme par magie ingénieur nucléaire, médecin, ou comptable en moins de quelques jours ouvrables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ces fausses attestations, quelque 100 000 seraient délivrées annuellement par des employés des institutions d'éducation. Un diplôme avec la signature du recteur, les sceaux officiels et une inscription dans les dossiers de l'université coûte entre 20 000$ et 50 000$.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aliments avariés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sergueï Komkov, directeur du département de la lutte contre la corruption du centre «Sécurité complexe de la patrie», rattaché au Parlement, est persuadé que la multiplication des faux diplômes n'est que la pointe visible d'un problème qui gangrène tout le système d'éducation russe. «La corruption, elle commence lorsque l'enfant entre à la garderie et se termine au doctorat», soutient-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Moscou, la liste d'attente pour une place en garderie compte 16 000 noms. Mais en fournissant une «aide» de 30 000 à 100 000 roubles (1100$ à 3700$CAN) à un fonds privé très proche des fonctionnaires municipaux, le problème s'arrange rapidement, explique M. Komkov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'école primaire, «l'alimentation des enfants, c'est le Klondike» pour les firmes privées et les fonctionnaires, poursuit cet ancien directeur d'école sous l'Union soviétique. La municipalité de Moscou, par exemple, octroie une somme colossale pour les repas des enfants, censés être offerts gratuitement à la plupart. «En réalité, très peu ont droit à la gratuité. Et nos enfants sont nourris avec des aliments avariés pris dans les réserves d'État et revendus aux firmes par la Ville de Moscou pour des kopecks!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon ses recherches, environ 30% des sommes allouées pour l'alimentation finissent dans les poches des fonctionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tâche colossale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son entrée en fonction en début d'année, Sergueï Komkov et sa douzaine de subordonnés ont fait les comptes: chaque année, environ 5,5 milliards de dollars américains seraient détournés ou versés en pots-de-vin dans le système d'éducation russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enrayer la corruption est une tâche colossale, reconnaît M. Komkov. Surtout en Russie, où elle n'a fait qu'augmenter depuis le début de la décennie, malgré les promesses du président Vladimir Poutine, puis de son successeur Dmitri Medvedev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Sergueï Komkov promet de la «détruire de l'intérieur» en s'attaquant à quelques institutions et fonctionnaires corrompus qu'il pourra ensuite brandir en exemple. «Les étudiants sortent du système à moitié compétents, se désole-t-il. Vous imaginez quel malheur ça représente pour le pays!»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-358821910674829247?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/358821910674829247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=358821910674829247' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/358821910674829247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/358821910674829247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/ce-systeme-deducation-corrompu-qui.html' title='Ce système d&apos;éducation corrompu qui gangrène l&apos;avenir de la Russie'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1076887930259241262</id><published>2010-01-30T13:38:00.004+03:00</published><updated>2010-01-30T13:47:16.757+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Québec'/><title type='text'>Un entremetteur à Moscou</title><content type='html'>Article publié le 9 décembre dans la section Affaires du journal La Presse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - L'une des premières activités de Jean Charest au cours de sa visite officielle en Russie, entamée hier, aura été d'engloutir un hamburger au McDonald's de la Place Pouchkine, en plein centre de la capitale russe. Pas autant par goût personnel pour la nourriture de la chaîne de restauration rapide que pour souligner l'apport d'un certain George Cohon aux relations d'affaires russo-canadiennes et à sa propre compréhension de ce pays au marché prometteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QNkTBYBPI/AAAAAAAAAYA/p68t91VvjGw/s1600-h/IMG_0729.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QNkTBYBPI/AAAAAAAAAYA/p68t91VvjGw/s400/IMG_0729.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432481967748154610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avant de fouler le sol russe, le premier ministre québécois a tenu à rencontrer celui qui a réussi l'exploit d'ouvrir le premier restaurant McDonald's en Union soviétique en 1990, après 14 ans d'efforts, et qui a maintenant reçu le mandat de tailler une place au Cirque du Soleil en Russie. M. Charest assistera d'ailleurs ce soir à l'une des dernières représentations du spectacle Varekai, en tournée à Moscou depuis la fin octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà des succès de M. Cohon, c'est la technique de l'homme d'affaires de 72 ans, fondateur et longtemps président de McDonald's Canada, qui semble intéresser M. Charest. C'est que George Cohon, ami de Brian Mulroney et du tout-puissant maire de Moscou Iouri Loujkov, sait nouer les relations avec les bonnes personnes. «C'est un cas type de développement de relations diplomatiques par le biais des affaires», a expliqué hier le premier ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un pays à la bureaucratie lourde et fortement gangrénée par la corruption, les amitiés nouées entre leaders peuvent être déterminantes. «Ce que j'ai appris aussi de M. Cohon, c'est qu'il faut persister dans les relations (en Russie), avec une volonté d'y aller à long terme et d'être constant dans les relations», a dit M. Charest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un entretien avec La Presse en août dernier, George Cohon assurait que McDonald's n'avait jamais eu de problèmes avec les autorités russes, contrairement à d'autres multinationales comme la suédoise IKEA. Coca-Cola, qui a percé le marché russe grâce à Craig Cohon, le fils de l'homme d'affaires, n'a jamais été embêtée non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Charest, qui connaît M. Cohon depuis qu'il a été ministre d'État à la Jeunesse sous Brian Mulroney, a compris la leçon: «Moscou, c'est la pierre angulaire de la relation avec la Russie», a-t-il souligné, après la signature d'une déclaration commune avec le maire de la ville hier. Le document assurera un lien politique particulier au Québec en Russie, via sa capitale de 10 millions d'habitants. Et surtout, via son flamboyant maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QOILIgv7I/AAAAAAAAAYI/JK3vs8EG6ro/s1600-h/IMG_0895.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QOILIgv7I/AAAAAAAAAYI/JK3vs8EG6ro/s400/IMG_0895.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432482584105893810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En plus d'un long entretien hier avec Iouri Loujkov, le premier ministre québécois devrait dîner avec lui aujourd'hui dans un luxueux restaurant de la capitale, question de raffermir leurs liens personnels. Il n'a d'ailleurs pas manqué d'inviter le maire à visiter sa province et Montréal, tout juste après que M. Loujkov a souligné, sans gêne diplomatique aucune, que la relation avec la métropole québécoise et le maire Tremblay ne «marche pas très fort» depuis quelque temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus d'être maire de la capitale depuis 1992, Iouri Loujkov est marié à Elena Batourina, femme la plus riche de Russie et propriétaire d'Inteco, une entreprise de construction et d'immobilier qui détient des centaines d'édifices à Moscou et ailleurs en Russie et dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme est régulièrement accusé de corruption par ses détracteurs et concurrents économiques. Il a toutefois remporté tous les procès en diffamation qu'il a intentés contre eux, dans un pays où le système judiciaire est fortement sous l'influence du politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire Loujkov a précisé au premier ministre Charest qu'«aucune des sociétés étrangères qui collaborent avec le gouvernement de Moscou n'a jamais perdu d'argent en Russie». Il confirmait ainsi l'expérience de son ami George Cohon, qui a ouvert le premier McDonald's en coentreprise avec les autorités moscovites il y a 20 ans. Le restaurant de la place Pouchkine est aujourd'hui l'un des plus rentables de la chaîne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1076887930259241262?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1076887930259241262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1076887930259241262' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1076887930259241262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1076887930259241262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2010/01/un-entremetteur-moscou.html' title='Un entremetteur à Moscou'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/S2QNkTBYBPI/AAAAAAAAAYA/p68t91VvjGw/s72-c/IMG_0729.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8671235134643127139</id><published>2009-11-13T22:33:00.004+03:00</published><updated>2009-11-13T22:40:33.804+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques d&apos;errance'/><title type='text'>De décommencement en recommencement</title><content type='html'>Touche. C'est une vie en démesure&lt;br /&gt;qui te bourdonne au ras du coeur&lt;br /&gt;une existence difforme&lt;br /&gt;aux contours lumineux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça brûle et ça réchauffe de se savoir libre&lt;br /&gt;navigateur des interstices d'un monde au quart de tour&lt;br /&gt;arracheur de lieues à la ronde&lt;br /&gt;vers et contre courants&lt;br /&gt;au gré des entêtements d'instinct&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu avances poitrine aux vents&lt;br /&gt;«Frappez! Que je me brise à m'en construire!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon sens que tu as vrai&lt;br /&gt;de pouvoir avoir tort&lt;br /&gt;tordu&lt;br /&gt;tortueux&lt;br /&gt;le chemin de toi à la fin de toi&lt;br /&gt;jusqu'à cette mort en cul-de-sac infaillible&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu grattes&lt;br /&gt;les planchers les plafonds les murs&lt;br /&gt;de tes dents émotivores&lt;br /&gt;Tu élargis le possible&lt;br /&gt;en l'appréhendant cette damnante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton sol se fend et se refend de tes inconditionnements&lt;br /&gt;Ça casse ça craque ça s'écroule&lt;br /&gt;et ça se rapièce d'inconnu autour de tes idées fixes&lt;br /&gt;magnétisme de survie&lt;br /&gt;instinct de surexistence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout ta vie se gerce dans l'ordre des choses&lt;br /&gt;elle te rattrape dans ta course erratique&lt;br /&gt;aux rebords de tes accomplissements&lt;br /&gt;en forme de ravins renversés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es jeune des premières averses d'âge mûr&lt;br /&gt;de la naïveté qui tient encore les coups&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais te rattrape&lt;br /&gt;dans ta caboche inclouable&lt;br /&gt;l'anticipation de cet entourage désert à ton crépuscule&lt;br /&gt;de ton éphémérité discontinue&lt;br /&gt;de tes aboutissements inutiles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te rattrape le désir&lt;br /&gt;de créer l'existence&lt;br /&gt;d'aider à être&lt;br /&gt;hors de toi&lt;br /&gt;et tes apothéoses à la petite semaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant&lt;br /&gt;d'être plus que toi-même&lt;br /&gt;que tes élucubrations en faux-fuyant&lt;br /&gt;toi tu rames&lt;br /&gt;de décommencement en recommencement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Sv22G-JBIBI/AAAAAAAAAX0/a2S6UzI85xM/s1600-h/IMG_4214.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Sv22G-JBIBI/AAAAAAAAAX0/a2S6UzI85xM/s400/IMG_4214.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403675358790754322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8671235134643127139?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8671235134643127139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8671235134643127139' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8671235134643127139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8671235134643127139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/de-decommencement-en-recommencement.html' title='De décommencement en recommencement'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Sv22G-JBIBI/AAAAAAAAAX0/a2S6UzI85xM/s72-c/IMG_4214.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-2647880523497609395</id><published>2009-11-13T15:53:00.004+03:00</published><updated>2009-11-13T20:46:17.735+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Medvedev: entre modernité et préservation du régime</title><content type='html'>Article publié dans La Presse le 13 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Modernisation, modernisation et modernisation. Dans son deuxième discours à la nation, hier, le président russe, Dmitri Medvedev, a dressé le portrait d'une Russie "primitive" qu'il a promis de moderniser pour en faire un pays concurrentiel et démocratique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Plutôt qu'une société archaïque dans laquelle les leaders pensent et décident pour tous, devenons une société de gens intelligents, libres et responsables." C'est le chef de l'État russe qui l'a dit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà en septembre, Dmitri Medvedev avait créé une commotion en publiant sur le site du journal libéral en ligne Gazeta.ru un texte peu flatteur sur son propre pays. Il demandait alors aux citoyens de lui envoyer leurs propositions pour moderniser la Russie. Quelque 18 657 commentaires plus tard, il a présenté hier son ambitieux plan pour faire entrer son pays dans le XXIe siècle et sortir l'économie russe de sa dépendance envers les hydrocarbures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Medvedev, la modernisation permettra à la Russie d'être plus "concurrentielle" et plus "efficace", deux mots qu'il a prononcés à plusieurs reprises dans son discours de 100 minutes. Medvedev a d'ailleurs tenu à faire une profession de foi envers le libéralisme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"En période de crise, le rôle de l'État dans l'économie, naturellement, a de nouveau augmenté. C'est évidemment une tendance qu'on observe partout dans le monde, mais dans une perspective à long terme, il n'y a rien de bon là-dedans."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dmitri Medvedev a ajouté que plusieurs grandes sociétés d'État russes étaient vouées à disparaître: "Ce modèle, dans les conditions actuelles, est dans l'ensemble sans avenir", a-t-il annoncé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moins de fuseaux horaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour améliorer la gestion du plus grand pays du monde, M. Medvedev a eu une proposition des plus surprenantes: réduire le nombre de fuseaux horaires du pays, qui en compte 11. Il a toutefois laissé aux experts la tâche d'en déterminer le nombre approprié - par le passé, certains ont proposé de passer à quatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dmitri Medvedev a promis des améliorations dans presque tous les domaines: augmentation des rentes des retraités, internet haute vitesse dans tout le pays et en premier lieu dans les écoles, gouvernement en ligne - notamment pour améliorer la transparence des structures de l'État et en finir avec la corruption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'a pas glissé un mot sur la situation des droits de l'homme, il a assuré que la modernisation de l'économie ne peut se faire sans la refonte des institutions démocratiques. Mais, du même souffle, le président Medvedev a prévenu les mouvements de l'opposition que l'ouverture aurait ses limites: "Le renforcement de la démocratie ne signifie pas un affaiblissement de l'ordre public. Toutes les tentatives pour ébranler la situation sous le couvert de slogans démocratiques, pour déstabiliser l'État et diviser la société seront empêchées." En Russie, les opposants se voient souvent refuser la permission de manifester, sous divers prétextes "administratifs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de politique étrangère, Medvedev a évité de narguer l'Occident, ce qui était devenu une habitude depuis l'entrée en fonction de son prédécesseur Vladimir Poutine, en 2000. Dans son discours de l'an dernier, qui coïncidait avec l'annonce de l'élection de Barack Obama, Medvedev avait annoncé l'installation de missiles Iskander dans l'enclave de Kaliningrad pour contrer le bouclier antimissile américain. Ces deux projets ont été abandonnés. "Notre politique étrangère doit être exclusivement pragmatique. Son efficacité doit être jugée selon un critère simple: Contribue-t-elle à améliorer le niveau de vie de notre pays?" s'est-il plutôt limité à dire hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Pavel Koudioukine, analyste des réformes de l'administration de l'État à l'École supérieure d'économie de Moscou, les mots qu'a choisis le président sont justes, mais sans une "réforme sérieuse du système politique", ces plans n'ont aucune chance de se concrétiser. M. Koudioukine n'a rien perçu dans ce discours qui laisse croire que le tandem Medvedev-Poutine soit prêt à desserrer son emprise sur le pouvoir pour mettre en branle une vraie modernisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sans système judiciaire indépendant, rien n'est possible, poursuit-il. Tant que des obstacles institutionnels et politiques freineront le développement économique, nous resterons un pays périphérique à l'économie archaïque basée sur les matières premières."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-2647880523497609395?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/2647880523497609395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=2647880523497609395' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2647880523497609395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/2647880523497609395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/medvedev-entre-modernite-et.html' title='Medvedev: entre modernité et préservation du régime'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1267980916204181991</id><published>2009-11-12T15:32:00.003+03:00</published><updated>2009-11-12T15:34:07.020+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><title type='text'>Russie: police, mensonges et vidéo</title><content type='html'>Texte publié dans La Presse le 11 novembre 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moscou - Exaspéré par la corruption, le favoritisme et les conditions de travail difficiles dans la police russe, un simple agent a décidé de tout dénoncer grâce à l'arme la plus puissante qui soit: l'internet. Renvoyé pour «diffamation envers ses collègues», menacé, Alekseï Dymovski rêve maintenant d'une grande enquête nationale pour assainir le système policier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le commandant Dymovski en avait assez que ses supérieurs lui demandent de fabriquer des preuves pour élucider des crimes, de protéger leurs amis et de fermer les yeux sur les pots-de-vin qu'ils recevaient. Surtout pour un salaire de misère de 14 000 roubles par mois (500$).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a donc décidé d'en parler à la seule personne qu'il croit capable de mettre fin à ce «bordel»: Vladimir Poutine. «Peut-être que vous ne savez pas, peut-être que vous le soupçonnez, peut-être que personne ne vous parle de cela, mais je veux que vous sachiez comment nous vivons, nous les simples agents», expliquait M. Dymovski au premier ministre, dans deux vidéo mises en ligne sur son blogue le 6 novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quelques heures, les clips de l'agent de 32 ans en poste à Novorossiisk, sur la mer Noire, avaient fait le tour du Runet (l'internet russe). Le pays entier a entendu les doléances de l'officier, largement rapportées par les médias, même officiels. Les commentaires d'encouragement fusaient de toutes parts. «Bravo, mais tout le monde le savait déjà; -)», commentait notamment l'utilisatrice de Youtube, Marina3290, en écho à d'autres messages similaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde, sauf Vladimir Poutine, à en croire Dymovski. Le ton naïf du policier nouvellement chômeur rappelle d'ailleurs celui des prisonniers politiques sous Staline, convaincus que le grand leader du pays ignorait leur présence dans les camps de travaux forcés et que s'ils pouvaient l'en informer, la situation se réglerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vladimir Poutine n'a toujours pas répondu publiquement à l'appel de l'officier qui se dit «prêt à prendre la responsabilité» d'une vaste enquête pour lever le voile sur les réseaux de corruption dans la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conférence de presse à Moscou hier, Alekseï Dymovski laissait toutefois entendre qu'une réunion avec l'homme fort du pays pourrait bien avoir lieu dans les prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis sa sortie publique, il dit avoir été suivi et avoir fait l'objet d'intimidation, vraisemblablement de la part d'anciens collègues. L'homme, qui sera père pour la deuxième fois en janvier, dit ne pas avoir peur de mourir «pour que l'honnêteté, la justice et la dignité» soient à nouveau associées à sa profession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'attend d'ailleurs à voir apparaître des accusations fabriquées contre lui pour le faire taire. «Ils ont un dossier sur chaque policier qu'ils peuvent sortir au besoin», expliquait-il, hier, aux nombreux journalistes venus écouter son histoire. «Mais je suis prêt à faire trois ans de prison s'il le faut».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alekseï Dymovski promet que des heures encore plus sombres seront vécues par ses supérieurs de Novorossiisk. Durant plusieurs jours, il est allé au travail avec un dictaphone accroché au cou, pour recueillir des preuves contre eux. «J'ai 150 heures d'enregistrement.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dymovski assure ne pas être motivé par la vengeance contre des supérieurs qui le faisaient travailler «30 jours sur 31» et l'empêchaient d'aller se faire soigner à l'hôpital. Ce qu'il attend de Vladimir Poutine, c'est «qu'il change la structure». Mais les mentalités aussi devront changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon un sondage mené par le Centre Levada l'an dernier, plus de la moitié des Russes considèrent «moralement acceptable» de donner (52%) et ou de recevoir (62%) un pot-de-vin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1267980916204181991?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1267980916204181991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1267980916204181991' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1267980916204181991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1267980916204181991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/russie-police-mensonges-et-video.html' title='Russie: police, mensonges et vidéo'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-794209514665704845</id><published>2009-11-09T20:29:00.003+03:00</published><updated>2009-11-10T12:10:43.079+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='allemagne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><title type='text'>Chute du mur de Berlin: Indifférence en Union soviétique</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Publié le 9 novembre dans le journal Le Soir de Bruxelles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;«Le noeud gordien est coupé ». C'est avec ce titre nébuleux que la Pravda faisait état dans son édition du 11 novembre 1989 de la « situation » en République démocratique allemande. Non pas en « Une », occupée par des informations pompeuses sur la mise à l'eau du paquebot soviétique Ernesto Che Guevara et les activités du Parti communiste, mais en bas de page 6, dans la section Le monde des années 80.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tout juste après que la décision du gouvernement de RDA [d'autoriser le libre déplacement de ses citoyens hors du pays] a été rendue publique, plusieurs habitants de la capitale ont utilisé cette nouvelle possibilité : dans leur propre voiture ou en train de banlieue, ils se sont dirigés vers l'Allemagne de l'Ouest. À quelques rares exceptions, ils sont ensuite revenus », désinformait le correspondant berlinois du journal officiel du PC soviétique. « Aux questions des correspondants occidentaux [à savoir pourquoi ils revenaient], la réponse habituelle des gens était qu'en Allemagne de l'Est, ils ont un travail, une résidence et qu'ici, c'est leur pays natal », ajoutait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui maîtrisait l'art de lire entre les lignes de la Pravda avait compris que quelque chose ne tournait plus rond en Allemagne socialiste. Mais même chez les mieux informés des démocrates et dissidents, la nouvelle n'a pas entraîné l'euphorie immédiate. « La chute du mur n'a pas été perçue comme un événement très important en Union soviétique », souligne Iouri Afanassiev, qui était co-président du Groupe interrégional, première fraction de députés non-communistes au parlement soviétique, élus en mars 1989. « Les gens vivaient dans des conditions sordides. Les problèmes de la vie quotidienne les occupaient totalement sur les plans physique et psychologique. D'ailleurs, l'annonce de la chute de l'URSS n'a pas non plus au départ créé un grand choc ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'historien ne se souvient pas lui-même de ce qu'il faisait ni comment il a appris que le Mur était tombé. Avec les autres chefs de fil du mouvement démocratique de l'époque, Andreï Sakharov, Boris Eltsine et Anatoly Sobtchak (plus tard maire de Saint-Pétersbourg et mentor de Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev), il n'a pas cru bon d'organiser une réunion pour discuter de l'événement et ses conséquences. « En 1989, nous avons commencé notre action (politique) avec un niveau très bas de compréhension de la situation ». Afanassiev et les autres démocrates croyaient toujours que le socialisme était réformable. « Même dans les pays Baltes, l'idée d'indépendance de l'Union soviétique n'existait pas encore en 1989. En Estonie, on ne parlaient que d'indépendance économique. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la société soviétique était déjà en ébullition avant la chute du Mur. « Nous avons passé 1989 avec la possibilité constante d'interventions militaires », explique Afanassiev, en référence notamment aux manifestations réprimées dans le sang par l'armée rouge à Tbilissi en avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hebdomadaire Moskovskie Novosti, proche des démocrates, prenait conscience dix jours après la chute du Mur de sa portée. « Les changements en RDA réjouissent chacun de ceux pour qui "liberté" est un mot tendre », y écrivait l'historien spécialiste de l'Allemagne Vladimir Ostrogorski, tout en s'inquiétant des troubles causés par des « skinheads et des néo-nazis » venus d'Allemagne de l'Ouest, « instigateurs de débauche » près du Mur. Dressant un parallèle avec la Révolution française, il en concluait malgré tout que la chute du Mur aurait sa place dans les livres d'histoire : « La prise de la Bastille n'a pas entraîné non plus, comme on le sait, l'avènement de la paix et la grâce sur notre planète de vice. Mais tout de même, deux siècles plus tard, nous célébrons toujours cet événement avec faste. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-794209514665704845?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/794209514665704845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=794209514665704845' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/794209514665704845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/794209514665704845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/chute-du-mur-de-berlin-indifference-en.html' title='Chute du mur de Berlin: Indifférence en Union soviétique'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5288420871506024339</id><published>2009-11-02T20:18:00.002+03:00</published><updated>2009-11-02T20:19:29.894+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>L'aventure russe du Cirque du Soleil</title><content type='html'>Article publié dans La Presse, le 23 octobre 2009&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près du quart de ses 1500 artistes sont russes, mais le Cirque du Soleil ne s'était jamais produit en Russie. La troupe du spectacle Varekaï entame ce soir une série de 60 représentations à Moscou. Après s'être tenu à l'écart d'un pays au climat d'affaires trouble, le Cirque y voit maintenant l'un de ses marchés les plus prometteurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - «C'est le bon timing», assure le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté. Déjà, la prévente des billets est encourageante: 80 000, soit environ 55 % des places disponibles. «Habituellement, dans un nouveau marché, c'est plutôt de l'ordre de 10 à 15 %», souligne-t-il.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relation du Cirque du Soleil avec la Russie remonte à 1986, soit deux ans après sa fondation. Guy Laliberté était venu dénicher des saltimbanques dans l'Union soviétique d'alors, un pays à la grande tradition de cirque et de gymnastique. Depuis, ses chasseurs de têtes reviennent constamment dans la nouvelle Russie, en plus d'y maintenir des relations avec des écoles spécialisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il y a un talent énorme ici. Si vous regardez le ballet, le théâtre, l'art clownesque, les acrobates, les patineurs, les nageurs, les plongeurs. C'est un magasin de bonbons pour nous ici! lance Guy Laliberté. C'est un endroit où nous rêvions de venir, parce que les talents y sont. Et maintenant, il s'agit de s'assurer que les talents continueront d'émerger de ce pays, parce que nous sommes passés de l'Union soviétique à une Russie en période de transition. Le défi est de continuer à soutenir l'émergence des talents.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute du communisme, qui a coïncidé avec la croissance internationale du Cirque, n'était en effet pas très propice ni aux affaires ni à la préservation des grandes institutions de formation du pays. «Il y a eu la période où on a voulu garder nos distances parce que c'était le far west ici. Aujourd'hui, c'est du passé. Un système sociopolitique a été mis en place. Le défi est maintenant de trouver les bonnes personnes et d'arriver au bon moment pour faire des affaires», explique M. Laliberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, ces bonnes personnes, le Cirque les as trouvées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Canadien George Cohon a travaillé 14 ans pour ouvrir le premier restaurant McDonald's à Moscou, en janvier 1990. Son fils Craig, lui, a ouvert la porte du marché russe à Coca-Cola. Aujourd'hui, ils sont responsables de Cirque du Soleil Rus, la compagnie qui gère les opérations du géant québécois du divertissement en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cohon père est un bon ami du tout-puissant et controversé maire de Moscou, Iouri Loujkov. Un atout de taille. «Trente-trois ans de relations avec les Russes, de contact avec leur culture, c'est précieux», dit Guy Laliberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous ferons de notre mieux pour que ça devienne le meilleur marché au monde pour le Cirque du Soleil, promet de son côté George Cohon, 72 ans. Pour McDonald's, c'est déjà le marché le plus rentable.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aventure spatiale de Guy Laliberté dans la capsule russe Soyouz, il y a quelques semaines, a certainement marqué les esprits dans le plus grand pays du monde, mais ce n'est pas ce qui a fait grimper en flèche les ventes de billets pour Varekaï, note Craig Cohon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Le tournant, ça a été Eurovision.» En mai dernier, le Cirque a ouvert la finale télévisée de ce concours de chansons ultra-populaire en Europe de l'Est avec un numéro d'acrobatie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cirque du Soleil espère s'installer en Russie sur une base permanente d'ici trois ou quatre ans, en inaugurant son propre chapiteau avec un spectacle permanent. Actuellement, seuls Las Vegas, Tokyo, Macao et Orlando disposent d'installations fixes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout en promettant d'engager une partie des revenus du Cirque dans des oeuvres sociales s'il s'installe en Russie, Guy Laliberté reste prudent. L'aventure russe de Varekaï devra montrer sa rentabilité avant de se poursuivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Si nous obtenons du succès cette fois-ci, vous pouvez être certain qu'il y aura plus de spectacles du Cirque du Soleil. Nous voulons que la Russie soit l'un des pays où nous nous produisons le plus», a-t-il dit en conférence de presse mardi à Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«J'espère que ce sera le début d'une longue histoire d'amour avec le peuple russe.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À en juger par la réponse positive du public à l'avant-première hier soir, le Cirque du Soleil est sur la bonne voie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5288420871506024339?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5288420871506024339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5288420871506024339' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5288420871506024339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5288420871506024339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/laventure-russe-du-cirque-du-soleil.html' title='L&apos;aventure russe du Cirque du Soleil'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-6394064243014810298</id><published>2009-11-02T20:16:00.001+03:00</published><updated>2009-11-02T20:17:31.401+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Le maire de Moscou abolit les tempêtes de neige</title><content type='html'>Article publié dans La Presse le 21 octobre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La place Rouge ne blanchira pas cet hiver. Et dans un pays où les politiciens font la pluie et le beau temps, Dame Nature n'y est pour rien. C'est le conseil municipal de Moscou qui vient de décider d'abolir les tempêtes de neige, nous rapporte notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Quand le maire de Moscou Iouri Loujkov a proposé, début septembre, d'abolir les tempêtes de neige dans sa ville, il ne s'agissait pas d'une promesse électorale en l'air. Du 15 novembre au 15 mars, l'aviation russe aura l'ordre d'éliminer tout nuage susceptible de causer de trop fortes précipitations sur la capitale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout-puissant maire, en poste depuis 17 ans, n'est pas allergique à l'hiver. Sa motivation est plutôt d'ordre budgétaire. Selon ses estimations, la ville pourrait économiser entre 160 et 300 millions de roubles (5,7 et 10,7 millions CAN) chaque hiver en déneigement si les grandes tempêtes de plus de 10 cm de neige étaient évitées. La chasse aux nuages ne coûterait qu'entre deux et trois millions de dollars par hiver, toujours selon le maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La technique a déjà fait ses preuves. Depuis des décennies, l'aviation soviétique, puis russe, bombarde, à l'aide d'un mélange d'iodure d'argent, de poudre de ciment et de glace sèche, les nuages menaçant de se déverser sur les parades dans la capitale lors de certaines fêtes estivales. Le procédé n'a toutefois pas été testé en hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Iouri Loujkov n'a rien à prouver. Même s'il n'a fourni aucune expertise, n'a pas consulté les météorologues, écologistes et économistes, le projet a été adopté sans grand questionnement par les députés du conseil municipal, la semaine dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chef de file à Moscou de Russie unie, le parti dirigé par le premier ministre Vladimir Poutine, le maire avait justement renforcé sa majorité lors d'élections entachées d'irrégularités, le 11 octobre. Russie unie détient maintenant 32 des 35 sièges au conseil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les citoyens et élus de la région moscovite n'ont pas été consultés eux non plus. C'est pourtant eux qui hériteront en premier lieu de la neige qui aurait dû tomber sur la place Rouge, puisque les nuages seront crevés au-dessus de leurs têtes. En juin 2008, une famille avait d'ailleurs eu la mauvaise surprise de voir son toit transpercé par un sac de ciment de 25 kg, échappé par un avion lors d'une chasse aux nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Loujkov, les habitants de la périphérie devraient surtout se réjouir de son illumination. «Il ne faut pas en rire, tout ce que ça fera, c'est que les récoltes dans les champs seront meilleures!» a-t-il déclaré récemment, se fiant uniquement à son bon sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des écologistes ont dit craindre que la perturbation du cycle naturel de précipitations ne menace des animaux sauvages en périphérie de la capitale, alors que la végétation au centre-ville pourrait manquer d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas la première fois que Iouri Loujkov se prend pour Dame Nature. Depuis longtemps, il plaide pour rediriger le cours de fleuves de Sibérie afin d'irriguer des terres. À l'époque soviétique, un éclair de génie similaire d'économistes soviétiques avait failli causer l'assèchement de la gigantesque mer d'Aral, en Asie centrale, qui a perdu 60% de son volume en 30 ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-6394064243014810298?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/6394064243014810298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=6394064243014810298' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6394064243014810298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/6394064243014810298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/le-maire-de-moscou-abolit-les-tempetes.html' title='Le maire de Moscou abolit les tempêtes de neige'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-4128799282662311988</id><published>2009-11-02T20:06:00.005+03:00</published><updated>2009-11-02T20:15:58.253+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Économie'/><title type='text'>Commerce: L'aventure post-soviétique</title><content type='html'>Dossier publié dans la revue Commerce, édition d'octobre 2009, sur les possibilités de faire des affaires en Russie pour les étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moscou - Après 18 ans de capitalisme, la Russie est à la fois la manne et le cauchemar des gens d'affaires occidentaux. Commerce est allé voir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8TeAzFoRI/AAAAAAAAAXQ/-tgHLwLJ5z0/s1600-h/IMG_0058.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8TeAzFoRI/AAAAAAAAAXQ/-tgHLwLJ5z0/s320/IMG_0058.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399555884571795730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Pojalouïsta, Big Mac, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;kartochka i cola." Le McDonald's de la Place Pouchkine, en plein coeur de Moscou, est l'un des plus grands de la chaîne dans le monde. Et surtout, le plus achalandé. "Depuis le jour de son ouverture [le 31 janvier 1990] jusqu'à aujourd'hui", précise le Canadien George Cohon qui a implanté la chaîne en Russie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'extérieur, la statue du plus célèbre poète russe ne regarde plus la faucille et le marteau communistes depuis deux décennies déjà. Comme le reste de la population du pays, Pouchkine a désormais le choix. Outre l'immense arche jaune de l'empire du fast-food, les affiches publicitaires géantes et les enseignes de Nokia et de Pepsi forment devant lui une toile toute capitaliste, animée par les voitures étrangères qui filent dans la rue Tverskaïa, une des artères principales de Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait rien de tout cela en 1976, l'année où George Cohon a eu la folle idée d'ouvrir un McDonald's au pays des Soviets. Pas étonnant qu'il lui ait fallu 14 ans et une perestroïka (restructuration économique mise en place par Gorbatchev) pour concrétiser son rêve d'apporter un "goût d'Occident" aux Russes. "Je voyais un potentiel de marché énorme", dit le fondateur de McDonald's Canada. Il avait raison. Des 118 pays où est implantée la multinationale, la Russie représente le marché le plus profitable. En 20 ans, elle y a ouvert 222 restaurants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les ambitions du Cirque du Soleil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, l'homme de 72 ans a une nouvelle mission : aider le Cirque du Soleil à conquérir le plus grand pays du monde. Dans la Russie d'aujourd'hui, le défi ne peut plus être qualifié de "colossal". Le pays compte maintenant plus de 18 ans d'expérience capitaliste. Il n'aura fallu que deux ans entre le premier coup de sonde et la première du spectacle Varekai qui aura lieu à Moscou, le 23 octobre prochain. Dans trois ou quatre ans, le Cirque du Soleil voudrait avoir déjà ses propres installations et un premier spectacle permanent en Russie, explique Daniel Lamarre, son président et chef de la direction. "C'est un marché aussi important que le marché américain", dit-il, rappelant la grande tradition du cirque en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dirigeant québécois est toutefois conscient des susceptibilités à respecter. "Il faut faire preuve de modestie, accepter que ce marché est différent et travailler avec les gens localement." C'est pourquoi le Cirque a créé une entreprise russe qui s'occupera de la gestion de ses projets là-bas. Elle sera dirigée par les Cohon, père et fils, alors que les autres employés seront presque exclusivement russes. Daniel Lamarre reconnaît que les contacts politiques de George Cohon, depuis longtemps un ami du maire de Moscou, Iouri Loujkov, ont facilité les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'envers de la médaille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Faire des affaires en Russie ne relève toutefois pas du conte de fées. Et il est difficile de prévoir quand une tuile vous tombera sur la tête. Peu importe depuis quand une société est installée dans ce pays, aucune n'est immunisée, explique Piers Cumberlege, président de l'Association d'affaires Canada-Russie-Eurasie (CERBA). "En ce moment, il est difficile de prédire où on peut faire un investissement qui ne sera pas un jour ou l'autre la cible d'une action hostile. Et ce, dans presque tous les secteurs."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces activités hostiles sont parfois entreprises par le gouvernement russe lui- même. Bombardier en fait actuellement les frais. Depuis deux ans, les six CRJ900 qu'elle a vendus à la compagnie aérienne Tatarstan sont cloués au sol. Tout comme pour plusieurs de ses plans de développement en Russie. Bombardier ne parvient pas à obtenir de certificats de navigabilité pour ses appareils, qui volent pourtant dans plusieurs autres pays. Elle y voit un geste protectionniste de la part du gouvernement pour favoriser ses concurrents russes comme Soukhoï. Et contre cela, la multinationale québécoise n'a aucun recours. Pour ne pas faire trop de vagues, les représentants de l'avionneur ont préféré ne pas accorder d'entrevue à Commerce à propos de leur expérience en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a eu pire. Parlez-en à Alex Rotzang et Phil Murray. Le 29 juin 2001, à Nijnevartovsk, en Sibérie, vingt hommes armés envahissaient les bureaux de Yugraneft, une coentreprise pétrolière alors détenue par la canadienne NoreX Petroleum et la russe TNK. Les deux sociétés n'arrivant pas à s'entendre, TNK aurait décidé d'imposer ses dirigeants pour prendre le contrôle total de l'entreprise conjointe. "Ils n'ont eu qu'à se rendre à la Cour d'arbitrage de Khanti-Mansiïsk, où les juges étaient nommés par le gouverneur, pour légaliser le tout." À l'époque, le gouverneur de la région était nul autre que... le président du conseil d'administration de TNK !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les deux dirigeants de NoreX Petroleum ont abandonné les recours en Russie et poursuivent maintenant aux États-Unis la banque Alfa, financière de TNK. Rien à faire. Un des actionnaires principaux à la fois de la banque et de la société pétrolière est Mikhaïl Fridman, un oligarque proche du premier ministre Vladimir Poutine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des dernières années, d'autres partenariats russo-occidentaux, particulièrement dans le secteur du pétrole, ont connu des problèmes. Des analystes y ont vu le désir des dirigeants russes de voir le pays se réapproprier ses ressources naturelles. Alex Rotzang fait une tout autre analyse. "Depuis la chute du communisme, la politique ne joue plus aucun rôle [dans les relations commerciales]. Tout est une question d'argent, de partage et de vol d'argent" par les politiciens et les gens d'affaires, dit cet homme d'origine russe, que son expérience a laissé amer. Son partenaire d'affaires, Phil Murray, tranche : "Si vous voulez vendre vos produits en Russie, vous réussirez probablement bien. Mais si vous voulez y investir, y placer votre argent, vous feriez peut-être mieux de le mettre sur une table à Las Vegas."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gérer la corruption&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas NoreX fait toutefois figure d'exception. La corruption est un facteur plus souvent évoqué pour expliquer la réticence des entrepreneurs à se lancer dans le marché russe. D'autant plus que, loin de s'améliorer, la situation a empiré au cours de la dernière décennie. L'an dernier, l'ONG Transparency International plaçait la Russie au 147e rang des 180 pays de son classement (décroissant) sur la corruption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des gens d'affaires russes affirment qu'il est actuellement impossible de lancer une entreprise et de la faire fonctionner sans graisser la patte de quelques fonctionnaires. Non pas pour se procurer un avantage quelconque, mais simplement pour pouvoir obtenir la ribambelle d'autorisations nécessaires et pour faire "débloquer" son dossier perdu dans la lourde bureaucratie russe. Pourtant, les gens d'affaires étrangers que Commerce a interviewés affirment tous n'avoir jamais eu à verser un seul pot-de-vin depuis leur arrivée en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piers Cumberlege, qui a travaillé pour plusieurs entreprises étrangères en Russie depuis la chute de l'URSS, assure qu'il est possible d'y rester honnête. Et que c'est même nécessaire. Comment faire ? "On dit non dès le début. Poliment et gentiment. Il faut affronter ce problème de manière transparente. C'est seulement en agissant de cette façon que la corruption disparaîtra. Ceux qui l'alimentent sapent leur propre autorité et leur marque dans le marché, et contribuent à perpétrer le problème."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des possibilités malgré tout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En dépit des embûches, les Canadiens sont de plus en plus intéressés par le marché russe. L'automne dernier, une délégation d'une vingtaine de gens d'affaires québécois a suivi Raymond Bachand, alors ministre du Développement économique, au cours de la Mission Russie 2008. Au printemps 2009, c'était au tour du gouvernement canadien d'organiser une mission commerciale, principalement axée sur le secteur des infrastructures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que les infrastructures russes tombent en décrépitude et deviennent même dangereuses. Même le président russe Dmitri Medvedev le reconnaît. En août, une semaine après l'accident qui a fait plus de 70 victimes à la centrale hydroélectrique de Saïano-Chouchenskaïa, en Sibérie, le plus grand barrage du pays, le chef de l'État a admis que la Russie était "très en retard sur le plan technologique". Pas étonnant donc que SNC-Lavalin y fasse des affaires d'or. La société d'ingénierie mène entre 15 et 20 projets en même temps en Russie, pour un chiffre d'affaires qui varie de 75 à 100 millions de dollars par an. En juin dernier, elle a ouvert un bureau dans la ville de Sotchi, sur la mer Noire, où se tiendront les Jeux olympiques d'hiver de 2014. Elle a été choisie pour assurer la gestion de la construction et de l'entretien du réseau de transport des Jeux, et le prolongement du chemin de fer côtier de Sotchi. "Faites le tour du monde", lance Ronald Denom, président de SNC-Lavalin International. Qui a de grandes réserves [d'hydrocarbures] ? La Russie. Qui a une population très instruite et un niveau de vie croissant ? La Russie. En nous y enracinant et en étant partie prenante de cette économie, nous allons grandir et prospérer avec elle."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays possède toujours un bon bassin de scientifiques et d'ingénieurs pour se développer, remarque Ronald Denom. Le problème se trouve plutôt du côté de la gestion de projets, une faiblesse héritée de l'époque soviétique. "C'est moins prononcé qu'avant, mais il y a encore beaucoup de place pour des sociétés comme la nôtre", souligne-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SNC-Lavalin est établie en Russie depuis plus de 30 ans. La société a souvent eu des différends commerciaux, mais Ronald Denom précise qu'aucun d'entre eux n'a fini devant les tribunaux. "Nous nous sommes toujours entendus avec nos clients russes et internationaux" et les projets ont toujours abouti. Ce sont souvent les contrats réalisés dans les régions éloignées qui sont les plus problématiques, car les entreprises s'exposent alors aux aléas des cours et des gouverneurs locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une coentreprise ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs gens d'affaires étrangers ont l'impression que le seul moyen de percer sur le marché russe est d'ouvrir une coentreprise. Piers Cumberlege n'est pas aussi catégorique. "Souvent, la coentreprise est perçue comme la voie facile et rapide. Mais elle risque aussi d'être très tortueuse, et il peut être difficile de se désengager. Si vous possédez les ressources et que vous avez le dos assez large pour le faire par vous-même, vous pouvez y aller. Vous aurez probablement besoin de conseillers pour naviguer parmi les structures locales. Et je n'entends pas par cela la corruption, mais les éléments administratifs et culturels, ou encore la gestion d'un service de ressources humaines."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le marché russe est attrayant, il demeure instable. D'autant plus que ce pays reste très dépendant du cours des hydrocarbures, malgré les promesses répétées du pouvoir russe de diversifier l'économie. À l'automne 2008, le début de la crise économique et financière, jumelé à une chute radicale des prix du baril de pétrole, a fragilisé l'économie russe renaissante. Les capitaux étrangers, eux, ont pris la fuite par milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8Ti23DaxI/AAAAAAAAAXY/haKjKHrALzE/s1600-h/IMG_0078.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8Ti23DaxI/AAAAAAAAAXY/haKjKHrALzE/s320/IMG_0078.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399555967803419410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le ministre des Finances Alekseï Koudrine a indiqué que l'économie russe ne retrouverait son niveau d'avant la crise que dans quatre ou cinq ans. En 2009, le gouvernement prévoit une chute du PIB de 8,5 %. Nous sommes loin des 7 % de croissance moyenne enregistrés depuis 1999. Les chocs successifs depuis la chute de l'URSS ont fait que le pays est revenu à une économie fondée sur le secteur primaire, note Piers Cumberlege. Selon lui, les secteurs de l'automobile, de la finance, de la foresterie et des nouvelles technologies sont particulièrement prometteurs pour une coopération russo-canadienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piers Cumberlege met toutefois en garde les gens d'affaires et leur conseille de ne pas chercher à profiter des facteurs d'instabilité pour investir en escomptant un meilleur rendement en Russie qu'ailleurs dans le monde. Il vaut mieux miser sur le développement de relations durables. "Profiter des situations temporaires [comme la crise économique], c'est se vouer à un échec à long terme." Début 2000, c'est d'ailleurs ce qui a causé des ennuis aux sociétés étrangères arrivées en Russie pendant les difficiles années 1990. "Les Russes ont dit : "Vous avez profité de nous lorsque nous étions faibles"." Et l'ours a sorti ses griffes pour reprendre ses droits.&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES OLIGARQUES (encadré)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Leur fortune, accumulée par des moyens douteux durant les premières années du capitalisme post-communiste, est fragile. Sans préavis, le Kremlin peut les déposséder et les envoyer croupir dans une prison sibérienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La scène a été vue des dizaines de milliers de fois en Russie. "Oleg Vladimirovitch [Deripaska] a signé ? Non ? Alors venez !" somme Vladimir Poutine, en veston sport beige, sans cravate. Le premier ministre vient d'obliger Oleg Deripaska, un des hommes les plus riches du pays, à relancer ses usines de ciment à Pikalevo, près de Saint-Pétersbourg, et à payer sur-le-champ les arriérés de salaires. Alors que Deripaska repart vers son siège, Poutine enfonce le dernier clou de cette humiliation télévisée : "Et rendez-moi le stylo !"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le 4 juin dernier. Poutine arrivait en sauveur dans la petite ville de 23 000 habitants pour réprimander Deripaska et sa bande : "Vous avez pris des milliers de personnes en otage de vos ambitions, de votre manque de professionnalisme, et peut-être tout simplement de votre avidité", déclare l'homme fort du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était du théâtre. Deripaska, comme tous les autres oligarques, est un ami de Vladimir Poutine. Les arriérés de salaires et la relance des usines ont été payés... grâce un prêt de 250 millions de roubles de la Vnechtorgbank, une banque publique proche du pouvoir russe. Cette façon de procéder est typique, estime la journaliste réputée Ioulia Latynina, auteure de La chasse aux cerfs, un roman sur les oligarques. "Deripaska s'est fait cracher au visage publiquement, mais il a obtenu tout ce qu'il demandait. Et il ne l'aurait jamais obtenu dans le cadre de négociations commerciales habituelles, sans les ressources de l'État", souligne celle qui connaît personnellement plusieurs de ces milliardaires assez singuliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de son accession à la présidence, en 2000, Poutine conclut un pacte tacite avec eux : "Vous ne vous mêlez pas de politique et je ne vous demande pas comment vous avez acquis vos milliards". Seul le magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski a osé défier le mot d'ordre en finançant des partis de l'opposition libérale. Arrêté en 2003, son empire, Ioukos, a été démantelé et racheté par des entreprises d'État. Il purge une peine de huit ans en Sibérie pour diverses malversations financières et risque vingt-deux ans et demi de plus, car un nouveau procès a été intenté contre lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Ioulia Latynina, l'erreur de Khodorkovski aura été de vouloir mettre fin au jeu de la corruption grâce auquel tous se sont enrichis. "Non pas parce qu'il est devenu un saint du jour au lendemain, mais parce qu'il a compris qu'une entreprise transparente vaut plus sur le marché [international]", précise-t-elle. Le problème, c'est que les autres oligarques et Poutine ne raisonnaient pas de la même façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;700 %&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;C'est la hausse des exportations canadiennes en Russie depuis le début de la décennie. En 2008, elles ont augmenté de 30 %.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-4128799282662311988?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/4128799282662311988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=4128799282662311988' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4128799282662311988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/4128799282662311988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/commerce-laventure-post-sovietique.html' title='Commerce: L&apos;aventure post-soviétique'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8TeAzFoRI/AAAAAAAAAXQ/-tgHLwLJ5z0/s72-c/IMG_0058.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8978278539354217561</id><published>2009-11-02T20:03:00.002+03:00</published><updated>2009-11-02T20:06:22.702+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Il ne fait pas bon être noir à Moscou</title><content type='html'>Article publié dans La Presse (12 septembre 2009) et dans La Tribune de Genève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Plus de la moitié des quelque 10 000 Noirs de Moscou ont déjà été agressés en raison de la couleur de leur peau, selon une étude récente. Le racisme continue de menacer quotidiennement la vie des Africains en Russie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Emmanuel et Jalambo grillent des cigarettes avec d'autres amis soudanais dans la cour de l'Université russe de l'amitié entre les peuples de Moscou. « Ici, personne ne nous touche. C'est plus sûr », lance Emmanuel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s'il n'étudie plus, l'Africain de 27 ans, aujourd'hui diplômé en médecine, continue de flâner près de l'institution qui compte 3500 étudiants étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son genou le fait encore souffrir. En 2004, il a passé deux mois à l'hôpital après avoir été « salué » par une quinzaine de skinheads à Saratov (à 700 km au sud-est de Moscou). « Je revenais du supermarché et ils m'ont attrapé », raconte Emmanuel, dans un russe presque sans accent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son copain Jalambo, 26 ans, finissant en génie électrique, n'a eu quant à lui que des « petits pépins «. Pas question tout de même de se promener seul dans la rue une fois la nuit tombée, et encore moins de prendre le métro sans être accompagné, explique celui qui travaille comme disc-jockey en banlieue de Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pas seulement les skinheads, mais n'importe quelle personne soûle peut nous insulter ou nous demander ton argent. Et même si on nous bat, personne dans la rue ne viendra nous aider. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les amis de couleur de Jalambo et Emmanuel ont déjà au moins été traités de « singes». Lorsqu'ils n'ont pas carrément été passés à tabac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Objet «prioritaire» de la haine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon un sondage mené par l'Aumônerie protestante de Moscou, une ONG qui travaille avec les immigrants africains, 60 % des Noirs de la capitale ont été agressés depuis qu'ils y habitent. Quatre répondants sur cinq ont affirmé avoir été l'objet de violence verbale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce n'est pas du tout étonnant », commente Alexander Verkhovski, directeur du Centre Sova, une ONG qui observe les mouvements nationalistes et racistes en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des attaques racistes sont toutefois commises contre des ressortissants des républiques du Caucase russe ou de l'Asie centrale ex-soviétique, souligne-t-il. Les mouvements d'extrême droite les accusent de menacer la suprématie du peuple russe, de vouloir « islamiser » le pays et de voler les emplois des Russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence contre les Africains s'explique différemment. « Les groupes néonazis russes imitent les pratiques et la rhétorique de ceux d'Europe occidentale, pour qui les Noirs sont l'objet prioritaire de la haine », note M. Verkhovski.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi, un Camerounais a été poignardé dans le sud de Moscou, vraisemblablement par des néonazis. Une attaque courante. Durant les six premiers mois de l'année, 37 personnes ont été tuées dans 126 attaques xénophobes dans tout le pays. Les Africains forment une très petite communauté de quelques milliers de personnes en Russie, mais ils sont surreprésentés parmi les victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Obama russe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour obtenir aide et protection, les étrangers hésitent à se tourner vers la police. Les forces de l'ordre font plus souvent parti du problème que de la solution, expliquent les deux Soudanais interrogés. Emmanuel ne compte plus le nombre de fois où des agents contrôlent sans raison son identité, chaque jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexander Verkhovski note toutefois que les forces de l'ordre ont réellement intensifié la lutte contre les mouvements d'extrême droite depuis deux ans. « Certains [néo-nazis] se cachent, d'autres se sont même suicidés. Ces groupes font face à une sérieuse pression à Moscou. Dans les autres villes par contre, ce n'est pas encore le cas », précise-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le racisme n'aura tout de même pas empêché Joaquim Crima, 37 ans, de se présenter au poste de chef de district de Sredneakhtoubinsk (Sud), pour l'élection d'octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Originaire de Guinée-Bissau, il a rapidement été surnommé l'« Obama russe », même si ses chances d'élections sont minces. Un deuxième candidat, de père ghanéen et de mère russe, s'est ensuite lancé dans la course pour le même siège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'ai peur pour lui », dit Emmanuel en parlant de Joaquim Crima. « Peut-être qu'ils vont le zigouiller. « L'élection de Barack Obama en novembre dernier aura créé une certaine vague de respect pour les Noirs en Russie, note Emmanuel. « Mais après un mois, ça s'est dissipé. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8978278539354217561?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8978278539354217561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8978278539354217561' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8978278539354217561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8978278539354217561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/il-ne-fait-pas-bon-etre-noir-moscou.html' title='Il ne fait pas bon être noir à Moscou'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-1233005135404009653</id><published>2009-11-02T19:54:00.005+03:00</published><updated>2009-11-02T20:02:52.422+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Un rêve russe aux accents américains</title><content type='html'>Article paru dans les journaux La Presse, La Croix et le Soir, en juillet-août 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y a quatre ans, craignant d'être renversé par une révolution pro-démocratique comme le furent ses alliés en Ukraine voisine, le régime autoritaire de Vladimir Poutine a créé des groupes de jeunes patriotes prêts à le défendre contre tout mouvement populaire. Aujourd'hui, la men&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ace est passée. L'opposition russe est en lambeaux. Le Kremlin veut maintenant mobiliser sa jeunesse pour développer le pays,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; leur promettant un rêve russe aux accents américains, nous explique notre collaborateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8QbLHwcnI/AAAAAAAAAXA/MEH93c6Wa2I/s1600-h/IMG_9541.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8QbLHwcnI/AAAAAAAAAXA/MEH93c6Wa2I/s320/IMG_9541.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399552537268351602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Région de Tver, Russie - Il est 8h du matin, sur les bords du pittoresque lac Seliger, à 340 km au nord-ouest de Moscou. Des haut-parleurs crachent l'hymne national russe. Des centaines de participants du camp Seliger se massent devant une scène décorée de portraits et de citations du président Dmitri Medvedev et du premier ministre Vladimir Poutine pour la séance matinale d'exercice.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre années précédentes, le camp était organisé par Nachi («Les nôtres»), groupe jeunesse pro-Kremlin fondé au début de 2005, tout juste après la vague de révolutions colorées pro-occidentales dans trois républiques ex-soviétiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet été, l'Agence fédérale pour les affaires de la jeunesse, dirigée par l'ancien chef des Nachi, a reçu 3 millions de dollars de fonds publics pour prendre en main le camp. Quelque 50 000 jeunes au total ont passé une semaine ou plus dans le village de tentes aux abords de Seliger, soit 10 fois plus que l'an dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Allez! Dmitri Anatolevitch (Medvedev) doit voir que nous sommes pleins d'énergie!» lance un animateur aux jeunes en train de se dégourdir. En après-midi, ils s'entretiendront avec le président par vidéoconférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8QnBRQ8tI/AAAAAAAAAXI/JAdYTXPygFQ/s1600-h/IMG_9542.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8QnBRQ8tI/AAAAAAAAAXI/JAdYTXPygFQ/s320/IMG_9542.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399552740782306002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quelques centaines de mètres plus loin, une série de croix plantées au sol forment le «Cimetière des inventions qui auraient pu appartenir à la Russie». Les épitaphes relatent l'histoire de l'ampoule électrique, de la radio, de l'hélicoptère ou encore du jeu Tetris, que les Russes auraient été les premiers à mettre au point, mais qu'un Américain ou, pire, un Russe immigré, ont breveté à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Soutenir la jeunesse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evgueni Kourkine, 23 ans, s'assurera que ça ne se reproduise plus. Dans l'une des tentes du camp, l'étudiant de l'Université aérocosmique de Samara règle les détails d'une entente commerciale avec le directeur innovation d'Onexim Group, Mikhaïl Rogatchev. Ce dernier est prêt à investir 1 million de roubles (36 000$ CAN) dans le développement de la turbine éolienne conçue pour le milieu urbain par Evgueni et son équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Appuyer ces projets est pour nous un moyen de former une demande pour l'innovation en Russie, expliquera M. Rogatchev. Nous croyons qu'il est important que notre jeunesse énergique soit soutenue.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un pays où les mots durs de Poutine envers un chef d'entreprise peuvent faire chuter du tiers la valeur de ses actions en une journée, c'est aussi une façon pour les gens d'affaires d'assurer leurs bonnes relations avec le pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de la vidéoconférence, Dmitri Medvedev se félicitera d'ailleurs qu'Onexim Group, qui appartient à Mikhaïl Prokhorov, l'homme le plus riche de Russie selon le magazine Forbes, appuie ces projets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous un autre chapiteau, de jeunes inventeurs en sont encore à convaincre des investisseurs potentiels. «Vous devriez mieux montrer votre avantage concurrentiel», suggère l'un des hommes d'affaires à une jeune fille après sa présentation. Celle-ci aurait peut-être dû se procurer l'une des dizaines de traductions de livres américains qui promettent de révéler la recette miracle pour devenir millionnaire, en vente dans la tente voisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Plus de capitalisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seliger est maintenant plongé dans le capitalisme. «Nous commençons un nouveau cycle», explique Ilia Kostounov, l'énergique directeur du camp. «Les premières années, il n'y avait qu'une thématique: la politique. Nous devions préparer de jeunes politiciens», rappelle-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultats: cinq anciens campeurs de Seliger sont devenus députés à la Douma (Parlement russe), près d'une trentaine siègent dans les parlements régionaux, sans compter la multitude d'entre eux qui sont devenus fonctionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Par analogie, nous voudrions avoir, dans trois ans, cinq multinationales et une trentaine d'entreprises régionales» issues de Seliger, rêve déjà Ilia Kostounov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il assure qu'il y a désormais «zéro politique» dans l'organisation du camp et dans le choix des participants. «Le fait d'avoir ou non une carte de membre d'un parti ne change en rien la capacité d'une personne à inventer.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gleb Pavlovski, conseiller de tous les présidents russes et l'un des idéologues derrière la création de Nachi, confirme le changement de fonction de la jeunesse poutinienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il y a quatre ans, il y avait sans l'ombre d'un doute une menace réelle (contre le pouvoir) et son rôle était de contenir les mouvements antiétatiques.» Selon M. Pavlovski, c'est «l'existence même» des groupes de jeunes pro-Kremlin qui a permis de «régler» le cas de l'opposition. «Aujourd'hui, le problème sonne différemment: il faut moderniser le pays.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce cas, les forces vives de la jeunesse patriotique russe seront toujours mobilisées. Ilia Kostounov n'hésitera pas à délaisser momentanément sa chaise de fonctionnaire pour reprendre la rue. «J'ai prêté serment en tant que commissaire (de Nachi) que je ne laisserais jamais se produire un événement anticonstitutionnel dans le pays.»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-1233005135404009653?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/1233005135404009653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=1233005135404009653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1233005135404009653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/1233005135404009653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/11/un-reve-russe-aux-accents-americains.html' title='Un rêve russe aux accents américains'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/Su8QbLHwcnI/AAAAAAAAAXA/MEH93c6Wa2I/s72-c/IMG_9541.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-7831368060915605208</id><published>2009-08-31T11:44:00.003+04:00</published><updated>2009-08-31T11:51:05.882+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pologne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Russie et ses ex-satellites: Les vieilles plaies de l'Histoire restent vives</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié dans La Tribune de Genève et 24 heures de Lausanne le 31 août 2009.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A la veille du 70e anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la Russie et ses ex- satellites s'accusent mutuellement de falsifier l'histoire. En jeu: l'honneur national de chacun, mais aussi d'éventuelles compensations financières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, le président russe Dmitri Medvedev a fustigé les dirigeants d'Ukraine et des Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), qui, selon lui, veulent faire «des anciens complices des nazis des héros nationaux».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces quatre ex-républiques soviétiques, le rôle des «partisans» ayant combattu aux côtés des SS contre l'Armée rouge reste sujet à débat. Les nationalistes ukrainiens et baltes estiment que les partisans ont choisi le camp nazi afin de chasser l'occupant soviétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les différences d'interprétation n'ont rien de nouveau. Les blessures de l'Histoire n'ont jamais été refermées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une résolution de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), adoptée en juillet, qui aura remis de l'huile sur le feu. Initié par la Lituanie et la Slovénie, le texte a causé un tollé en Russie en mettant sur un pied d'égalité le régime nazi et le stalinisme. La résolution appelle à condamner toutes «les manifestations publiques glorifiant le passé nazi ou stalinien».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, à Moscou, une phrase tirée de l'hymne national soviétique louant le Petit Père des peuples refaisait son apparition dans la décoration d'une station de métro...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Russie voit en ces salves contre le stalinisme une conspiration occidentale pour minimiser le rôle de l'URSS dans la victoire contre le nazisme et, incidemment, saper son prestige dans l'ex-espace communiste. En mai, le président Medvedev a créé une commission présidentielle «de lutte contre toute tentative de falsifier l'histoire au détriment des intérêts de la Russie».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision d'Etat, contrôlée de près par le Kremlin, ne s'empêche toutefois pas, elle, une réécriture des événements. Un documentaire diffusé le 23 août, laisse entendre que le Troisième Reich aurait comploté avec la Pologne pour envahir l'Union soviétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Polonais ont été indignés par ces allégations. Ce qu'ils attendent de la Russie, c'est plutôt la réhabilitation des milliers d'officiers polonais assassinés par les Soviétiques en 1940 et des compensations financières pour leurs descendants. Un récent sondage indique que 76% des Polonais estiment que l'homme fort de la Russie devrait présenter des excuses pour l'occupation, le 17 septembre 1939, de l'autre partie du pays par l'Armée rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est peu probable que leur souhait soit exaucé. «Le premier objectif de cette visite est de s'opposer aux tentatives de réviser l'histoire de la Seconde guerre», a déclaré le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-7831368060915605208?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/7831368060915605208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=7831368060915605208' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7831368060915605208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/7831368060915605208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/08/russie-et-ses-ex-satellites-les.html' title='Russie et ses ex-satellites: Les vieilles plaies de l&apos;Histoire restent vives'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-5366765861117522932</id><published>2009-08-23T14:07:00.006+04:00</published><updated>2009-08-23T14:42:22.782+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ingouchie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Entre disparitions, assassinats et attentats, l'Ingouchie sombre dans la violence</title><content type='html'>Reportage publié (sous différentes formes) dans les journaux La Croix, La Presse, La Tribune/24 heures et Le Soir, les 15 et 18 août 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un attentat contre un poste de police a fait près de 30 morts et plusieurs centaines de blessés lundi 17 août à Nazran, la plus grande ville d'Ingouchie. Dans cette petite république du Caucase r&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;usse, forces de l'ordre et guérilla islamiste se livrent une lutte sans merci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour de Nazran, Ingouchie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;a scène aurait pu se passer au Moyen-Orient. Mais c'était en Russie. Lorsque le kamikaze a foncé avec sa camionnette bourrée d'explosifs sur le poste de police de Nazran, il l'a fait au nom du djihad. Un djihad qui a pris la relève du mouvement indépendantiste tchétchène ces dernières années dans la rébellion contre l'autorité de Moscou, dans cette région historiquement trouble. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Ingouchie, les attentats, les meurtres et les disparitions n'ont plus rien d'étonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEcb6pC2fI/AAAAAAAAAWo/mapebCR7pgk/s1600-h/IMG_9959.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEcb6pC2fI/AAAAAAAAAWo/mapebCR7pgk/s320/IMG_9959.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373107096353167858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sur un petit kiosque abandonné de Nazran, une inscription visiblement rédigée par des fossoyeurs : « Nous creusons des trous », suivie d'un numéro de téléphone. Sur d'autres murs du centre-ville, la famille de Magomed-Bachir Tcherbiev a placardé la photo du jeune homme de 19 ans, parti acheter des souliers un mardi matin et jamais revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a encore quelques années, l'Ingouchie était pourtant plutôt calme comparativement à sa voisine tchétchène, ravagée par deux guerres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le meurtre, mercredi dans son bureau, du ministre de la Construction Rouslan Amerkhanov, était le cinquième attentat contre un officiel ingouche de haut rang en moins de deux mois. Le 22 juin, c'est le président lui-même qui a failli y passer lors d'un attentat-suicide à la voiture piégée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la première moitié de l'année, 166 personnes ont été tuées en Ingouchie, selon un bilan de l'organisation de défense des droits de l'Homme Memorial. Le total se divise en trois catégories à peu près égales : policiers, combattants islamistes et citoyens pacifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les racines de la violence étaient uniques dans cette république du Caucase de moins 450.000 habitants, elle serait peut-être plus facile à enrayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais entre la menace de la guérilla islamiste, les crimes des forces l'ordre commis au nom de la lutte antiterroriste, les règlements de compte mafieux et la tradition caucasienne de vengeance du sang, le journaliste local Vakha Tchapanov s'y perd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les autorités accusent les wahhabites (islamistes radicaux) de tout et de rien, mais il n'y a pas de schéma clair pour expliquer cette violence. » Même pour l'assassinat du ministre, Vakha Tchapanov voit trop d'hypothèses différentes et n'ose pas en privilégier une seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2001 encore, rien ne laissait croire que la situation dégénérerait de la sorte, note Timour Akiev, analyste au bureau de Memorial à Nazran. Il y avait bien à l'époque quelque 300 000 réfugiés tchétchènes entassés en Ingouchie, mais la lutte pour l'indépendance menée par les combattants cachés parmi eux trouvait peu d'écho parmi les Ingouches, historiquement plutôt fidèles à Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Timour Akiev, l'une des erreurs de la Russie aura été de donner carte blanche aux forces de l'ordre pour en finir avec la menace séparatiste tchétchène. Plus les exécutions extrajudiciaires (souvent d'innocents) se multipliaient, plus la solidarité entre musulmans se consolidait contre les « infidèles ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que l'idée d'indépendance se transforme en projet islamiste de grand Émirat dans le Caucase du Nord. Sous la gouverne officieuse du Tchétchène Dokou Oumarov, la guérilla n'a désormais plus de frontières. « Lorsqu'on analyse la situation aujourd'hui, on ne peut plus séparer la Tchétchénie, l'Ingouchie et le Daguestan », souligne Timour Akiev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un Caucase agraire, sans industrie et dépendant des subsides de Moscou, rejoindre la guérilla est devenue une perspective d'avenir pour des jeunes hommes. Ou un moyen d'échapper au harcèlement des policiers, qui enlèvent et parfois tuent ceux soupçonnés de sympathies islamistes. En toute impunité. « À ma connaissance, au cours des huit dernières années, aucun agent n'a jamais été jugé pour ce genre de crime », relève Vakha Tchapanov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idéologie islamiste devient ainsi un élément rassembleur pour une partie de la résistance et de plus en plus de jeunes prennent le maquis, selon les observateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le mouvement se radicalise. Au coin d'une rue, un chauffeur de taxi fait l'accolade à un ami. Discrètement, il glisse dans son veston un sac plastique contenant une bouteille. La vente et la consommation d'alcool ne sont pas interdites en Ingouchie. Mais la vente peut être encore plus dangereuse que la consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des trois dernières années, le journaliste Vakha Tchapanov a recensé une trentaine d'incendies dans des établissements qui vendaient de l'alcool. Ce mois-ci, un commerçant a été tué. « Au début, [les islamistes] servent des avertissements, mais ensuite ils agissent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nouveau président, nouvel espoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEcWDLxrVI/AAAAAAAAAWg/omDjjHajmAs/s1600-h/IMG_9957.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEcWDLxrVI/AAAAAAAAAWg/omDjjHajmAs/s320/IMG_9957.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373106995567111506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Malgré la situation, un espoir est né en octobre 2008 : Iounous-Bek Evkourov, nouveau président ingouche nommé par Moscou pour remplacer le très impopulaire Mourat Zyazikov, accusé d'encourager l'impunité des forces de l'ordre. « Evkourov a construit un dialogue avec la société civile, parlé avec les proches des combattants islamiques et avec ceux des policiers tués, tout en lançant la lutte contre la corruption, explique Timour Akiev. Il a compris que tous nos problèmes ne dépendent pas seulement des actions des boevikis (combattants islamistes). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evkourov a même soupçonné publiquement l'une des structures des forces de l'ordre de se cacher derrière l'assassinat de deux innocents. « Il a montré qu'il y a un autre modèle [de lutte contre le terrorisme] que celui du [président autoritaire tchétchène Ramzan] Kadyrov. C'est celui du dialogue, et il trouve un fort appui dans la population. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Akiev note toutefois que les mesures prises n'auront d'effets qu'à long terme. « Elles devront être jumelées à la création de nouveaux emplois, sinon elles seront inefficaces. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-5366765861117522932?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/5366765861117522932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=5366765861117522932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5366765861117522932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/5366765861117522932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/08/entre-disparitions-et-assassinats.html' title='Entre disparitions, assassinats et attentats, l&apos;Ingouchie sombre dans la violence'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEcb6pC2fI/AAAAAAAAAWo/mapebCR7pgk/s72-c/IMG_9959.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8208465342132321967</id><published>2009-08-23T13:50:00.006+04:00</published><updated>2009-08-23T14:07:12.615+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tchétchénie'/><title type='text'>Tchétchénie: l'illusion de stabilité</title><content type='html'>Reportage publié (sous différentes formes) dans les journaux La Croix, La Presse, La Tribune/24 heures et Le Soir, le 12 août 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grozny, Tchétchénie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moins d'un mois après le meurtre de Natalia Estemirova, une autre responsable d'ONG tchétchène, Rayana Sadoulaeva, a été retrouvée assassinée avec son mari hier près de Grozny. En dépit de la levée du régime d'opération antiterroriste en a&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vril, les violences se poursuivent dans la petite république du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caucase menée d'une main de fer par le jeune président Ramzan Kadyrov. Les militants d'organisations humanitaires, eux, se demandent qui sera la prochaine victime.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ça s'est passé lundi, en plein après-midi, en plein centre-ville de Grozny. Cinq hommes sont entrés dans le bureau de « Sauvons la génération ! », une organisation humanitaire locale qui s'occupe d'enfants handicapés victimes de près de deux décennies de guerre dans cette république. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux en civil, trois en uniforme. Ils se sont présentés à Rayana Sadoulaeva, la directrice, comme « membres des forces de l'ordre », sans montrer de pièce d'identité, ni fournir de mandat d'arrestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont repartis avec la femme de 34 ans et son mari, Alik Djibraïlov. Un troisième membre de l'organisation présent dans le bureau, handicapé, n'a pas été appréhendé par les agents anonymes. C'est lui qui a tout raconté à la police et aux proches de Rayana. Il a eu le temps de mémoriser le numéro de la plaque d'immatriculation de la voiture dans laquelle ils ont été emmenés. Leurs vies n'auront pas été sauvées pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpET_BEBarI/AAAAAAAAAWQ/8Nw9mry3fFw/s1600-h/IMG_0843.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpET_BEBarI/AAAAAAAAAWQ/8Nw9mry3fFw/s320/IMG_0843.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373097803767704242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hier, au petit matin, leur voiture abandonnée était retrouvée un peu à l'extérieur de Grozny, dans le village où le couple habitait. Dans le coffre gisaient les corps de Rayana Sadoulaeva et d'Alik Djibraïlov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communauté humanitaire de Grozny est sous le choc. En moins d'un mois, elle a perdu deux de ses représentants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enlèvement et le meurtre de Natalia Estemirova, collaboratrice de l'ONG russe de défense des droits de l'homme Memorial, le 15 juillet dernier, trouvait un semblant d'explication logique. Elle était une critique acerbe des pouvoirs russe et tchétchène. Elle avait été à maintes reprises menacée et Ramzan Kadyrov la détestait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le directeur de Memorial Moscou a d'ailleurs directement accusé le président tchétchène d'être responsable du meurtre, ce que celui-ci a nié. Natalia Estemirova dénonçait notamment les exactions commises par les milices personnelles du chef de la République, surnommées les « kadyrovtsy », de plus en plus nombreuses. Particulièrement depuis la fin officielle de l'opération antiterroriste russe il y a quatre mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que Memorial suspende indéfiniment ses opérations en Tchétchénie après le meurtre de sa collaboratrice, l'organisation avait recensé quelque 80 disparitions depuis le début de l'année. C'était plus que les deux années précédentes réunies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais contrairement à Natalia Estemirova, Rayana Sadoulaeva, récipiendaire en 2006 du Prix humanitaire Madame Figaro-Oenobiol, ne s'aventurait pas sur le terrain politique. « Elle s'occupait d'enfants handicapés par la guerre et n'avait jamais fait de déclaration contre le pouvoir », souligne Zaynap Gachaeva, présidente de l'ONG Écho de la guerre. Au contraire, elle collaborait avec les autorités dans plusieurs projets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À neuf, mais pas à l'abri&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEUE3z8GeI/AAAAAAAAAWY/4z8yssovNGg/s1600-h/IMG_9892.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEUE3z8GeI/AAAAAAAAAWY/4z8yssovNGg/s320/IMG_9892.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373097904363543010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;À Grozny, les traces des combats ont presque totalement disparu. Sous les ordres du jeune Kadyrov et avec l'argent de Moscou, la capitale rasée par les bombardements russes fait aujourd'hui l'envie du reste du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais assise dans l'un des nouveaux cafés modernes de l'avenue Poutine, rebaptisée par Kadyrov en l'honneur de celui qui a déclenché le deuxième conflit en Tchétchénie, Zaynap Gachaeva s'inquiète : « Vous voyez, nous vivons maintenant dans de bonnes conditions. Les rues sont neuves, tout est beau. Mais ce genre de disparitions arrive. Nous sommes sans défense. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les travailleurs humanitaires et défenseurs des droits de l'homme à Grozny restent habituellement prudents lorsqu'ils parlent de Ramzan Kadyrov, réputé sanguin et sanguinaire. Mais pour expliquer les meurtres de Rayana Sadoulaeva et de son mari, ils semblent sincères en excluant d'emblée une implication personnelle du président et de sa milice. « Kadyrov ne veut pas de ce chaos », analyse Assiat Malsagova, présidente du Centre de maintien de la paix du Caucase du Nord. « Ce genre d'enlèvements qui font grand bruit ne sert pas du tout ses intérêts. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous couvert d'anonymat, des défenseurs des droits de l'homme accusent plutôt les « hommes à épaulettes » russes de vouloir déstabiliser à nouveau la Tchétchénie. « Une partie des militaires ne veut pas la paix. Certains vivaient du désordre en Tchétchénie, obtenaient des primes et beaucoup d'autres avantages », explique l'un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est la Russie qui a fait ça. C'est leur méthode », dit un autre membre d'ONG tchétchène, qui croit en l'implication d'agents du FSB (services secrets russes). Les autorités tchétchènes estiment de leur côté que ces meurtres ont été commis par des gens qui veulent « déstabiliser » la République, sans donner l'identité des éléments perturbateurs qu'ils accusent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre explication avancée par les humanitaires : ce serait le mari de Rayana qui aurait été visé. Alik Djibraïlov, dit « Oumar », était sorti de prison il y a un an. Ancien « boevik » (combattant rebelle), il avait purgé une peine de quatre ans pour participation à un groupe armé illégal. Deux mois après sa libération, il épousait Rayana Sadoulaeva, surnommée « Zarema ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs anciens « boevikis » qui ont bénéficié au cours des dernières années de l'amnistie offerte par Ramzan Kadyrov pour retourner à une vie paisible ont par la suite été harcelés par les autorités. Certains ont intégré les milices de Kadyrov, lui-même ancien combattant durant la première guerre, mais pas Alik Djibraïlov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, l'amnistie est terminée. Désormais, ceux qui sortiront de la forêt seront systématiquement éliminés, selon la « tradition tchétchène » prônée par Ramzan Kadyrov, et non en accord avec la justice russe à laquelle devrait en principe se conformer la République. Le président Kadyrov a décidé de mener une lutte sans merci contre les combattants rebelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lancés dans une guerre sainte contre le pouvoir tchétchène pro-russe « infidèle », ceux-ci réclament désormais la création d'un Émirat dans tout le nord du Caucase, étendant le conflit à d'autres Républiques musulmanes voisines, particulièrement l'Ingouchie et le Daguestan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours selon la « tradition tchétchène », le président a averti les familles qui aideraient ou seraient soupçonnées d'aider leurs proches boevikis que leur maison serait brûlée. De juillet 2008 à juillet 2009, Memorial a recensé 26 cas de ce genre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pire que le stalinisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un climat de peur « pire que sous le stalinisme » règne actuellement en Tchétchénie, confie une militante humanitaire. Selon elle, l'aggravation de la répression produit l'effet inverse de celui escompté. Un plus grand nombre de jeunes Tchétchènes rejoindraient la guérilla dans le but de venger leurs proches, tués en toute impunité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, Rayana Sadoulaeva et Alik Djibraïlov ont été enterrés dans leurs villages respectifs. Si ce double meurtre ne fait pas exception à la règle qui a cours en Tchétchénie, les coupables ne seront jamais jugés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;* Photo des funérailles de Rayana Sadoulaeva: Fabrice Gentile.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8208465342132321967?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8208465342132321967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8208465342132321967' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8208465342132321967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8208465342132321967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/08/tchetchenie-lillusion-de-stabilite.html' title='Tchétchénie: l&apos;illusion de stabilité'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpET_BEBarI/AAAAAAAAAWQ/8Nw9mry3fFw/s72-c/IMG_0843.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-8896483744609084719</id><published>2009-08-23T13:31:00.007+04:00</published><updated>2009-08-23T14:55:13.607+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réalités internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géorgie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ossétie du Sud'/><title type='text'>Ossétie du Sud: Un an plus tard</title><content type='html'>Reportage publié (sous différentes formes) dans les journaux La Croix, La Tribune/24 heures, Le Soir et La Presse les 7 et 8 août 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tskhinvali, Ossétie du Sud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, à la suite de plusieurs semaines d'escarmouches frontalières, l'armée géorgienne bombarde Tskhinvali, la capitale de la région sécessionniste de l'Ossétie du&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sud appuyée par M&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;oscou. Suit une confrontation éclair au cours de laquelle l'armée géorgienne sera littéralement écrasée par la force militaire russe. Un an plus tard, les traces de la guerre sont toujours présentes, sur le terrain comme dans les esprits. Tenue à bout de bras par la Russie, l'Ossétie du Sud veut maintenant croire à son avenir sous la protection de Moscou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEP9slVHHI/AAAAAAAAAV4/nqNu0YZpMDs/s1600-h/IMG_9743.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEP9slVHHI/AAAAAAAAAV4/nqNu0YZpMDs/s320/IMG_9743.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373093383043882098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans une cour d'immeubles du centre de Tskhinvali, des drapeaux sud-ossètes et russes sèchent côte à côte sur une corde à linge. « Sans les Russes, il ne resterait plus rien », lance Zemfira, assise quelques mètres plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Cette femme de 35 ans est reconnaissante à la Russie d'avoir chassé l'armée géorgienne il y a un an. Les immeubles d'habitation qui entourent la cour ont pour la plupart été frappés par les bombardements géorgiens. Aujourd'hui, les façades extérieures ont été rénovées et de nouvelles fenêtres ont été installées. « Ce sont des Tchétchènes qui ont fait le travail », souligne Evelina, l'amie de Zemfira, un peu irritée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Russes ont bien voulu financer la reconstruction de l'Ossétie du Sud, mais cela doit se faire à leurs conditions. Les grands chantiers n'ont commencé qu'il y a trois semaines, soit onze mois après le conflit. La plupart des travaux sont menés par des entreprises russes du Caucase du Nord, l'Ossétie du Sud, avec une population estimée entre 40 000 et 60 000 habitants, n'ayant qu'une main-d'oeuvre limitée. « Ils viennent avec leurs travailleurs, leurs spécialistes, et même leurs femmes pour leur préparer à manger ! », se plaint Evelina, qui, une fois le loyer payé, doit faire vivre une famille de trois enfants avec les 90 € qui restent du salaire de son mari militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que, même avant la guerre de l'été dernier, la vie n'a jamais été rose en Ossétie du Sud. « Ça fait vingt ans que nous vivons comme ça. » Les habitants de ce territoire, autrefois république autonome de la Géorgie soviétique, n'ont, par exemple, jamais eu l'eau chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi Zourab Kabisov, directeur de la commission de reconstruction, parle surtout de « construction ». Selon lui, au-delà de son indépendance politique, la petite république doit surtout se bâtir une indépendance économique. « L'Ossétie du Sud a toujours été dépendante. Durant l'époque soviétique, nos usines étaient liées à d'autres usines ailleurs en URSS. Nous n'avons jamais eu une production de biens de première nécessité. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, cet homme d'affaires moscovite d'origine ossète, revenu à Tskhinvali il y a cinq ans, croit que la république devra miser sur les petites et moyennes entreprises du secteur agroalimentaire. Pour l'instant, l'Ossétie du Sud vit aux crochets de Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEQMFghcdI/AAAAAAAAAWA/Fn96pXdZneY/s1600-h/IMG_9752.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEQMFghcdI/AAAAAAAAAWA/Fn96pXdZneY/s320/IMG_9752.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373093630252773842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En deux ans, la Russie aura investi 10 milliards de roubles (230 millions d'euros) pour les projets de reconstruction. Elle prévoit d'en dépenser autant l'an prochain. « Nous serons toujours des frères avec la Russie, c'est indiscutable, dit Zourab Kabisov. Mais nous voudrions qu'elle nous voie comme un partenaire, comme un pays qu'elle a aidé à remettre sur pied, et non comme un poids. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps, le seul souhait de Tskhinvali a été un rattachement à la Fédération de Russie. Lors d'un entretien avec votre serviteur, le président sud-ossète Édouard Kokoïty a toutefois laissé entendre que l'idée devait être abandonnée, Moscou n'ayant jamais montré d'intentions en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Oui, il y a cette volonté de notre peuple de s'unir [ls Ossètes du Nord habitent en Russie NDLR]. Mais les détails sur la forme de cette union, en prenant en compte les réalités actuelles, peuvent être multiples », a-t-il expliqué, citant l'exemple de l'Europe : « Ils ont une monnaie commune, des règlements communs, mais aucun de ces États n'a été privé de son indépendance. »&lt;br /&gt;Selon Édouard Kokoïty, la Russie n'a jamais eu l'intention d'annexer l'Ossétie du Sud, comme l'en accuse Tbilissi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tskhinvali est toutefois bien conscient de servir de pion géopolitique à la Russie contre la Géorgie pro-occidentale, souligne la journaliste d'opposition Maria Lipy. « Nous savons très bien que la Russie a combattu pour défendre ses propres intérêts. Mais heureusement, nos intérêts coïncident avec les leurs », souligne-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi l'armée russe, si elle est invisible à Tskhinvali, protège bien les frontières de l'Ossétie du Sud, rendant peu probable une autre attaque massive en provenance de Géorgie. Russes, Ossètes et Géorgiens assurent tous vouloir éviter une nouvelle guerre, et accusent l'ennemi de se prêter à des « provocations ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les incidents se sont multipliés à l'approche du premier anniversaire du conflit et le spectre d'un nouveau conflit armé a du même coup resurgi. « Même ceux qui auraient les moyens de rénover leur appartement attendent, au cas où il y aurait une nouvelle guerre », dit Zemfira, rencontrée dans la cour intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pavel, qui a combattu l'an dernier et a accompagné les troupes russes près de Gori pour « faire la peau aux Géorgiens », croit qu'une nouvelle guerre pourrait coûter cher à Tbilissi, maintenant que les Russes appuient officiellement les séparatistes. « J'espère pour eux qu'ils n'attaqueront pas encore une fois. Dans ce cas, ils perdront d'autres terres qui sont historiquement ossètes », dit Pavel, reprenant les mots du président Kokoïty, qui voudrait étendre son territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ossètes du Sud n'en veulent pas seulement à la Géorgie, mais aussi à la communauté internationale, accusée d'avoir un parti pris en faveur de Tbilissi. Un volontaire non armé rencontré à un poste frontière enrage : « Pourquoi l'Otan n'a pas donné un seul litre de lait à mon fils de 8 ans ? Toute l'aide humanitaire est allée en Géorgie ! », s'insurge l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEQcD9PrWI/AAAAAAAAAWI/F3k2YV83TNM/s1600-h/IMG_9721.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEQcD9PrWI/AAAAAAAAAWI/F3k2YV83TNM/s320/IMG_9721.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373093904714280290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Vladimir, 82 ans, habite à quelques centaines de mètres de la « frontière » géorgienne. Ce vétéran de la première guerre d'indépendance de 1991-1992 porte toujours les traces de balles géorgiennes sur son corps. Avant le conflit de l'an dernier, il allait dans les villages géorgiens voisins acheter des produits. La guerre de l'an dernier a coupé les derniers liens qui l'unissaient à la Géorgie. « Il ne sera plus jamais possible de vivre avec eux », tranche-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;INTERVIEW AVEC ÉDOUARD KOKOÏTY, PRÉSIDENT DE L'OSSÉTIE DU SUD DEPUIS DÉCEMBRE 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comptez-vous encore sur un rattachement à la Fédération de Russie, alors que Moscou ne semble pas montrer d’intérêt à cet égard?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La Russie a non seulement reconnu notre État, mais elle a créé des relations interétatiques normales avec l’Ossétie du Sud. Oui, il y a cette volonté de notre peuple de s’unir (ndlr: avec les Ossètes du Nord, qui habitent en Russie). Mais les détails de la forme de l’union, en prenant en compte les réalités actuelles, peuvent être multiples. Oui nous sommes prêts à nous intégrer avec la Russie, mais pas dans la Russie. La Russie n’a jamais eu l’intention d’annexer les territoires ossète et abkhaze.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’attendez-vous de la communauté internationale?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Malheureusement, nous remarquons que la communauté internationale n’a pas tiré de conclusions sérieuses des événements qui sont arrivés (l’an dernier). Ils auraient pu et peuvent agir sur la Géorgie. Ils peuvent arrêter de l’armer. Le plus rapidement renonceront-ils à leur approche tendancieuse et à leur double standard, le mieux ce sera.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi n’y a-t-il pas d’observateurs européens en Ossétie du Sud?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;(Avant la guerre), les représentants de l’OSCE qui remplissaient une mission concrète n’ont pas réagi aux violations du côté géorgien. Ils n’ont pas enregistré les cas de tirs ou de meurtres de nos citoyens. Ils se sont tus sur ces faits. Et les observateurs européens font la même chose aujourd’hui.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau conflit est-il possible?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Nous ne voulons pas de guerre. Nous sommes un peuple pacifique. Nous avons subi trois génocides de la part de la Géorgie. Nous appelons encore une fois l’administration géorgienne à réfléchir et à cesser ses actions provocatrices et revanchardes. Nous demandons depuis plus de quatre ans à la Géorgie de signer un accord de non-utilisation de la force (pour régler le conflit), mais elle refuse.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2291284661995194131-8896483744609084719?l=chroniquesdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/feeds/8896483744609084719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2291284661995194131&amp;postID=8896483744609084719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8896483744609084719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2291284661995194131/posts/default/8896483744609084719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesdailleurs.blogspot.com/2009/08/ossetie-du-sud-un-plus-tard.html' title='Ossétie du Sud: Un an plus tard'/><author><name>Fredotchka</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17323242799677160801</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_lJDWuN2VG0w/SpEP9slVHHI/AAAAAAAAAV4/nqNu0YZpMDs/s72-c/IMG_9743.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2291284661995194131.post-3540397442157366226</id><published>2009-07-26T21:37:00.003+04:00</published><updated>2009-07-26T21:40:30.609+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-Unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualité internationale'/><title type='text'>Obama à Moscou</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Textes publiés dans La Presse respectivement les 7 et 8 juillet, lors de la visite du président américain Barack Obama à Moscou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOSCOU CHOISIT LA COOPÉRATION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - Le pouvoir russe a décidé de laisser sa chance à Obama. Malgré plusieurs points de divergence encore en suspens entre Washington et Moscou, le président Dmitri Medvedev a choisi la coopération, faisant oublier l'atmosphère aux relents de guerre froide des dernières années de l'administration Bush&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signal fort de cette relation renouée, les présidents russe et américain se sont tout d'abord entendus sur des sujets militaires, hier. La Russie permettra le transit sur son territoire des soldats et du matériel militaire américains à destination de l'Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux pays reprendront aussi leurs exercices militaires conjoints. Ils avaient été interrompus en août dernier, après la guerre éclair entre la Russie et l'ex-république soviétique de Géorgie, désormais alliée de Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants russes ont même fermé les yeux sur la décision de Barack Obama de s'entretenir directement ce soir avec des leaders de la microscopique opposition russe, à laquelle le Kremlin fait la vie dure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le simple fait qu'Obama ait proposé cette rencontre est déjà un pas courageux de sa part", se réjouit l'ancien député de la Douma Vladimir Ryjkov, qui participera à la rencontre. "Ça veut dire qu'il ne considérera pas l'opinion du Kremlin comme celle de tous les Russes." Les prédécesseurs d'Obama n'avaient jamais osé faire un tel affront au Kremlin, note-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Ryjkov ne s'attend toutefois pas à ce que le président américain puisse faire quoi que ce soit pour aider l'opposition russe à prendre de la vigueur et proposer une alternative au tandem autoritaire Poutine-Medvedev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La rhétorique du Kremlin est depuis longtemps que tous [nos problèmes] sont causés par les États-Unis", poursuit Leonid Gozman, coprésident de Cause juste, un nouveau parti libéral d'opposition modérée. "Mais je crois que maintenant, les deux parties comprennent que l'un sans l'autre, nous n'arriverons à rien."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de s'attaquer aux enjeux mondiaux, il reste toutefois encore à Obama et à Medvedev certaines pommes de discorde bilatérales à régler. C'est le cas du bouclier antimissile en Europe de l'Est, un projet de l'administration Bush qu'Obama persiste à vouloir concrétiser, en dépit de la forte opposition de Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Medvedev a cependant perçu une ouverture de la part de son homologue hier, voyant poindre à l'horizon un "compromis possible".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Russie souhaite aussi une reconnaissance tacite par Washington de sa "sphère d'influence" en ex-URSS. Elle voudrait ainsi que le président américain prenne exemple sur l'Europe et retire son appui à une adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OBAMA FLATTE L'EGO RUSSE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lavoie, Frédérick&lt;br /&gt;Collaboration spéciale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou - En visitant Moscou, Barack Obama voulait réconcilier son pays non seulement avec le Kremlin, mais avec la Russie entière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'un de ses grands discours auxquels il a habitué la planète depuis son entrée en fonction, le président américain a notamment flatté l'ego russe en reconnaissant l'héritière de l'Union soviétique comme une "grande puissance".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Que les choses soient claires dès le départ: l'Amérique veut une Russie qui soit forte, pacifique et prospère", a lancé, hier matin, le président américain aux diplômés de la Nouvelle école économique de Moscou, qui forme une partie de l'élite russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président a bien précisé toutefois que ce n'était pas à lui à définir les intérêts nationaux de la Russie. "Mais je peux vous dire quels sont les intérêts nationaux des États-Unis et je crois que vous verrez que nous en partageons plusieurs."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maniant habilement la citation, Barack Obama a repris les mots du plus grand poète russe, Alexandre Pouchkine, tout en faisant constamment référence aux difficultés communes qu'ont connues les États-Unis et la Russie pendant toute leur histoire. Comme pour mettre les deux États sur un pied d'égalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a rappelé "qu'aucun pays dans l'histoire des batailles n'a jamais souffert autant que l'Union soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale." Une remarque qui a un fort effet en Russie, où on reproche souvent aux Alliés d'oublier le rôle de Moscou dans la victoire contre le nazisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poutine au déjeuner&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président américain a toutefois voulu freiner les ardeurs des dirigeants russes, qui lui demandaient implicitement de reconnaître l'ex-URSS comme faisant partie de leur "sphère d'influence".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'époque où les empires pouvaient traiter les États souverains comme des pièces d'un jeu d'échecs est révolue", a tranché Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a toutefois ouvert la porte à un compromis sur le bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque, l'un des dossiers bilatéraux les plus sensibles. Il a laissé entendre que si la Russie pouv
